Conte et merveilles
Spectre lumineux
La Lune se lève plus lentement l’été
Le Soleil ne se couche pas plus tôt pour autant
Si bien,
Que le ciel Toulousain reste sans astre
Pendant bien quelques heures
Pas de lumière en ciel
Rien pour adoucir la nuit
Sauf peut-être,
Sur le bord de la Garonne
Une Grande Roue
Tournoyant ses loupiotes
Régente du crépuscule
Essayant tant bien que mal
De remplacer la Lune
De rouille et d’eau,
Si faible l’argent de ses lumières
Si belle sa dévotion au ciel
Et le satellite paresseux reprend sa course
Douce sa frimousse
Face à l’électrique fée
Qui cherche à lui succéder








