Toujours sur le tutoiement/vouvoiement, c'est aussi très intéressant comment le tutoiement est à la fois une marque d'intimité et d'affection quand il est consenti et une marque de mépris, et même une insulte, quand il est imposé.
Mon rabbin me tutoie, je la vouvoie : c'est consenti de ma part, elle ne me l'a pas imposé, je sais que d'autres la tutoient mais je me sens plus à l'aise avec le vouvoiement et ça ne me dérange pas d'être tutoyée, car cela montre pour moi qu'elle m'apprécie.
Un mec random me tutoie pour me crier que je suis bonne dans la rue : intolérable, insupportable, je n'ai pas demandé, on ne se connaît pas, c'est une familiarité non consentie.
Et pareil pour le vouvoiement qui peut être à la fois une marque de respect (je vouvoie un artiste que j'admire) et une façon de mettre de la distance (j'avais une collègue qui vouvoyait les profs qu'elle n'aimait pas et tutoyait les autres....)












