Deo Cadaver, 1991

seen from United States
seen from China
seen from Russia

seen from Netherlands
seen from United States
seen from Türkiye
seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from Singapore
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from Netherlands

seen from Brazil

seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from Germany
Deo Cadaver, 1991
Deo Cadaver, 1990
Deo Cadaver - "on savait que le futur serait électronique"
Quelle réception de la part du public en général, des médias, des labels?...
Christophe «Daze» Dasen (Deo Cadaver): "En général, comme il n’y avait pas beaucoup de groupes «techno» (aujourd’hui on dirait «electro»), on était plutôt bien reçus, au mieux par des gens qui étaient déjà dans le même truc que nous, sinon au moins comme une nouveauté, au pire comme une curiosité. Deo Cadaver était très énergique, bruyant et assez dingue en concert: on se couvrait le corps d’argile vert-gris et de faux sang, parfois suspendu par des chaînes, avec des cages et des grillages sur scène munis de capteurs, des projections ou des moniteurs vidéo. On déclenchait un déluge de samples, de basslines lobotomisantes et de boîte-à-rythmes déjantées, des percussions live, et notre chanteur en particulier avait des cordes vocales indestructibles et des qualités dramatiques indéniables. Enfin, je crois. Donc je pense que nos concerts étaient plutôt appréciés!
Un aspect qui me semble essentiel pour comprendre l’époque, c’est le relatif isolement, la difficulté d’accéder à l’information et de la diffuser, dix ans avant la démocratisation d’internet…
On ne peut pas mieux dire. Isolement, incompréhension, manque quasi total d’intérêt, de soutien ou de structures. En dehors de nos parents et du milieu associatif dont nous faisions partie il n’y avait pratiquement aucun soutien. Je pense qu’à cela s’ajoute le fait que nous étions très jeunes et que nous ne connaissions rien au monde de la musique pro. Mais peut être que cela n’existe (toujours) pas en Suisse! En réalité, Internet existait déjà, les profs de l’Université s’en servaient pour leur courrier et leurs recherches. Mais on ne pensait pas à l’époque que tout le monde pourrait y avoir accès un jour. Musicalement, on pensait bien qu’un jour la musique électronique serait mieux comprise, acceptée et écoutée, mais en Suisse on n’en voyait pas encore le véritable commencement, alors que parallèlement la Belgique vivait sa révolution New Beat et l’Angleterre vivait son Summer of Ecstacy!"
Deo Cadaver - A Sakris