Les vicissitudes d'un lecteur.
Il y a des moments où tu veux lire, absolument lire. Parce que tu es dans une certaine période, une certaine ambiance qui te donne envie de replonger dans un genre littéraire, ou simplement un livre en particulier. Comme un sentiment de douce familiarité qu'il te faut subitement retrouver.
Je relisais donc encore une fois le premier tome de Altered Carbon de Richard Morgan, surtout parce que j'avais enfin réussi à mettre la main sur les deux tomes suivants et qu'ils n'avaient malheureusement pas fait long.
Et là, après 100 pages, en pleine intrigue, je fais un saut dans une librairie où j'ai l'habitude de jeter un oeil sur le présentoir des nouveautés et, si cela ne donne rien, un autre œil à l'étage réservé à mon auteur préféré depuis longtemps: Arturo Pérez-Reverte.
C'est une habitude. J'aime tellement cet auteur que je ne peux m'empêcher d'acquérir sans réfléchir tout ce qu'il écrit. J'ai même des livres de lui encore non traduits, juste parce que je ne pouvais pas me résoudre à ne jamais avoir une version française. Il me les fallait, quitte à ça qu'un jour j'apprene suffisamment d'espagnol pour pouvoir les lire.
Bref, donc. Ce jour là, j'ai jeté un œil vaguement attentif aux nouveautés, n'espérant pas grand chose. De toute façon, j'étais déjà bien re-plongé dans la verve fantastique de Richard Morgan. Mais oh ! surprise, voilà le nom d'Arturo Pérez-Reverte en lettres d'or sur une couverture inconnue...
Exit donc (pour le moment) Richard Morgan, avant même que je n'aie le temps de réfléchir je ressortais de cette librairie avec Eva, deuxième tome d'une nouvelle série de mon auteur adoré.
Je laisse donc Takeshi Kovacs en plein début d'enquête pour rejoindre Falcó et Eva dans une nouvelle histoire d'espionnage en pleine guerre civile espagnole.
Je mets temporairement de côté la science-fiction, le cyber-punk, pour le roman historique d'espionnage. Je retrouve temporairement mon amour de jeunesse.













