Le crossdressing dérange les esprits, c’est une évidence! Et pourquoi donc?…
Sujet rarement évoqué, très peu médiatisé. Même entre amis ou en famille, on en parle pas, c’est même encore plus redouté que parler politique ou religion! Intéressant de savoir pourquoi… Je vous livre mon avis, et je ne prétends pas détenir la vérité.
La vérité est plus ou moins la synthèse des différents avis sur un échantillon suffisamment représentatif. Plus nous serons nombreux à donner notre avis, plus la synthèse sera pertinente… Donc merci de contribuer en réaction.
Quand on parle politique ou religion, les interlocuteurs ne sont pas des inconnus, on connaît plus où moins leurs réactions potentielles, et c’est bien pour cela qu’on ose aborder ces sujets, le risque d’un sévère envenimement de conversation étant jugé improbable. Même d’avis opposés, on peut en debattre, ces opinions n’étant pas considérées comme relevant de l’intime.
D’autres sujets de conversation sont considérés tabou dans les conversations, ce sont en partie ceux qui relèvent de l’intime ( On exclue les conversations entre partenaires sexuels bien évidemment ), ces sujets de l’intime, ce sont en majorité les sujets liés à la sexualité.
Comme dit récemment, l’activité crossdressing n’est pas en lien avec la sexualité. Elle est une activité mixte puisque le crossdressing désigne aussi bien le travestissement d’un homme en femme que d’une femme en homme…
Le crossdressing n’a pas de connotation sexuelle mais reste un sujet tabou, alors pourquoi ?
Celui qui aborderait le sujet serait déjà dans la position d’une déclaration de position. Faire une déclaration sur le crossdressing c’est déjà exposer son point de vue, et poser une question sur le sujet l’étant tout autant… Poser une question sur le crossdressing revient à poser une question piège, une question embarrassante car expliquer sa compréhension et tolérance est le risque d’être perçu comme étant un crossdresser, avec les risques encourus évoqués récemment.
Quand on est crossdresser, on est intimement convaincu de pratiquer une belle et saine activité. Le crossdresser s’estimant déjà mal considéré par la société, il ressent une position de victime, ainsi ça irait à l’encontre de ses convictions de ne pas défendre sa cause. Il aura donc une naturelle tendance à défendre l’activité.
Comment défendre le crossdressing sans paraître être un crossdresser? C’est bien le problème, qui ne devrait pas l’être. Défendre à minima, c’est paraitre être un libertaire, mais si on n’est pas connu pour un esprit libertaire, cette défense aurait connotation de coming out… A une déclaration, on peut éviter le sujet, mais à une question, on doit y répondre. A une question ouverte, on peut faire des pirouettes en répondant banalement évasivement voir bêtement… À une question fermée, ça va être très compliqué, et sans avoir le temps de la réflection, la porte de sortie rapide étant hélas de renier ses idées, se mentir à soi-même, une sorte de mensonge obligé…
L’opposant au crossdressing ne peut lancer ce sujet que s’il est absolument certain que son interlocuteur est de même opinion.
( Ne pas pratiquer le crossdressing ne signifie pas ne pas avoir envie de le faire. On pourrait avoir la folle envie de le faire et malheureusement ne pas pouvoir passer à l’acte pour des raisons matérielles. Même dans ce cas, on doit avoir envie de défendre l’activité… )
Comme il est impossible de connaître l’insondable, l’opposant au crossdressing assimilera ce sujet avec ceux relevant de l’intime et ne pourra pas l’évoquer ( s’il a un minimum de tact et politesse. Certains se permettant tout… )
Aborder le sujet est donc le devoir des crossdressers. Ce n’est que par eux, que l’activité sortira de l’ombre au bénéfice de tous. C’est à nous d’en parler…
Le re-blog est contributif et ne coûte rien…😉