Le hêtre pourpre de Lompret
« Il paraît que l’on m’appelle la grosse mère. Cela ne me gêne pas, au contraire ! J’ai veillé sur tant d’enfants. Des petits hêtres devenus géants Des frimousses gambadant Sur mes branches par tous les temps. Des enfants devenus grands Me confiant leurs chagrins en sanglotant. Pour certains je suis un parasol, Pour d’autres une échelle merveilleuse Ou bien encore un voilier aventureux. Mais, fatigués de leurs jeux ou de leurs émois, Tous se sont un jour assoupis À l’ombre de mes branches éternelles. »









