"Bagues d'Aïe" portées par les Arlésiennes en verre filé surmontées d'un rat, traditionnellement offertes par un jeune garçon à sa "fiancée" en gage d'amour et qui lorsqu'elles se brisaient rompaient le voeu, à moins qu'une "vraie" bague de fiançailles vienne la remplacer alors au doigt de la jeune fille (jusqu'au milieu du XIXe). Reconstitions par le verrier Florian Harling de l'atelier Flowverglass. "Les Bagues d’Aïe" poème de Vette de Fonclare dédié à la ville de Beaucaire (2010) : A Beaucaire autrefois les amoureux offraient A l’élue de leur coeur une bague de verre ; Pauvres petits anneaux fragiles, surmontés D’une souris carmin ! Un cadeau de misère Pour dire à la donzelle que, si on l’aimait, On savait que l’amour était chose fragile. La souris était preuve de timidité, Mais les pauvres benêts croyaient en leur idylle ! Au bout de quelque temps la bague se brisait, Arrachant à l’élue un hoquet de douleur : « Bague d’aïe », disait-on. L’anneau avait cédé ; L’amour venait encor de fracasser un coeur…



















