Hello, je suis graphiste/illustratrice/non-bénévole, free-lance.
Je m’appelle Manon, j’ai 24 ans et j’ai travaillé dur pour obtenir un master et faire ce métier. J’ai cette chance d’avoir pu concrétiser une passion en un métier, ce qui n’est pas donné à tout le monde, et j’en suis ravie.
Malheureusement, lorsque je veux répondre à des missions ponctuelles afin de développer mon carnet d’adresse (ce qui en soit est compliqué, surtout lorsque l’on débute), et manger, je me heurte à ce mur permanent et réducteur, composé de 5 lettres : STAGE.
Ok, ok, ok, parfois même du bénévolat, mais d’autres ont traité le sujet, et je vous invite à jeter un oeil à ces deux blogs :
http://monmacon.tumblr.com
http://graphistegratuit.tumblr.com
1. Période probatoire, obligatoire dans certaines professions, consécutive à des études, pendant laquelle une personne s'initie de façon directe et réelle à son futur métier.
2. Période d'initiation aux conditions réelles de l'exercice du métier, située au cours des études, dans le cadre d'une entreprise.
“ Un stage correspond à une mise en situation temporaire en milieu professionnel permettant à l'élève ou l'étudiant d'acquérir des compétences professionnelles en lien avec sa formation et de se voir confier des missions conformes au projet pédagogique de son établissement d'enseignement. En l'absence de contrat de travail, un stage d'étudiant ne doit pas être proposé pour : remplacer un salarié en cas d'absence, de suspension de son contrat de travail ou de licenciement, exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent (le stagiaire n'a pas d'obligation de production comme un salarié), faire face à un accroissement temporaire d'activité,occuper un emploi saisonnier. “ (service-public.fr)
Aujourd’hui, trouver une offre d’emploi en CDD, en CDI, ou une mission en free-lance est très rare.
Parce qu’un stagiaire c’est plus simple. On le prend pas plus de deux mois, comme ça, on le paye pas. Tiens, on va peut-être même lui faire passer un petit entretien d’embauche, avec book, pour choisir celui qui remplacera le mieux Marie, 6 ans d’expérience, en congé mater’. Allez soyons fous, on va même lui demander de l’expérience professionnelle à ce stagiaire... deux ans, trois ans... t’en pense quoi Paul ? ( si, si, véridique ! ) Comme ça nous, on garde nos clients, on empoche notre enveloppe et on a pas besoin de payer un salarié ou un free-lance. Que demande le peuple ?
En soit lorsque l’on est étudiant, un stage c’est un peu incontournable et il y a aussi des aspects positifs bien-entendu. On rencontre des professionnels, souvent bienveillants, c’est une bonne façon d’appréhender le métier. En soit ce n’est pas le stage qui pose problème, c’est la façon dont les employeurs profitent de ce statut qui est problématique. Plus personne n’embauche car de plus en plus d’étudiants sont très bons pendant leurs cursus scolaires, parfois même meilleurs que certains graphistes d’agence qui, à force d’être soumis à des commandes perdent parfois leur goût pour la créativité, ou y renonce, sachant pertinemment que le client choisira toujours la proposition la plus lambda. Les employeurs deviennent exigeants pour le recrutement de leurs stagiaires et leur demandent de réelles compétences professionnelles qui méritent salaire.
Ce blog regroupera ces propositions de stages parfois ahurissantes. Je ne tricherai pas. Je veux simplement mettre en image et en écrit parfois, ce à quoi un graphiste se heurte au quotidien en cherchant du travail...
Parce que nous avons le droit et l’obligation d’être payé pour notre travail.
(le nom de ce blog est issu d’un commentaire posté par une personne inconnue sur facebook, j’ai trouvé ce jeu de mot approprié et si un jour il passe par là, je l’en remercie.)