Je me permets de te tutoyer. Tu ne me connais pas, mais on s'est déjà vues. (Enfin, JE t'ai déjà vue, "en vrai" sur le plateau du Grand Journal)
D'ailleurs je t'ai même croisé avant. Je me rendais sur le tournage de l'émission avec mon copain, et il t'a aperçu... Bien sûr, un canon comme toi ça se rate pas. Mon mec te voit, sourit, s'excite ; je suis jalouse, vexée, hargneuse.
Je te détestais déjà avant bien sûr, toi et tes beaux cheveux - beaux yeux - belles dents (trio combiné peu répandu dans la nature). Je voyais mon copain attendre chaque soir ta chronique et rire à tes blagues inlassablement...
Tu me volais la vedette chaque soir pendant 5 minutes et je te haïssais pour ça.
Et puis, au lieu de vouloir te trouver le moindre défaut en scrutant tes déguisements, ton maquillage, tes faits et gestes, je me suis enfin mise à t'écouter.
Depuis ce jour, je suis Doria de toi.
Tes textes sont remarquablement bien rédigés, clairs, efficaces, parfois cinglants. En plus c'est toi qui les écris... Bien vu.
Oui c'est bien vu de te laisser cette liberté, parce que, je le reconnais, tu es drôle Doria. Toujours un petit regard, une phrase bien sentie, un sourire en coin..
Tu as de l'humour et surtout de l'audace. Qui oserait tutoyer Copé sans le connaitre, porter une mini-verge autour du cou, faire la météo du corps d'Amanda Lear?
Tu vois, je suis comme beaucoup de gens, j'ai failli m'arrêter au physique. Heureusement que j'ai finalement pensé à écouter ce que tu avais à dire.
Et puis il y a quelques jours mon admiration pour toi a atteint son apogée. Ce moment où j'ai définitivement compris que tu avais tout pour me plaire.
Ce moment c'était le 6 novembre : ta prestation avec Nicolas Bedos, inoubliable.
Déjà tu lui as fait fermer son clapet. Pas évident à faire, jouissif à regarder... Ensuite tu as défendu ton intégrité, et remis ainsi subtilement Monsieur Bedos à sa place. Tu sais, toutes les nanas n'en sont pas capables, et beaucoup rêvent de remettre un bon connard à sa place... Et enfin tu as créé un buzz considérable.
Merci Doria, merci. Merci de montrer à tous qu'une nana bien roulée peut aussi être intelligente et surtout bien culottée.
Pour le plaisir de relire le texte de ta chronique :
J'ai lu de la page 52 à 55, vous parlez de votre passage ici l'année dernière, qui vous a laissé un souvenir périssable. À l'exception de la météo, c'est là que cela devient palpitant. Vous parlez de cette jeune actrice, brillante, méchante mais courageuse. Brillante ? Oui ! Méchante ? Oui ! Courageuse ? Oui..."
"Vous en dressez un portrait extrêmement flatteur, j'ai adoré la digression que vous faites sur les girls du Crazy... Le parallèle est assez surprenant ! Mais en même temps, je vous remercie de donner du corps à son talent... Ça me touche d'autant plus que danser nue, avec des jolies lumières et des messieurs qui regardent en buvant un verre, c'est vraiment un rêve de petite fille... Donc bien vu ! La tête ailleurs mais la plume bien présente..."
"Si les textes de la miss météo n'écrasent pas de leur génie ceux de ses prédécesseuses... Ce mot ne connait pas de féminin"
"Et j'ai gardé le meilleur pour la fin. 'Ce que le public du Grand Journal ne savait pas ce soir-là, c'est que le numéro de Doria couronnait des années d'amitié'... Bah, je ne savais pas qu'on suçait les potes !"