Reconnaître ou prendre conscience que la terre est un espace astral, qu’elle n’est qu’une portion condensée du ciel, c’est reconnaître qu’il y a de l’inhabitable, que l’espace ne pourra jamais être habité de manière définitive. On traverse, on pénètre un espace, on se mélange au monde, mais on ne pourra jamais s’y établir. Toute habitation tend à devenir inhabitable, à être ciel et non maison.
Emanuele Coccia, La Vie des plantes, Éditions Payot & Rivages, 2016











