Uplace est tout ce que la Flandre ne doit pas être L’un des jeunes intellectuels flamands les plus en vue, Jonathan Holslag, doctorant de la VUB et membre de la Trilatérale des jeunes – et donc rien d’un nouveau Tsipras – a envoyé un « scud » de belle dimension depuis le Morgen, titré « Uplace is alles wat Vlaanderen niet moet zijn » L’article démarre en fanfare :« Mais jusqu’où le nationalisme flamand peut-il tomber ? » en disant oui à un morceau de « mégalomanie immobilière » qui « déclare la guerre aux villes attirantes, à une économie locale forte et à une ambition qui peuvent faire la différence par la qualité et l’identité de la marque Flandre dans un monde compétitif ». L’auteur de Kracht van het paradijs – qui traite de la manière dont l’Europe peut survivre au siècle asiatique –, estime que les villes flamandes devraient être choyées car elles sont à l’origine de produits, d’une mode, d’un design, qui peuvent installer la marque Flandre comme un symbole de qualité. « Que veut-on ? » , accuse-t-il, que le port d’Anvers serve de porte d’entrée à des produits asiatiques et d’où repartiraient des containers vides ? La chute de l’article est assassine : « Je ne crois pas à l’impuissance du politique. Mais alors nous avons besoin de leaders conscientisés, des Messieurs, pas des petits mecs en costume qui laissent tomber leurs principes à la vue d’un paquet de fric ou d’un conseil d’administration. Uplace est un petit « Eperons d’or » économique sur le viaduc de Vilvorde. (…) C’est une offre au rabais avec le soutien d’un parti (qui compte 4 ministres au gouvernement et 43 sièges au parlement flamand, NDLR) qui a laissé tomber l’ambition d’un nationalisme positif pour un nationalisme d’apparence. » Extrait de "Ouh qu’il est vilain, ce Uplace" dans Le Soir.
Tout ce que la Wallonie ne doit pas être. A Louvain-la-Neuve, un mini-Uplace est en préparation avec le projet de la double extension du centre commercial de l’Esplanade Pas persuadé que les habitants des quartiers environnants rêvent de cette Esplanade Bis. Mais bien de plus de logements moyens à des prix abordables, de crèches et d’espaces verts.











