Débat d’actualité :
Les enfants tenus en laisse par leur maman, c’est non.
Mais les chiots tenus en laisse par leur maman, est-ce acceptable ?
seen from Italy
seen from United States
seen from Saudi Arabia
seen from Netherlands
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from United States

seen from United States
seen from United States
seen from Russia

seen from Saudi Arabia
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from China

seen from Guatemala
seen from United States
Débat d’actualité :
Les enfants tenus en laisse par leur maman, c’est non.
Mais les chiots tenus en laisse par leur maman, est-ce acceptable ?
Démarche: Une recherche image journalière est réalisée sur le moteur de recherche écosia à partir d’un mot choisi au hasard. Une production technique libre est effectuée à partir d'une des images proposées par écosia sur une durée de 45 minutes environ. Les productions sont ensuite postées sur divers réseaux sociaux et blogs afin les réinjecter dans le big data et ainsi boucler la boucle. #20190311 #ecosiasearch #fuiteenavant #encre #ink #instaart #contemporaryart #dessindujour #pascalrenardartwork https://www.instagram.com/p/Bu4WbRZnCVb/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=1899hw17jx8e6
Fuite en avant
« C’est un nouveau départ. »
Une phrase qui, à l’instar de la grosse aiguille de notre horloge de vie indiquant le passage des années, tourne inlassablement dans mon esprit, brassant une foule de sentiments contradictoires. Une phrase pleine de promesses, aussi bien luisante d’espoir, qu’emplie d’incertitudes. Une phrase que j’ai si souvent clamée haut et fort à chaque étape de mon existence, comme un mantra, pour me convaincre que ma vie allait prendre un tournant décisif. Et bien souvent, elle en a pris. Rarement celui que j’avais espéré. Tantôt déçu, tantôt surpris ; jamais véritablement satisfait. Tel un consumériste en manque d’un produit dont je n’ai pas encore le besoin.
Pourtant, cette fois-ci, je sens que cette phrase revêt des allures de vérité, comme un glas qui marque le changement. L’heure est venue de la prononcer avec mon cœur et non avec ma bouche. Demain, j’embarque sur mon navire et je prends le large, pour voguer vers une aventure inédite qui, quoi qu’il arrive, me fera grandir.
L’Inconnu se dresse devant moi, m’invitant à me perdre dans ses bras brumeux, m’ouvrant la voie vers une multitude de chemins à emprunter, de personnes à rencontrer, d’expériences à tenter. Un monde bicolore, à la fois teinté d’obscurité et de lumière. Terrifiant, mais terriblement excitant. Aussi dévastateur que créateur. Rempli de fantasmes et de désillusions.
À mes côtés demeurera mon alliée de toujours : mon imagination. Cette amie fidèle qui ne m’a jamais fait défaut depuis mon enfance, qui m’a toujours poussé à aller au-delà de mes limites et en qui je puise ma force. Cette imagination est l’essence de ce que je suis, véritable partie de moi qui me permet de m’évader, de rêver, et surtout de créer. Cette imagination sur qui je peux m’appuyer sans cesse et qui m’a servi de boussole les quelques fois où j’ai perdu mon chemin. Avec elle, je pars en quête de renouveau, de frissons, d’aventures.
Il y aura beaucoup à reconstruire, mais contrairement au passé, je ne partirai pas de zéro. Je pourrai m’appuyer sur les solides fondations que j’ai bâties au fil des années, et qui peuvent supporter bien plus qu’elles ne l’ont jamais fait. Il est temps d’accepter mes erreurs et de m’en nourrir, d’être riche d’un passé qui me pousse à aller de l’avant.
Des feux se sont allumés en moi, tels des incendies dévastateurs, embrasant mon être quand je m’y attendais le moins. Parfois de simples flammes, vacillantes, dansantes, pareilles à des lucioles éclairant mon chemin dans la nuit. Parfois des brasiers incandescents, m’apportant autant de souffrances que de passions dévorantes, me laissant seul et vulnérable au milieu de cet impressionnant ballet écarlate. Pourtant, je n’ai jamais été consumé entièrement, car il n’existe pas de feu que mes larmes ne peuvent éteindre. Seul reste sur ma langue le goût amer de la cendre, me rappelant sans cesse les combats que j’ai menés pour rester debout.
Je sais que bien d’autres étincelles seront la cause de douloureux brasier, mais tant que je serai capable de souffrir, je serai capable de surmonter ça. Car la souffrance est la seule véritable chose dont l’homme a besoin pour se sentir vivant. Une noirceur nécessaire pour entrevoir les rais de lumière destinés à éclairer le bon chemin, celui qui nous mènera au sanctuaire nous recherchons tous.
Ce chemin-là débouchera bien sûr sur une multitude de carrefours, comme autant de choix, de décisions que nous devrons prendre. Et si parfois il sera cadenassé par endroits, il ne faut jamais perdre à l’esprit que nous seuls possédons les clefs pour déverrouiller les entraves que la vie s’acharne à placer sur notre route.
Je pars le cœur lourd (lourd de souvenirs, d’amour, de bonheur, de peine), mais je pars pour combler un manque, pour m’accomplir en tant qu’homme, effacer de mon esprit cette sensation d’inachevé, toucher du doigt cette lumière qui m’échappe de peu.
Je pars le sourire aux lèvres, la larme à l’œil, le cœur palpitant et l’esprit en paix. Ma plume sera toujours là à mes côtés pour me guider, m’accompagner, me réconforter. Comme un compagnon de voyage sur qui je pourrai toujours compter.
Et même si je la pose pour clôturer ce chapitre, je sais que je vais la reprendre très bientôt. Car ceci n’est pas que la fin d’un chapitre ; c’est aussi le début d’un autre. Et le livre, est encore loin d’être terminé…
Le temps est venu de concrétiser ma vie.
Un jour j’irai à N-Y avec toi !
Sinon quand est-ce qu’on se barre ?