La playlist de la scène francophone sélectionnée par Longueur d'ondes, Francofans, Reseau Quota et LaCouveuse
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La playlist de la scène francophone sélectionnée par Longueur d'ondes, Francofans, Reseau Quota et LaCouveuse
[CHRONIQUE]
2029 « Synesthésie » (Autoproduit)
Arrivé en droite ligne de Chantilly, 2029 est un trio rock. Contemporain et ambitieux. Contemporain par l'usage de l'électro, des machines et des synthétiseurs. Ambitieux comme l'atteste le choix des intervenants : Doug Weier pour un mixage à Chicago, Antoine Chabert, le même qui travailla pour Daft Punk, Angèle ou Indochine au mastering. Le résultat ? Un projet sous influence Muse où l'énergie de la rythmique le dispute à des arrangements -parfois un peu grandiloquents- évoquant tour à tour Indochine (Le son des claviers) ou le Phil Collins des débuts (les sons de batterie). Adossé à cette production, le chant vient nous plonger dans une mystique personnelle où les visions post apocalyptiques le disputent à la recherche d'une forme de sérénité intérieure - « Protège-toi ». Un disque finalement en phase avec son époque où la puissance sonore et le savoir faire semble résonner dans l'immensité d'un monde désincarné.
https://www.2029.band/
[CHRONIQUE]
FRANCOEUR
«D'où vient le Nord»
La fin de cette décennie a consacré l'avènement d'une nouvelle scène féminine, pop et francophone. De Christine & The queens à Angèle en passant par Clara Luciani la liste semble sans fin. Difficile alors pour une nouvelle venue de se frayer un chemin vers les auditeurs. Pourtant ce premier mérite de rencontrer son public. Évitant, notamment grâce à la réalisation subtile de Philippe Paradis, les artifices en vogue, Francoeur nous offre six titres délicats. Sur un lit de rythmiques électro, se pose cette voix tout en délicatesse, entremêlée aux délicats délicats arpèges d'une harpe (!) étonnamment re-contextualisée dans cet univers de chanson contemporaine. Des tubesques « Dessine moi » et « Oh mon amour » aux longues plages oniriques « D''où vient le Nord » ce disque tout en nuances s'avère un délicieux voyage entre imaginaire enfantin,mélancolie heureuse et rêveries. Un disque de fin gourmet qui nécessite le temps d'une écoute attentive pour livrer toutes ses richesses.
[chronique]
EMMA PETERS « Dimanche » (Local)
Connue pour ses reprises mélancoliques de hit divers en format guitare voix de , Emma Peters s'est très rapidement imposée comme une artiste à suivre dépassant déjà les 50 millions de streams sur Spotify. Il faut dire que si le mélange chanson francaise /musique urbaine tend à devenir l'alpha et l'omega de la production contemporaine, notre jeune picarde y apporte une indéniable fraicheur. Par sa capacité à composer de véritables hits en puissance (Au bas mot la moitié de l'album), la simplicité limpide de ses arrangements (Ces guitares!) et bien sur cette aptitude à parler la langue vernaculaire de sa génération entre crudité et poésie tendre. On pense alors tenir notre Axelle Red 3,0 jusqu'à l'écoute de LRAR, sublime chanson d'amour. qui d'un coup nous élève au niveau d'un Arnaud Fleurent Didier ou d'un Biolay. Très très haut dans notre panthéon personnel.
nouvel album de Liz Van Deuq “Vanités” : chronique dans le magazine Francofans !
dans FRANCOFANS
EDDY CRAMPES « Automne » (Objet Disque)
Contrairement à ce que laisserait supposer son pseudonyme d'enfant illégitime d'Eddy Mitchell et Poison Ivy, Eddy Crampes ne joue pas de rock n roll. Ici les influences, elles se situent au plus nettement au croisement de la pop lo-fi et de la variété française des années Pompidou. Ici c'est avec la jubilation non feinte d'un digger iconoclaste que l'auteur recycle David Johnston – Un Come see me tonight transformé en Viens me voir - Francois Beranger avec Evidence ou encore le Portbail du duo Souchon/Voulzy sans jamais perdre de sa cohérence. Derrière quelques tics de l'époque – Boite à rythme, arrangements minimalistes et voix blanche – à l'obsolescence programmée, se cache en effet un songwriter brillant. Avec des titres comme La Musique, Du travail ou l'habile et tubesque Happy on sunday démontre l'étendue d'un savoir faire bien au dessus de la moyenne.
Chronique Publiée dans le Magazine Francofans.
CLARIKA, “Je ne te dirai pas”, Vidéo Clip
Comment expliquer qu'une telle artiste ne soit pas (encore?) l'égale des Souchon , Cabrel et autres Renaud dans la Panthéon de la chanson francaise ? Depuis son premier album chez Boucheries Productions en 1993 jusqu'à « La cible » 7 albums remarquables se sont succédés dans une quasi indifférence. Alors, puissent les pouvoirs supposés du chiffre magique (Pour les fans d'ésotérisme Et.. de Cantona !) couronner enfin le talent de Clarika. Car à l'habituelle qualité des compositions, des arrangements et des textes s'ajoute une troublante force émotionnelle. Est ce la rupture avec son traditionnel arrangeur (Et compagnon) J.J Nyssen , l'influence des invités (Maison Tellier , Alexis H.K) ou l'entrée dans la cinquantaine ? Peu importe . En équilibre entre chanson populaire et pop exigeante, chaque titre est un moment de grâce, un compagnon de vie . Merci Madame. Et bravo.
1er extrait de l’album “La cible” . (At)home. 2016.
Chronique réalisée pour le magazine Francofans, Février 2016.