Aku2stik
Ton écriture en pattes de mouches Tu l’as ponds pour tes potes Qui attendent sur la touche De juger ta prestation Ton escorte de gros bras Pointe le doigt sur Les défauts de tes lignes extraites du Chao Ici-bas les rimes sur simple consultation du dico tu connais Vu le taux d’pourris que t’as admis dans le rang de tes amis Un passe de Gandhi passe pour une connerie Tes potes traquent les étoiles La nuit le splif entre les dents Dans l’camp des cons du gang à cran d’arrêt Frappe pas dans l’gong Sans les gants des jumeaux Qui s’farcissent Trinity connectée à la matrice Ficellent des mots barbelés à la barbe des fans de hip-hop français Au gré des feux d’bois allumés les abysses s’échappent du calumet Et font tanguer les têtes des femmes agenouillées Quand sa flamme crépite la plus petite d’entre-elles Se jette dans l’foyer et s’y brûle les ailes S’en suivent les cris de l’immolation Et pour les dieux l’heure de la collation Sonne au solstice d’été sur Terre Au sacrifice nocturne d’une femme du désert Dans le camp des fils de Caïn Les feux d’joie sont ranimés Par le souffle divin des vaisseaux illuminés Après l’offrande humaine s’amènent les plutoniens Qui investissent l’Afrique et distribue du pain Le fric de Pluton et d’son satellite Féconde la Terre et ses parasites Ceux qui ne succombent pas au solstice d’été Se gavent comme des oies au banquet d’l’année Au son des bouteilles débouchées Les seigneurs sont remerciés L’astre bleu mâche chante se met à danser Car une tablée sous l’arche des princes de Pluton Réunie les affamés des quatre zorizons Mais avec le temps s’affaiblissent les yeux De ceux qui trahissent les cieux Et au jour du solstice leur glisse entre les doigts La boussole qui indique le cap orgiaque des rois Sur la neuvième planète un Eden a fleuri Une colonie parfaite et autonome a grandi Plutôt que d’féconder pour de bon le sol terrien Pluton veut des femmes fécondes immolées pour les siens Gaz carboniques et flatulences répétées Provoquent la transe cynique du peuple isolé Influencent l’acidité des pluies Les averses coriaces dans le sillon des invalides Laissent des traces chez les arachnides Electrons libres pénètrent les cerveaux Massicotés dans cette ville prodigue En polluants atmosphériques Les lépreux dessinent la fresque du démon d’automne Les malaises insidieux font l’bonheur des médiums Entre passants regards concupiscents Colosses de pierre agonisants Comme des mégapodes pris dans le mazout Les volutes de fumées se dissipent sous les voûtes Le disciple à la silhouette spectrale Dissimule son angoisse complexée face à la complexité Architecturale [Mobin] Du multiplexe affaissé L’aurore boréale entretient les mystiques de la cité La Pythie fascine par ses prophéties désaxées Paysages tapissés d’asphalte Maquillages épicés pour cette forêt d’cobalt Halte-là on exige ton passeport monégasque Quand tu deal des tiges avec la mafia basque Tu t’enfuis le flic te saisi et te dit ceci : « Les cochons maltais d’Corto Maltes ont été servis à la sauce bolognaise. Sur les tables en terrasse du Cointreau bien chaud a été coulé dans des coupes remplies de fraises. Et tout ça en une nuit et en scred par l’ami Mourad tu connais. » Indécis t’affiche un style d’apprenti artiste Genre scribe des temps nouveaux Qui comprend à demi-mot les mots de l’agent Et fait son intéressant Le flic te croit et tape son flow à moto Avec son poteau à la gueule de playmobile Vous prenez un coup sur les coups de vingt-deux heures au bar la camomille À coté du caveau des trois maries Où les gens parlent aux murs poussifs Et toussent des postillons massifs Hou la la t’es l’stéréotype du jeune atypique Interpellé par les services judiciaires Si tu veux pas passer ta vie aux vestiaires D’un tournoi de Ultimate-fighting Crache le morceau tout cuit dans le bec de l’oiseau Défile tes figurines mauvais joueur Fais pas ton MC tchacheur de crack devant l’inspecteur Colombo Arrête tes conneries et déballe toute ta clique et ses mœurs C’que tu manigances quoi ! Un ange passe tu perds alors sa trace Quand tes deux… Pieds scotchent dans la crasse et dans la graisse Entouré de gens qui te regardent sans cesse En attendant le processus Qui te fera carcasse La poisse sur tout ton corps même jusqu’aux fesses Ta mort agite la masse comme un accord commun un consensus Ta mort agite la masse comme un accord commun Un consensus Quand les murs demandent de rouler un bif Les gisants du troquet du coin Se frittent contre le gang des ogres dévoreurs d’enfants En tant que gisant t’es un témoin Suspect qui plus est T’es le Prêcheur gominé d’la Nuit du chasseur Tu bluffes la société comme Robert Mitchoum Tu vois j’finis par te deviner Alors dis-moi Emile Louis a-t-il fait des émules ? _Réponse : Oui L’horreur des C’est arrivé près d’chez vous Est le ciment du cinéma qui passe près d’chez Nous Près d’chez Lou quoi Je connais c’nom-là C’est le boss des cons du gang à cran d’arrêt Et il t’a demandé de pisser dans le gong géant des tibétains De faire ton Yoshimitsu avec les moulins à prière Et de renvoyer Big Brother sur la sellette T’es l’Dédé la belette Alias passe-murailles Alias Jeremy Gourandon toi T’es un vieux schizo d’la région parle-moi d’ton patron LOUBEGA t’es l’loubard des fats bodegas Le leader des supporters de l’équipe nationale San-té & Fang Shih Yu

















