On ne touche pas à la langue d’un peuple sans toucher aux fibres les plus profondes et les plus sensibles de son être. Déprécier la langue qui depuis des siècles a été le véhicule et l’instrument de sa pensée, de ses émotions, de ses élévations spirituelles, de sa vie religieuse, c’est s’attaquer à un trésor sacré... La question de la langue n’est pas une question d’unité nationale... Napoléon III déclarait un jour que la langue allemande étant la langue maternelle d’un si grand nombre de Français elle avait droit, elle aussi, au statut de langue nationale...
Chanoine Eugène Muller
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