est-ce que je sais encore écrire ?
Hi there (like you were a thousand of persons reading me).Â
Je me rappelle plus trĂšs bien de la derniĂšre fois que jâai pris le temps dâĂ©crire ici. Mais câest classique chez moi : tout est assez cyclique, mon amour pour mon blog dure quelques mois. Puis je le dĂ©laisse pour mieux revenir plus tard, faut croire.Â
Et comme Ă chaque fois, il y a une multitude de choses qui ont changĂ©. Et dâautres pas du tout.Â
Je suis toujours aussi insĂ©cure par rapport Ă mon avenir, par rapport Ă ce que je vais devenir, par rapport aux relations avec les gens autour de moi. Mais jâai appris Ă me respecter, Ă assumer qui je suis & ce que je fais. Jâai appris Ă me dresser en mon nom propre. I mean, i donât know nothing more valuable than this.
Sinon, lâhiver me dĂ©becte et me donne envie de hurler. PremiĂšre annĂ©e que je trouve cela aussi difficile Ă vivre ... le soleil me manque, mon coeur a dĂ©finitivement besoin de brĂ»ler. Bien plus fort que ça.Â
Les miens me manquent immensĂ©ment. Toujours cette mĂȘme rengaine, je sais. La plupart du temps, on finit par se persuader quâon est habituĂ© Ă vivre loin de ceux quâon aime. Mais on ne sâhabitue jamais vraiment. Le coeur est vide la moitiĂ© du temps. Ce serait mentir que de dire tout ce que jâai, ici, suffit Ă me combler. Plus jâavance, plus jây pense. Vivre loin des siens est un dĂ©chirement de lâĂąme qui ne se rĂ©pare jamais vraiment. On nâest plus jamais entier, on est nous-mĂȘme, mais avec du vide. Beaucoup de vide qui parfois sait se taire, mais souvent aspire.Â
A part ça, je suis toujours aussi surprise par la capacitĂ© de lâĂȘtre humain Ă en dĂ©tester un autre. La capacitĂ© dâun ĂȘtre humain Ă en dĂ©grader volontairement un autre aussi. Les gens ne finiront jamais de me surprendre. Câest Ă celui qui donnera le plus de coups. Je suis de ceux qui prennent, ne disent souvent rien mais rendent au moment oĂč vous vous y attendez le moins.Â
Un jour, peut-ĂȘtre, on devra arrĂȘter de se battre pour vivre.
Un jour.
Peut-ĂȘtre.
En attendant, je garde les poings fermĂ©s. Jâen oublie de les ouvrir, de tendre la main aux gens. On mâa reprochĂ© de pas accepter lâamour. Et je nâai pas su quoi rĂ©pondre. Peut-ĂȘtre que câest vrai, peut-ĂȘtre que je suis pas prĂȘte pour revivre ça. Je brise des rĂȘves et des coeurs, sans le vouloir. Mais câest un peu les seuls moments oĂč jâai lâimpression que ma volontĂ© est respectĂ©e.Â
Certains sont encore lĂ , Ă©gaux Ă eux-mĂȘme. Forts, brillants, courageux, attachants, bref mieux que vous. & ils me tiennent. Ils me rendent forte, ils me font rire, ils me font mal au ventre, parfois mal au coeur, ils me mettent en face dâun miroir et mâapprennent, jour aprĂšs jour, Ă mâaimer. Alors merci Ă eux (une Ă©niĂšme fois) de me tenir Ă bout de bras comme ils le font.Â
A lâheure oĂč jâĂ©cris, il ne reste plus que 3h avant que je retrouve Amine, Alice, GĂ©gĂ© & jâai le coeur qui danse, danse, danse.Â
Parfois les mauvaises habitudes du passĂ© refont surface & elles sont dures Ă ignorer ...Â
Mais ils sont lĂ , eux, et câest tout ce qui compte.
blurry me, état mental OK, @FratésColoc, sept 17