Cartel diseñado para el evento de presentación de las novelas "Resquicios" de Mariano Zurdo y "Memorias del cementerio" de José Naveiras

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Cartel diseñado para el evento de presentación de las novelas "Resquicios" de Mariano Zurdo y "Memorias del cementerio" de José Naveiras
Evohe Skincare
If you really want to achieve that healthy, glowing look, then get your cleanser from the cruelty-free Evohe skin care line, for nurtured and hydrated skin. https://www.jimbeamracing.com.au/evohe-get-glowing-skin-with-the-power-of-natural-luxurious-and-sustainable-skincare/
Un soir sur la plage. #rincóndelavictoria #evohe #Andalucía https://chrisange-photos.simdif.com/page-815960.html (à Evohé) https://www.instagram.com/p/B2U86IZivFX/?igshid=1giz8jzifodjp
The gift my skin wanted
I’ve used a lot of different skin care products over the years. Expensive and cheap, I’ve had my fair share. One night while attending the Create Live Grow Soul Family retreat we had the pleasure of meeting Meg, the owner of Evohe Skincare. Her story was inspirational in itself. Meg ran a nurture circle for us ladies, where we tried different products and participated in some self-love. One of…
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Ahhh o frio trazendo a elegância novamente para nossas vidas 💞💞💞 #social #frio #outono #winter2017 #evohe
E hoje é dia de agradecer tudo oque foi feito e colhido na última roda. Dia de celebrar as conquistas mesmo que pequenas e de fazer aquele jantar especial e sentir o quanto nos superamos nas lutas do último ano. Seja grato aos Deuses pelos caminhos alcançados , as guerras vencidas, as lições aprendidas e ao fato de conquistar aquilo que lhe pareceu impossível e mesmo assim você lutou e conquistou. #bessedbe #evohe #bençao #agradecimento #honra #luta
# 60 - “...droit vers la hauteur”
Montagnes : énormes mouvements incarnés, pures manifestations de la violence terrestre... Sursauts, rehauts, rires figés juste avant de disparaître... Grandeur faite chair... Comment ne pas être comme étouffé de beauté devant l’énormité rayonnante d’une chaîne comme celle des Alpes, devant la magnificence du Mont-Blanc, de ses crêtes toujours enneigées, de la puissance retenue de ses glaciers d’un bleu lacté ? Comment avons-nous pu considérer qu’il nous était permis d’en creuser les entrailles pour y faire un tunnel – et d’en monnayer l’accès ? Sans doute faut-il n’avoir ni dieu ni maître, sans doute fallait-il, et faudrait-il encore davantage, nous affranchir des prisons et des stérilisations de l’esprit que nous imposent les religions, plus violemment encore que les états ; mais nous couper à ce point de la force forte du monde quand il s’exclame purement, être si sûrs de nous, être si forts d’orgueil et de bêtise que nous nous imaginions autorisés à faire n’importe quoi, déconsidérer qu’il puisse y avoir du numineux dans ce qui nous entoure, et qu’il nous faille nous faire tout petit face à cet énorme Tout – quelle tristesse, quel crime... Que les œuvres des hommes nous aient oppressés et qu’il soit souhaitable de nous en défaire – bien sûr ! Mais que rien ne vaille, que tout puisse être foulé, écrasé et méprisé – non.
Mâle ou femelle, une chose qui nous dépasse, une divinité a pris la forme du Mont Blanc ; et, mâle ou femelle, chaque mont est le corps d’une chose divine, d’un chose dépassante... Flanc de roche à nu, zones d’éboulis tranchées de torrents, pentes plus douces plantées de pin (résine merveilleusement odorante) ; et ces crânes pelés, découpés de dents acérées sur lesquels les nuages se déchirent... Il y a des “dieux” partout, ici, des petits et des grands, des mâles et des femelles – qui rôdent et courent et caracolent, qui grondent et hurlent et rient, à peine repoussés par la présence des hommes (réduite, de toute façon, à de petits villages reliés par d’étroites routes). Certains, sous la forme de chevreuils couronnés de feuilles, sont même si bien disposés à notre égard qu’ils nous visitent au cours d’une randonnée, et au lieu de s’enfuir, nous regardent d’un œil noir et doux d’animal curieux. “PAN”, le Tout quand il bande, souffle dans ses cornes, et rit de nous voir tant peiner pour gravir ; Parvatî-Shiva détruit perpétuellement, généreux/se, ce qu’(il)le crée ; Dionysos met dans le cœur des pierres des envies cannibales, et fait voler des papillons... Et l’on monte encore, transporté par ce quelque chose impossible à nommer, appelé par le son, la magnifique musique qui sourd des sommets. On laisse derrière soi les forêts sèches et l’on entre dans les alpages où mille fleurs poussent – blanches, jaunes, mauves, où le vert est très tendre, et où rien ne nous sépare plus du ciel ouvert devant nous immense et pur, et l’on continue d’avancer : le sommet est encore loin. L’air se rafraîchit, le vent s’oppose à nous – mais calmement, comme par espièglerie, sans mauvaise intention, avec la même joie qui lui fait agiter les clochettes des fleurs. Les cailloux glissent sous nos semelles, il faut franchir des rus. En contrebas, au fond de la combe, les eaux de retenue sont encore claires, d’un bleu magnifique, turquoise-émeraude pâle – malgré les immenses cumulus qui occultent désormais les pics adverses, côté sud. Et l’orage nous tombera dessus quelques minutes après que nous ayons atteint ce petit lac translucide, niché dans un cirque rocailleux, au milieu des tas de neige qui ne fondent pas, même en juillet ; un orage comme une grimace courroucée et un ultime pied de nez : pluie de petits grêlons coupant comme des tessons de silex. Alors, aussi vite que nos jambes fatiguées nous le permettront, nous fuirons ces hauteurs désertes, effrayés pour nos vies, et les dieux de la montagne, une dernière fois, se moqueront de nous : à mi chemin de la vallée, au loin, un moment de soleil déchirera le ciel de plomb, et des rayons dorés tomberont sur un glacier. Oh, Pure Merveille !
Il règne ici une étrange tranquillité inquiète : quand leurs frères des vallées étalent sans retenue leurs champs de blés sous le soleil puissant, et sculptent les déclivités pour y planter des vignes, et hissent toujours plus haut leurs tours, les gens d’ici vivent humbles, doucement. Peut-être, écrasés qu’ils sont par toutes ces roches dressées et ces nuages compactés, y sont-ils forcés. Peut-être est-ce parce qu’ils habitent plus près du ciel. Peut-être est-ce parce qu’ils savent que tout peut basculer d’un instant à l’autre : qu’un sommet peut se détacher et s’abattre sur eux. Ou peut-être, au contraire, est-ce cette Beauté évidente, numineuse mais lumineuse, au sein de laquelle ils coulent leurs jours, qui les rend si patients, silencieux, et hospitaliers : on ne vit pas intact au contact d’un tel Tout, on est forcé de se mettre au diapason. Ici, on vous accueille, on parle votre langue, on veut votre amitié, votre confort, votre repos ; on vous demande si tout va bien, on remplit votre verre, on vous ressert du risotto, généreusement, copieusement. Les petits clochers sonnent pour marquer les heures, et les quarts entre, jusqu’à ce que la nuit tombe. Et l’on vous souhaite le sommeil bon.
Oh, gravir, se hisser – mais à la force de ses jambes, en tirant sur ses cuisses, ses genoux, ses mollets : monter si haut, ainsi, transforme : rabaisse et élève à la fois. A mesure que l’on monte, on sent fleurir en soi le même élan, la même poussée qui a soulevé ces masses de roches, dressé ces pics, formé ces monts. On devient masse et tout petit, on re-bouillonne, on se reconnecte : Ascension, ascension ! On revient au principe, au pur, à l’essentiel : ÉVOHÉ !
Oh, Monts, faces/formes écrasantes, danger : chaque glissée, même figée et recouverte d’herbe, rappelle à quel point nous sommes exposés, infimes, combien notre existence est précaire, menacée. Et pourtant : oh, Montagnes, pentes et sommets, sources cristallines auxquelles appliquer sa bouche et boire, odeurs des plantes, sève et pollens, couleurs, lait : accueil aux bras grands ouverts, pureté du don permanent, beauté bleue et gratuite, ne demandant qu’à s’offrir !
... Matin brûlant. Ciel lavé où tournoie un rapace, où paissent des nuages placides. Roches noires dans l’ombre, pentes vert cru, falaises grises, zones de neiges éternelles : taches blanches... Crissements des sauterelles et des criquets dans les pelouses sèches... Tuiles de pierre chauffées par le soleil... Au loin aboie un chien... Et les amis reviennent... Il est temps de redescendre... “Droit vers la vallée...”
(25 juillet 2016 – Val d’Aoste – A mes trois camarades.)
Et derrière est l’été, orageux quand il faut – mais lumière et chaleur, invitant au partage : L’arbre joue à jaillir quand il trouve son sol ! Le blé rit de roussir quand il s’ouvre au soleil ! L’oiseau aime la branche et y tresse son nid ! Sur le quartz le rayon se souvient qu’il est corps ! Une fleur devient miel dès qu’y tombe une abeille ! Le lierre aime le tronc ! Le vin coule du fruit ! Le bois ouvre le roc et le roc le reçoit ! Le pluie aime le sec ! Le sec aime la pluie ! Tout est beau de s’unir, de célébrer ses noces, avec l’inverse en face, avec qui nous complète : Le mercure et le soufre, et le sable et la mer, La montagne et la brume, et le sucre et le sel, Le soleil et la lune, et le Vert et le Rouge ! Evohé ! EVOHE ! Il est temps de s’ouvrir et d’atteindre cet autre à portée de nos doigts, attendant qu’on l’accueille : Deux êtres se croisant demeureront entiers en dépit des frimas, des aléas retors, tant qu’une même envie, qu’une même poussée les nourrira et les liera – qu’ils s’aileront !
T.T.d.F. - Invocation à Dionysos (Cantique pour les noces d’A. & B.) - extrait.