J'aime ça, je l'avoue
À l’approche du printemps et des jours plus doux, ressurgit chez moi le désir de porter des camisoles un peu moulantes, sans soutif, dans des tons clairs, juste pour voir la mine de ces messieurs aux yeux soudain plus attentifs, le cœur battant déjà plus vite, rougissant un peu quelquefois, quand ils me croisent en marchant dans la rue.
Je l’avoue : j’aime me montrer. Laisser un regard s’aventurer un instant dans mon décolleté plongeant quand je trouve un prétexte pour me pencher un peu trop, à moitié par exprès... J’aime jouer de transparence dans mes choix de lingerie ou de chemisiers. Porter quelquefois des jupes un peu courtes ou qui volent facilement au moindre coup de vent. Mon corps n’est peut-être pas celui des modèles photoshoppées des magazines, mais je l’accepte comme il est. Et j’aime le regarder dans la glace au sortir de la douche. À ma manière, je suis plutôt jolie, je pense. Je n’aime pas trop échanger des photos de nu avec des étrangers. Par contre, oui : j’aime me montrer, que mes courbes soient contemplées par une personne de confiance, qui sait apprécier la sensualité du corps, ses merveilles, sa vérité. Quelqu’un qui observera ma nudité, même partielle, même juste entrevue en transparence, ou plus impudique quelquefois, la recevant comme une offrande pour les yeux, un cadeau pour les sens, le plus agréable des stimulants pour l’esprit. Quelqu’un qui me regardera, fasciné, comme sous l’emprise d’une captivante œuvre d’art. Sans arriver à détourner les yeux. Rivés sur la beauté. Bercés d’élégance, d’érotisme et de sincérité. Oh la la… Ça m’excite rien que d’y penser ! Pas de doute, si les circonstances s’y prêtent, j’aime me montrer. Surtout en présence d’une personne ouverte d’esprit, qui sait me mettre à l’aise, qui sait apprécier cette chance d’un dévoilement sensuel qui s’aventure un moment à prendre sa vue pour confident.
Voilà. C’est dit. J'aime ça. Et le printemps s'en vient...












