L'Anse-à-Beaufils, rang d’Irlande, Gaspésie, Québec, années 1940
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L'Anse-à-Beaufils, rang d’Irlande, Gaspésie, Québec, années 1940
Une vie entière en 1mn
👶 ... 🧒 ... 👩❤️👨 ...👨 ...🧓
Source: Rart
👋 Bel après-midi
Nos folies, c’est cette petite part d’enfance qui survit encore en nous…
V. H. SCORP
source : @cheminer-poesie-cressant
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Ne perds pas ton matin, mon enfant, ne perds pas ton matin, souffle amorti offert à la nature. Garde son geste et sa ferveur, sa verve et sa mesure, sa main d’ami féconde. Garde-le au fond de ta poche comme ce caillou que tu gardes sans savoir pourquoi. Garde-le comme un refrain, un retour ailé, sans racine.
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Don’t lose your morning, my child, don’t lose your morning, a softened breath offered to nature. Keep its gesture and its fervor, its eloquence and its measure, its fruitful hand of friendship. Keep it deep in your pocket like a pebble you keep without knowing why. Keep it like a refrain, a winged return, rootless.
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Non perdere il tuo mattino, mio bambino, non perdere il tuo mattino, respiro smorzato offerto alla natura. Tienilo il suo gesto e il suo fervore, la sua verve e la sua misura, la sua mano d’amico feconda. Tienilo in fondo alla tua tasca come un ciottolo che tieni senza sapere perché Tienilo come un ritornello, un ritorno alato, senza radici.
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(De disparition fondé, extraits) © Pierre Cressant (mardi 28 novembre 2006 - lundi 4 mai 2026)
« Avec l’amour maternel, la vie vous fait, à l’aube, une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont plus que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se nouent autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes allé à la source très tôt et vous avez tout bu. Quand la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n’y a plus de puits, il n’y a que des mirages. Dès l’aube, vous avez reçu une telle cargaison d’amour que vous en restez encombré pour le restant de vos jours. » Romain Gary, La promesse de l’aube.
Emporte-moi, oiseau doré, Au loin, au cœur de mon enfance, Là où d'une voix colorée Chante la vie mon innocence.
Là-haut, prends-moi, caresse-moi De tes ailes peintes d'aurore. Avec amour, sur mes dix doigts, Laisse tes plumes et accords.
Survolant tout, en moi tu plantes Le jardin des jeunes années. Je vois déjà, par une fente, Régénérer les fleurs fanées.
De tes graines, poussent alors Des arbres qui vers moi se penchent. Mes mains tirent leurs feuilles d'or, Cueillant les doux fruits de leurs branches.
De ton bec qui s'ouvre, s'écoule De l'ambroisie vers les ramures. Leurs cerises tombent et roulent Sans connaître la pourriture.
Ici siège sur l'herbe fraîche Un jour que rien ne peut ternir. Elle donne à mon âme sèche L'espoir de ne jamais jaunir.
Couronné de rayons d'été, Le ciel règne en maître des roses. Tels des papillons, la clarté Sur leurs pétales se repose.
Le vent, dans son léger envol, S'imprègne de parfums et miel. L'abeille, dans sa course folle, Cherche les ruches éternelles.
Des airs discrets sur les lacs pendent, Ramenant flots vers ceux d'hier. Qui sait vers quelle mer descendent Les pleurs cristallins des rivières?
Les vagues ondoient, se déforment. C'est ainsi: la vie suit son cours. Je voudrais, dans ce bleu énorme, Plonger pour un bain de toujours.
Les nuages flottent sans cesse Au sommet de monts escarpés. J'aimerais, comme une promesse, Les garder pour trouver ma paix.
Mais dès que le savoir j'enfile, Comme un habit l’on me retire. Alors, ces plaisirs volatiles Ne reviennent qu'en souvenir.
Oiseau doré, montre tes ailes Et dis-moi qui les a coupées! Est-ce l'ange au regard cruel, Agitant sa brûlante épée?
Oiseau doré, déploie tes ailes Et dis-moi qui les a brûlées! C'est bien l'ange aux yeux-étincelles, Qui seul garde un jardin scellé.
-Poésie: "Puella aeterna", Marine Mariposa -Image: "Child in Window", Lilla Cabot Perry
Februllage 2026 - Jour 23 : TEETH..
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