Blue Chloé, acrylic painting on canvas.
Inspired by the german expressionist film The Cabinet of Dr. Caligari (1920). I recommend watching it it's really good!
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Blue Chloé, acrylic painting on canvas.
Inspired by the german expressionist film The Cabinet of Dr. Caligari (1920). I recommend watching it it's really good!
Le Cabinet du Dr Caligari / 1920 / Robert Wiene
Cesare, "Das Cabinet des Dr. Caligari". Robert Wiene. (1920)
Loren Darith
It was like speaking with a ghost. Her skin reflected the moon light, and the red lipstick she wore vanished in a tone of grey, under the pale wind coming by. Sa main s'est posée sur mon bras, and I flinched like I always do. Et soudain, plus rien. Plus de peur, ni d'envie; ni soucis, ni d'éclat. Que le vide qui nous attache tout un chacun. Lauren, comme la poussière d'une urne funeste qui se pose sur un veston neuf. Lauren et son tailleur noir, sa chair d'une lueur morbide. Sous ses ongles vernis de blanc transparent, ses doigts ont touché le dos de ma main, alors qu'elle murmurait à mon oreille le râle de la mort.
L'envie de pleurer qui me tenaillait depuis plus d'un mois s'est évaporée en un désert de sentiment, submergé dans l'obscurité la plus totale. Ni colère, ni peur, il ne restait qu'une plainte lointaine. Je savais que quelqu'un, quelque part, venait de s'enlever la vie, et je ne ressentais plus rien. L'empathie la plus petite m'avait quitté. Des immeubles démolis, des jardins rasés par les flammes, une odeur de souffre à travers le parc. Tout n'était que désolation, après son contact. La discussion à laquelle nous participions avec des amis s'était transformée en un puits intérieur sans fond. En moi se creusait un tunnel de neige cristallisée. Je réalisai sans douleur aucune le fait que l'enfer était d'une froideur intoxicante. Loren, ses perles noires aux lobes d'oreilles, comme pour cacher une cicatrice, une morsure de corbeau, qu'en sais-je... Son fard à paupières lavande, sa peau parfaitement lisse, sculptée à même les os. Les yeux caressant ma nonchalance. Loren Darith et ses deux tours noires de jambes enroulées dans une robe de lin, un soir d'été.
Elle siffle un air de quatre ou cinq notes. Un air qui s'accompagne d'un vent digne d'octobre, lorsque les chiens rentrent battant, trempés par l'orage grinçant, les jeunes filles qui pleurent après un film d'horreur dans lequel n'apparaît jamais le tueur, l'homme qui git dans son lit après le coït, la gorge tranchée. Là où le désespoir entre sans frapper, juste en se glissant sous les portes de la chambre. Et on s'accroche à une peluche, un éléphant à la peau verte et les yeux ensanglantés, la trompe étirée d'un mètre, pour faire croire que le mal est passé. Finalement, oublier la peur de la mort, et juste sentir son gouffre lorsqu'elle pose ses doigts glacés sur votre main.
And then fall.