don’t hurt em now, ensan………
seen from China
seen from Australia
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seen from United States
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seen from United States
seen from Malaysia
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seen from Canada

seen from Bolivia
seen from China

seen from Norway
seen from Malaysia
seen from Norway
seen from United States
don’t hurt em now, ensan………
Nantes, France.
redrew an old one 🫡 ensakaza going strong
textless below the cut 🙂↕️
hey remember ensan this is him now feel old yet?
old vs new below the cut 🙂↕️
coughs flails on the ground like a fish and drops this here and then runs into the woods
unsencored below the cut!!
Nantes, France.
Atelier d’architecture en milieu rural.
“Que pensez-vous des interventions des étudiants en milieux ruraux ?
Je n’ai pas d’idées préconçues en ce qui concerne les milieux d’intervention. Le milieu urbain est une chose, les écoles d’architectures les sur valorisent sans doute un peu en ce moment. Il est à croire que, effectivement, le « hors la ville » est un point de salut urbanistique architectural et constructif. Cependant, il y a la ville que l’on connaît mais il y aussi la péri-ville, où il se passe beaucoup de chose. Il y a des zones industrielles, des zones rurales, les territoires délaissés ; ce sont, à mon avis, autant d’interrogations de lieux qui sont intéressantes.
[…]
En tant que professeur de construction, quelle vision avez-vous de l’urbanisme d’aujourd’hui ?
De l’urbanisme de demain ? Chaque fois qu’il y a eu des théories urbanistiques, elles ont engendré, la plupart du temps, des situations catastrophiques dans l’aménagement des espaces. Les dernières en date sont les théories issues de la charte d’Athènes et on ne peut pas dire que ce soit des modèles récurrents. Aujourd’hui on tente de modéliser l’urbanisme en ré-empruntant des patrons, des modèles, des paternes à la ville traditionnelle, à la rue, à la place… Mais la rue, la place ne sont pas des théories urbanistiques. Il en est fait aujourd’hui une théorie urbanistique mais elles n’ont pas été produites suite à une théorie. Je ne suis pas un philosophe du marché mais je crois qu’il y a certains domaines dans lesquels il faut laisser les choses se faire et souvent il y a des formes d’équilibre qui se créent et qui peuvent être intéressantes. Il est vrai qu’aujourd’hui la donne environnementale pèse sur toutes ces questions. Il faut probablement intégrer, sauf découverte majeure en matière de transport, le fait que la débauche de moyens mis en œuvre pour les transports, qui a conduit à l’expansion démesurée des villes, risque d’être freinée. La ville qui s’est développée depuis 50 ou 60 ans est une ville de la voiture. Il est évident qu’aujourd’hui on ne peut plus penser la voiture comme seul et unique moyen de transport. Il y a d’autres modes de déplacement qui réapparaissent. Aujourd’hui on s’aperçoit que le nec plus ultra en matière de transport, c’est le vélo. Tout le monde veut promouvoir l’utilisation du vélo. Mais le vélo ne vous permet pas de faire 50 km entre votre domicile et votre lieu de travail. Cela implique de repenser des spatialisations travail-domicile-commerces sur des plus petites échelles. J’imagine donc des choses de type graphe, des îlots urbanisés, etc. où les déplacements pourraient se faire à différentes échelles en privilégiant piétons et vélos. Mais je dois sans doute me tromper comme se sont trompés ceux qui ont prédits les choses avant. En revanche cela n’empêche pas de faire des scénarios et d’agir. Ensuite, il faut ajuster le scénario aux réalités. En ce moment, la notion de fermes urbaines se développe avec l’idée d’une certaine forme d’autosuffisance. Pour une partie des habitants il pourrait y avoir une production relocalisée. C’est peut être aussi un signal en ce qui concerne le bouleversement du rapport ville-nature, ville-agriculture. Un jardin de 100 m² permet l’autosuffisance d’une famille de quatre personnes. Il y a une forme de consommation qui peut être assurée par une production qui ne nécessite pas forcement des espaces très grands. La notion de ferme urbaine c’est l’idée qu’il est possible d’assurer une suffisance alimentaire de base qui pourrait être réglée pour tous. 500 000 personnes en France sont dans l’incapacité de se nourrir aujourd’hui… L’idée de ferme urbaine paraît donc être plus qu’un gadget.”
Jean-Claude BIGNON, enseignant à l’école d’architecture de Nancy
“Pourquoi emmener des étudiants architectes, engagés dans un champ d’expériences et de projets pédagogiques les conduisant à un diplôme d’architecte dans des communes rurales ? La question rôde, mi- étonnée, mi- critique, à la fois dans les écoles d’architecture et dans le cercle de la profession. Mais que font-ils à la campagne? Puisqu’on parle d’urbanisme et d’architecture? Est-ce bien sérieux? […]
Les problématiques qui sont les nôtres dans ces territoires ruraux sont celles qui existent ou s’annoncent (à d’autres échelles ?) dans les villes. La mobilité et la capacité à y accéder, le vieillissement de la population, le manque de diversité d’une offre de logements, la proximité des voisinages, les excès de la règle qui remplace le projet bien souvent au lieu de le permettre, les nécessités de changement d’échelle permanentes… sont des situations que l’on côtoie et expérimente de façon plus lisible, plus sensible, plus directe, plus préhensible, plus immédiate, dans nos territoires « ruraux ». […]
Le « rural » reste spécifique dans cette grande généralisation sociétale qui transforme la carte de France, en cela qu’il exacerbe les situations… parfois pour le pire (dépendance accrue à l’automobile, difficulté plus forte dans l’accès aux services, à la culture) mais également pour le meilleur (possibilité des solidarités, enjeu du sol comme terreau de production et de paysage, proximité avec les décideurs et leurs partenaires, convivialité des relations humaines professionnelles possible à maintenir…). “
Marc VERDIER, encadrant de l’atelier “hors les murs”
http://www.nancy.archi.fr/UserFiles/File/publications-ecole/ateliers-parcs-marc-verdier/plaquette-avt-2012.pdf