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Stamattina ho scoperto che In Norvegia, ad Oslo, si tiene la FailCon, la conferenza annuale dell’insuccesso. Se per insuccesso intendiamo anche quello di non raggiungere il telecomando perché è rimasto sul tavolo... be’, mi ci faccio l’abbonamento.
Un an déjà !
Ce 22 novembre, j’ai eu la chance d’être invité au startup Week end de Toulon, deuxième saison, pour animer une failcon (ou conférence sur l’échec en bon français) en ouverture des festivités du vendredi soir. Quoi de mieux que de remonter sur la scène d’un startup Weekend pour fêter une année hors du commun ? Bilan sur ces 365 journées riches en apprentissages et rencontres.
Fin 2014, lorsque je suis monté sur l’estrade pour présenter le pitch final de notre projet GURU (un projet visant à exploiter les ressources inutilisées des ordinateurs pour alléger la charge des datacenters et ainsi réaliser des économies de CO²), j’avais certes le trac, mais au fond de moi brûlait une ambition folle, celle de porter un projet unique, véritablement révolutionnaire, à la croisée des chemins entre l’univers passionnant de la high-tech et celui des préoccupations environnementales si prégnantes aujourd’hui et chères à mon cœur de père de famille. Le tout matiné de cet état d’esprit dynamique de startup, celui de la génération Y, porteuse d’une énergie incroyable et d’espoirs de changements au travers de communautés globales, inspirantes et inspirées... bref, cela ne pouvait qu’être le merveilleux tremplin vers le succès... ou pas !
Nous avions réussi un joli coup de poker en embarquant dans notre team un des mentors, et pas des moindres, puisqu’il s’agissait d’un investisseur californien ne cachant pas ses ambitions de créer un accélérateur dans la région. Très intéressé par le potentiel de notre projet, tant que par notre équipe, nous lui avons donc “sauté dessus” pour qu’il enregistre la voix off de notre vidéo de présentation que voici...
La classe, non ? C’est donc gonflé par la confiance en moi, l’orgueil et la certitude de tirer mon épingle du jeu que je suis monté sur scène pour pitcher le projet GURU. Je ne crois pas trop m’avancer en prétendant que ce projet a globalement reçu un bon - voire un excellent accueil chez nos amis startupers, vous savez, ceux de la génération Y, qui loin d’avoir peur du changement l’appellent même de leur vœux... Oui mais alors de l’autre côté, l’accueil a été loin, très loin d’être le même... l’avis du jury nous a fait l’effet d’une véritable douche froide !
“Et la sécurité dans tout ça ?”
Durant le WE nous devions arbitrer entre une solution orientée BIG DATA et une alternative orientée streaming. Quand on est une startup, on se doit de faire les choses les plus simples pour tester son marché, c’est ce qu’on appelle le MVP (pour Minimum Viable Product autrement dit le produit viable à minima). Pour cette fois, nous avons opté pour le Big Data, un marché considérable, en croissance ou encore beaucoup de choses restent à défricher. Ce potentiel nous a paru à la hauteur de nos ambitions disruptives... et puis côté calcul distribué il y a avait des précédents... de quoi rassurer, pensions nous.
Le jury était essentiellement composé de banquiers et de comptables, non que j’ai une aversion particulière pour ces métiers d’un temps pour moi révolu (en fait si, mais passons). Le principal argument qu’on nous a opposé était celui-de la sécurité. Comment expliquer à ces messieurs qu’à ses débuts l’internet était un espace de liberté, et que les différentes règles et couches successives de protocoles s’y sont agrégées avec le temps ? Pas de SSH ni de HTTPS aux débuts de l’internet... Comment leur faire comprendre qu’en 54 H nous avions donné le meilleur de nous même et que notre CTO, alors architecte applicatif dans le secteur bancaire était plus que quiconque l’homme de la situation ? Bref c’est avec un goût amer que nous sommes rentrés chez nous ce dimanche soir... un goût amer, mais pas suffisamment fort pour masquer la saveur délicieuse de ce moment unique, d’une intensité rare... en fait sortir vivant d’un startup Weekend, c’est un peu comme changer de niveau dans un jeu vidéo.
“Vous n’avez aucune crédibilité”
Une fois la déception passée nous sommes rentrés dans le vrai monde, celui des concours, des dossiers à remplir, de la recherche de financements... en tout nous en avons rempli 18 en une année, soit 1 et demi par mois. Problème ces dossiers ont tous un formalisme subtilement différent, rendant impossible le bon vieux copier-coller... que de temps perdu ! Très peu ont débouché sur du concret, et quand c’était le cas, nous n’avions droit qu’à quelques miettes (mieux que rien, mais pas super pour autant). ET puis il y a les passages devant les jurys, les commissions... à chaque fois j’avais l’impression de me retrouver devant le même profil de décideurs... des gens pour qui l’idée même de changer le monde est l’expression d’un dangereux esprit rebelle... le monde ils l’ont arpenté, ils ont joui de ses injustices, et ne craignent rien tant que ceux qui viennent leur vendre autre chose que du status quo... oui, je sais, je suis pas content. Mais je suis légitime, c’est moi qui porte le projet et qui avec mes associés assume la prise de risque. Pas eux !
Parmi les arguments que l’on a entendu, certains méritent de figurer dans notre best of, et avec le recul, c’est avec une certaine délectation que nous les partageons :
Vous n’avez aucune crédibilité
Vous vous attaquez à une chaîne de valeur déjà en place
Il n’y a pas de marché
Il y a trop de concurrents
Il n’y a pas de marché ET il y a trop de concurrents (LOL)
Ca existe déjà
Ca ne marche pas
C’est compliqué
Y’a un truc qui me chiffonne... mais je sais pas quoi !
Nous avons eu des dizaines d’occasions de nous casser les dents, de nous heurter à l’incompréhension des jurys, des structures d’accompagnement et d’aide à l’innovation... aujourd’hui nous n’en voulons pas aux personnes, c’est plutôt le système que nous avons dans le viseur. Un système qui au lieu d’encourager les initiatives telles que la notre, en prenant le risque de les soutenir, préfère mettre en avant des projets plus consensuels, moins disruptifs... bref, du déjà-vu.
Et encore, je pourrais longuement m’étendre sur le fait qu’en cette année de COP21, la promesse d’une solution capable -uniquement en déployant quelques lignes de code- d’économiser entre 40% et 60% du CO² émis par internet (soit 1% du CO² mondial... une broutille), ne soit pas immédiatement portée au pinacle, tant par les politiques, que par les médias aurait tout d’un paradoxe...WTF ?
Heureusement nous avons trouvé la force de nous relever après chacun de ces échecs, et faisons de notre mieux pour en tirer les leçons. Au bout d’un an, nous avons des partenariats institutionnels (Technopôle de l’environnement, Provence Promotion), sommes accélérés par P Factory et avons le soutient matériel d’un acteur majeur : Jaguar Networks. Bref, nous ne sommes plus seuls... et peut-être qu’à force de persévérance nous finirons par gagner ?
La présentation sur slideshare
La conférence en intégralité + les questions du public :
FailCon
Cassandra Phillipps started a one-day conference called FailCon, these series of conferences aimed to destigmatize failure in the startup world but not celebrate them. In this article Cassandra talks about how failure comes in many different forms, she then prepares for those possible scenarios. There is a lot of useful information for any startup in the article, a highly suggested read!
RICC was a dangerous failure of management
Cross-posted from Lady Cels.
This past weekend I went to Rhode Island Comic Con. It was my first time attending the event in Providence and from what I'd heard from other cosplayers I went into the event with high expectations.
RICC quickly dashed those expectations.
The floor was at times packed worse than sardines. The layout was poorly organized and their was no line control at all Saturday (and minimal line control Sunday). It was a fire hazard waiting to happen. My friend and I spent part of the morning talking about how it was only a matter of time before the Fire Marshall would have an aneurysm and shut this place down.
Lo and behold, that happened not two hours later.
We got lucky. Thankfully we'd overheard what was happening with the door situation. People who were leaving for lunch were being barred from re-entry. So we camped out and didn't leave the convention center. But the more we talked to people, the larger the scope of the problem became. People who'd paid more to get in, staff, vendors, and even guests were being locked out. It was a disaster.
As someone who has in the past seen the other side of organizing a convention, this is inexcusable. I've been reading the RICC facebook page's responses to attendees, and to try and treat a comic convention as a trade show with "capacity turnover" is a HUGE mistake. It shows that the organizers really have no idea what sort of event they are running. Comic Cons are NOT trade shows, and do not share any of the same attendee behavior. People frequently want to stay for the whole show. Even to the point where when the event closes you still have to kick people out because they don't want to leave.
Another huge error in judgement has been their PR and Social Media team's response to the criticism and feedback that was pouring in as early as Friday night. Their first big mistake was trying to control the page by deleting comments. This is something you NEVER can do on social media. Deleting comments implies censorship regardless of their reason for doing so and while only incite the mob. The also tried multiple times to shift the blame, as well as get defensive to people's criticism. Instead, they should have released an unreserved apology taking full responsibility and not trying to shift the blame, regardless if it was anyone else's fault. This should then be followed by details about what they plan to do to fix or alleviate the problems, whether it be refunds, vouchers, or new plans for the following year. RICC's PR team did and continues to do none of this which leads me to believe that they've just about given up trying to salvage the event.
Sorry for the huge wall of text guys. But suffice to say, I will more than likely not be visiting RICC again in the future unless it undergoes nothing short of a complete overhaul.
#Ricc #ricomicconfail2014
I had to make a Dashcon meme featuring that infamous ball pit and our favorite internet cat.
goddamn, I snorted so very unattractively at that text post}}
DASHCON IS BEST JOKE