I was watching the scene where Horada reveals that the blue squares took over the yellow scarves and my mom came in right at the part where he hits Masaomi in the face with a crowbar and my mom was like "oh that's not very nice. That guy is really ugly" like damn you didn't have to drag Horada that hard mom
N'importe qui ayant vécu dans la ville pendant un certain temps était familier avec cette rumeur.
Ceux qui parcouraient quotidiennement le quartier commerçant près de la gare savaient que ce n'était pas qu'une rumeur.
Des barrières de sécurité arrachées du trottoir.
Des lampadaires déracinés.
Des panneaux de signalisation cassés.
Des distributeurs automatiques défoncés.
En voyant le mobilier urbain dans cet état déconcertant, on ne pouvait penser qu'à un seul être humain.
Heiwajima Shizuo.
C'était un homme dont les caractéristiques les plus notables étaient l'uniforme de barman qu'il portait régulièrement, ses remarquables cheveux teints en blond et ses lunettes de soleil.
Son travail consistait à récolter les dettes impayées des clients de telekura, de sites de rencontre en ligne, de cabarets et autres, et il était souvent aperçu dans le quartier commerçant d'Ikebukuro, spécialement autour de la Sunshine Street et de la 60-Storey Street.
(Telekura : euh... je vous laisse aller voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Telekura)
Si ça n'avait été que ça, Heiwajima Shizuo n'aurait rien été de plus qu'un homme ayant un travail juridiquement un peu flou ; seulement il était sans doute le meilleur prétendant au titre d'“Homme le plus fort d'Ikebukuro”, aussi immature le terme soit-il.
Si l'on devait citer toutes les rumeurs qui entourent Heiwajima Shizuo, il y en aurait trop pour les compter :
On disait qu'il avait envoyé valser un distributeur automatique avec une seule main.
On disait qu'il avait arraché une barrière de sécurité du trottoir avec une seule main.
On disait qu'il avait scié une voiture en deux avec un panneau de signalisation.
On disait qu'il allait parfaitement bien après s'être fait renverser par un camion-poubelle.
On disait qu'il avait soulevé un réfrigérateur quand il était encore à l'école primaire.
On disait qu'il avait apprivoisé un tigre une fois.
On disait qu'il aimait les milk-shakes à la vanille.
On disait qu'il avait fait d'un assassin Russe son laquais.
On disait qu'un couteau ne pouvait pas s'enfoncer de plus d'un millimètre dans sa peau.
On disait qu'une balle n'avait pas pu percer son muscle.
On disait qu'il aimait la crème anmitsu.
On disait qu'une fois il avait détruit un building.
On disait qu'il avait chassé des bosozoku en agitant un lampadaire.
On disait qu'il avait été frappé avec une barre en métal et que c'est la barre qui s'était tordue.
On disait que seul un stylo-bille de Nebula pouvait percer ses muscles.
On disait qu'il avait shooté dans une voiture comme si c'était un ballon de foot.
On disait qu'il avait serré un morceau de charbon si fort dans sa main qu'il l'avait transformé en diamant.
On disait qu'il aimait la crème au caramel.
On disait qu'apparemment le célèbre acteur Hanejima Yuuhei était son petit frère.
On disait qu'il avait lancé quelqu'un plus haut qu'un building.
On disait qu'il aimait les pancakes au sirop.
On disait qu'il aimait tout simplement les trucs sucrés.
C'était impossible de dire lesquelles de ces rumeurs étaient vraies et lesquelles étaient exagérées, mais ceux qui connaissaient Shizuo pouvaient en avoir une idée.
Une théorie émise par certains disait que la soudaine cessation d'activité de l'éventreur en série, qui avait à une époque plongé Ikebukuro dans une profonde terreur, était due à la riposte de Shizuo quand il avait été attaqué.
Des vidéos de lui le montrant balancer des distributeurs automatiques et agiter des lampadaires tournaient sur internet, mais la plupart de ceux qui ne l'avaient jamais vu en vrai commentaient simplement que les effets spéciaux étaient de très bonne qualité.
Et comme il était le grand frère du populaire acteur Hanejima Yuuhei, même s'il y avait des preuves vidéos, peut-être était-ce plus facile de croire qu’une chose aussi incroyable avait été montée de toute pièce par une chaîne de télévision.
Mais même parmi ce genre de rumeurs, ces derniers temps, l’une d’entre elles avait particulièrement retenu l'intérêt et ressortait au milieu des ragots.
On disait que Heiwajima Shizuo était ami avec le Motard sans tête.
Ce n'était pas une rumeur sans fondement, reliant les deux individus simplement parce qu'ils étaient des légendes urbaines.
Heiwajima Shizuo avait été vu en compagnie du Motard sans tête un nombre incalculable de fois.
C’était comme quand on voit un footballeur et un joueur de base-ball connus rigoler ensemble dans la rue ; pour ceux qui connaissaient les histoires qui les entouraient l'un et l'autre, ce lien d'amitié entre légendes urbaines était une image marquante gravée dans leur mémoire.
Et à présent, le Motard sans tête avait disparu de la ville -
Un tournant dans la vie de cette autre “légende vivante”.
♂♀
Dans la soirée. Dans un certain salon de thé à Ikebukuro.
Il y avait un salon de thé spécialisé dans les desserts aux fruits dans un grand magasin d'Ikebukuro.
La clientèle était essentiellement féminine, mais il y avait aussi des hommes qui semblaient tout juste sortir du travail.
Parmi eux, deux ne semblaient pas être des employés de bureau.
L'un était habillé en uniforme de barman, et mangeait un magnifique parfait avec des tranches de mangues en rosette ; l'autre avait des dreadlocks, et tenait un panini accompagné de légumes de saison.
« Donc, tu disais que tu voulais un diplôme ? »
Dit l'homme aux dreadlocks –Tanaka Tom-, en reposant la main avec laquelle il mangeait son panini.
Alors, l'homme en uniforme de barman –Heiwajima Shizuo– continua sur le sujet :
« Oui ; Tom-san, tu as beaucoup de diplômes, non ? Du genre... »
« Ahhh... J'ai... Le premier doit être mon certificat d'agent immobilier, et aussi, euh, j'ai seulement atteint le 2ème niveau pour chacun, mais j'ai mes tests d'aptitudes en kanji et en anglais. Et j'ai aussi mon certificat de relevé topographique, de journalisme, et j'ai un niveau 3 au test de compétences administratives... »
Tom continua à lister ses nombreux diplômes, tandis que Shizuo le regardait avec respect.
« Wow… c'est incroyable. »
Ils venaient juste d'atteindre leur quota de travail de la journée ; le soleil était déjà couché.
Normalement, ils auraient dû retourner au bureau pour faire leur rapport et rentrer chacun de leur côté, mais Shizuo avait dit qu'il voulait discuter de quelque chose, et voyant qu'ils commençaient à avoir faim, ils avaient fini dans ce magasin.
« Non, c'est pas grand chose… J'ai juste pensé qu'avoir quelques compétences pourrait m'éviter de finir au chômage… Sans ce job, j'en aurais peut-être eu plus. »
« Est-ce qu’il y aurait des compétences utiles que je pourrais avoir ? »
« Je ne m'attendais pas à ça de ta part. Tu songes à changer de boulot ? »
Comme Shizuo n’en avait jamais parlé jusqu’à présent, Tom était confus.
« Ah, non ; Je suis satisfait de mon travail, et je ne pense pas à en changer... Mais je me pose des questions. Je voudrais juste m’améliorer dans un domaine qui pourrait me rendre plus sûr de moi, un truc comme ça... »
« ... »
Heiwajima Shizuo possédait une force et une endurance monstrueuses dépassant les limites humaines.
Son supérieur, Tom, savait ça mieux que quiconque.
Mais il ne dit pas, “Ta force surhumaine n'est-elle pas plus que suffisante ?”, parce qu'il savait qu'il n'y avait pas moyen que Shizuo puisse apprécier une telle force destructrice.
« Mm, je vois. C'est pas comme si notre compagnie était très légale, non plus, donc ça ne me surprendrait pas qu'elle disparaisse du jour au lendemain. »
Alors Tom commença à chercher des idées dans sa tête.
« Hmm... Il y a plein de compétences possibles, mais beaucoup demandent une expérience professionnelle... attends une minute. »
Tom sortit son smartphone et commença à chercher des informations sur internet.
« Il y a quelques formations que tu peux suivre ; gérant de bijouterie, gardien de parc, toutes sortes de... Oh, il y a même un test pour le patrimoine mondial ? »
« Je ne suis pas très familier avec le patrimoine mondial... »
« Bon, avant de commencer une formation, c’est normal de réfléchir à ce que tu veux faire. Est-ce qu'il y a un truc que tu veux faire en dehors de ton boulot actuel ? »
Tom demanda franchement, et Shizuo réfléchit un moment avant de répondre.
« Si j'avais une idée claire, ça aiderait à réduire les possibilités, n'est-ce pas ? Mais je ne vois toujours pas quoi faire dans le futur. »
« Bon, ne parlons pas du présent dans ce cas ; et quand tu étais petit alors ? »
« Eh ? »
« Dans un moment comme celui-là, c'est aussi important de revenir aux racines, tu sais. Tu devais sûrement avoir un ou deux rêves d'avenir quand tu étais petit. »
Alors que Tom lui disait ça, Shizuo commença à réfléchir à nouveau.
- Un rêve… mon rêve ?
- C'est vrai, j'avais quelque chose comme ça.
Après quelques instants de réflexion supplémentaires, Shizuo se rappela de ce qu'il avait écrit dans son recueil de fin d'école.
« Oui... C'est vrai, c'était ça. »
« Tu te souviens ? »
Shizuo, nostalgique, acquiesça fièrement alors qu'il répondait :
« Je crois que je voulais être détective. »
« … Je vois. »
Détective.
Imaginer Shizuo comme ça était assez difficile.
Tom réfléchit.
Ce rêve, datant de l'école primaire, suggérait que les aspirations de Shizuo n'étaient pas d’enquêter sur des affaires extraconjugales et autres choses que font les vrais détectives, mais plutôt d’être un détective comme dans les films et les BD.
Mais même parmi les détectives de fictions, il en existe de toutes sortes.
Ceux qui utilisent la logique et la raison pour traquer les meurtriers et autres criminels ; le type futé.
Et ceux qui font leur travail scrupuleusement et collectent des preuves, se battant occasionnellement contre les ennemis ; le type bagarreur.
Il y avait aussi le type hybride, comme Sherlock Holmes.
Peu importe les détectives qui lui venaient à l’esprit, il n’arrivait pas à tous les compiler en une image unique.
S'il existait dans la vraie vie des détectives bagarreurs comme dans les films, il n'y aurait pas eu de profession plus parfaite pour Shizuo, mais malheureusement il ne vivait pas dans le monde des films.
Tom ne pouvait pas imaginer un Shizuo faisant des rondes, vérifiant des antécédents judiciaires et effectuant des fouilles au corps.
- Ça serait plus intéressant s'il avait un compagnon du type futé...
- Le type futé, huh.
Tom passa en revue tous les gens qu'il connaissait et qui semblaient malins.
Faisant ça, le visage d'un certain informateur lui vint à l'esprit, et il effaça rapidement cette image.
- ...Y a pas moyen, c'est le seul gars qui ne peut pas correspondre.
- Je ne peux même pas les imaginer se tenir l'un à côté de l'autre tranquillement.
- Ils ne sont plus au niveau où chacun déjoue les plans de l'autre comme dans les films, mais plutôt à celui où quand l'un voit le visage de l'autre, il ne pense plus qu'à le tuer...
- En parlant de ça, ce gars a vraiment disparu de la ville.
Alors que Tom était en train de penser à ce genre de choses, Shizuo, comme s'il avait fini son propre raisonnement, commença à acquiescer :
« Oui... Je vois. C'est ça, Tom-san. Si je suis resté dans ce boulot si longtemps, quelque part, c'est peut-être parce que ça correspond à l'image du détective que j'avais quand j'étais petit. »
« Eh ? »
À ces mots, Tom repensa à Shizuo et au travail qu'ils avaient fait jusque-là.
Rechercher les gens qui avaient disparu alors qu'ils étaient endettés, occasionnellement se battre avec les endettés qui se retournaient contre eux et les attaquaient.
Alors qu'il se remémorait ce cycle d'événements, Tom sourit amèrement et secoua la tête :
« Je n'ai pas besoin de me rappeler à quel point ce boulot est hasardeux... »
♂♀
30 minutes plus tard. Parc West Gate, Ikebukuro.
Alors que nos deux hommes étaient sur le chemin du bureau pour faire leur rapport, Tom reprit la parole :
« C'est assez rare de t’entendre parler de trucs comme ça. »
Shizuo, avec une expression plus calme que d'habitude, répondit :
« Je suppose... Je me disais aussi que c'était le moment pour moi de changer... »
« Huh ? »
« Ça devait être la cérémonie d'entrée du lycée Raira aujourd'hui. J'ai vu beaucoup de nouveaux élèves, avec cette lumière dans les yeux. »
« Oui, ils étaient beaucoup en uniforme aujourd'hui. »
Tom dit ça, en jetant un œil dans le parc.
Il y avait toutes sortes de gens, allant des plus honnêtes à ceux qui, vu leur air, ne pouvaient être que des délinquants.
Mais, contrairement à quelques années auparavant, quand les gangs de couleur étaient toujours répandus, à présent il n'y avait plus aucune trace d'eux.
Shizuo observa la scène lui-même, et dit, avec émotion :
« Maintenant que l'autre vermine est partie, j'ai l'impression que la ville est vraiment plus calme. Quand je pense que c'est comme ça depuis plus d'un an, j'ai le sentiment que je dois m'améliorer, moi aussi... »
« Oui. Et pourtant, les jumelles sont toujours aussi bruyantes. »
« Mais bon, elles ne posent de problèmes à personne. »
Juste au moment où ils disaient ça, ils remarquèrent l'une des jumelles dont ils parlaient.
« Oh, quand on parle du loup. La plus jeune est toujours au gymnase Rakuei ? »
Tom dit ça, et en regardant en direction de la fille en question, Orihara Kururi, il remarqua que quelque chose n'allait pas.
Un groupe de délinquants était en train de se rassembler devant elle et semblait préparer quelque chose de mauvais ; plus que flirter, ces derniers semblaient plutôt la forcer à les suivre.
« Hey, je pensais qu'ils étaient devenu moins idiots que ça ces derniers temps. »
Ignorant Tom, qui disait ça d’un ton blasé, Shizuo avait déjà commencé à avancer vers eux.
« Ah, attends, Shizuo... »
« C'est c’que j’te dis, viens …. avec nous tous. »
« On célèbre la sortie de prison de notre senpai, tu vois ? Une fête n'est pas complète sans une jolie fille, pas vrai ? »
« Tu as l'air d'être tout à fait le type de notre senpai. »
Les yankees disaient ça en encerclant Kururi.
Kururi échappa un léger soupir, et bien que sa voix était douce, elle s'exprima fermement :
« ...non... » (Je ne préfère pas)
« Comme j’te l’disais, tu peux pas dire non. »
« On peut te forcer à rentrer dans la voiture et te blesser, ou on peut s'amuser tous ensemble. Tu sais ce qui est le mieux pour toi, pas vrai ? Pas vrai ? »
Derrière eux se tenait un homme, de dos, assis sur une borne.
Il s'agissait probablement de leur “senpai” qui venait juste de sortir de prison.
À cet instant, une autre voix d'homme s'adressa à eux :
« Oi, arrêtez ça. »
« Huh ? C'est quoi ton problème ? D'où tu sors le barman ? »
Ils lancèrent un regard de pur dégoût à l'homme en costume de barman qui venait soudainement d’apparaître.
« Je connais cette fille. Vous voulez pas la laisser tranquille ? »
Les délinquants, dont les regards d'intimidation avaient échoué, agirent sans réfléchir, emportés dans leur colère.
« Jouer les héros c'est pas cool, abruti. »
L'un d'eux arrosa l'homme en costume de barman avec la bouteille en plastique qu'il avait dans la main.
Et c'est comme ça que tout le monde comprit que ces punks n'étaient pas du coin.
Parce que si l'un d'eux avait vécu à Ikebukuro, il aurait su à quel point un acte comme celui-là pouvait être dangereux.
Le jus d'orange qui gouttait de la bouteille en plastique, dégoulinait le long des cheveux et des vêtements de l'homme qui s'était interposé.
En voyant ça, Kururi recula calmement, et l'homme aux dreadlocks qui regardait la scène de loin, après avoir foncé les sourcils, joignit ses mains ensemble, les yeux pleins de pitié.
Toujours inconscient de ce qu'ils venaient de faire, l'un des délinquants appela le senpai qui venait juste de sortir de prison, et qui se tenait derrière lui.
« Horada-san ! Horada-san ! On peut s'occuper de ce sale bâtard, n'est-ce pas ! »
Et alors, l'homme nommé Horada se leva lentement et dit :
Ah, on n’y peut rien, je ne veux pas retourner en prison juste après en être sorti. Cassez-lui juste les bras et les jambes, ne faites rien de fatal... »
À ce moment, Horada se retourna vers eux, et vit le visage de l'homme qui ce tenait là.
Au même moment, le temps s'arrêta complètement pour lui.
« ________ »
« Horada-san ? »
Horada était bouche bée, le visage blanc comme un linge.
Juste après que les délinquants l'aient appelé, l'homme en costume de barman agrippa le visage de l'un d'eux dans une main avec un bruit de craquement.
« Hey... Vous savez ? »
En réponse à la douleur et à cette soudaine entrave, le délinquant agita ses membres dans tous les sens.
C'était comme si un étau géant s'était resserré sur son visage.
Aux délinquants, qui ne comprenaient toujours pas ce qu'il était en train de se passer, l'homme en costume de barman dit :
« Les êtres humains... meurent facilement, vous savez... c'est possible que, choqué par l'éclaboussure d'une bouteille en plastique, quelqu'un fasse un infarctus du myocarde et meurt, pas vrai ? »
« Gah... Gogah... »
« T, toi ! Hey, bon sang mais qu'est-ce que tu fais ! »
Les autres délinquants commencèrent à tirer l'homme, mais tel un arbre géant aux racines profondément enfoncées dans le sol, il restait inébranlable.
« En d'autres mots, tu viens juste d'essayer de me tuer, pas vrai... ? »
« C, ce gars, qu'est-ce qu'il raconte… ? »
Les délinquants paniqués se retournèrent tous vers Horada dans un même mouvement ; ses jambes tremblaient, et pris de spasmes violents, il essayait de s'enfuir.
« H...H... Heiwajima... »
Derrière lui résonna le hurlement de l'homme en costume de barman, Heiwajima Shizuo.
« En d'autres mots... Même si je te tue tu ne pourras pas te plaindre, haaaaaaargh ! »
Puis le délinquant, dont la tête était dans la main de Shizuo, fut jeté violemment, et vola jusque dans le dos d'Horada.
« Gohii ?! »
En voyant la scène tragique qui suivit, Tom soupira et se murmura à lui-même :
« Bien, si ça avait été le Shizuo du passé, il les aurait tabassés juste parce ce que Kururi était impliquée... »
Alors qu'il regardait les délinquants se faire frapper les uns après les autres, et l'homme fraîchement sorti de prison essayer de fuir en rampant, Tom haussa les épaules et continua :
« Peut-être qu'il a grandi, juste un peu. »
Synopsis
Prélude
Prologue A : Les Brutes
Prologue B : L'Excentrique
Chapitre 1 A : L'Investigatrice
Chapitre 1 B : Le Visiteur (½)
Chapitre 1 B : Le Visiteur (2/2)
Chapitre 2 A : Les Disparus
Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (1/3)
Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (2/3)
Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (3/3)
Chapitre 3 A : Le Destructeur
Chapitre 3 B : Le Challenger (1/4)
Chapitre 3 B : Le Challenger (2/4)
Chapitre 3 B : Le Challenger (3/4)
Chapitre 3 B : Le Challenger (4/4)
Chapitre 4 A : Le Nouveau Venu
Chapitre 4 B : Les Revenants
Chapitre de connexion : Le Marginal
Durarara!!SH vol.1 - Chapitre 3B Le Challenger (2/4)
Route de Kawagoe. Un certain appartement.
L'arrivée de Awakusu Akane à cet appartement n'était pas une coïncidence.
C'était l'appartement dans lequel le Motard sans tête l'avait déjà amenée une fois.
C'était aussi là qu'elle s’était retrouvée un peu avant ça.
Comme elle se rappelait clairement que l’appartement se situait le long de la route de Kawagoe, elle avait utilisé une carte en ligne qui montrait des photos de la rue, et après avoir tout minutieusement ratissé, elle avait pu trouver l'entrée de cet immeuble aux airs familiers.
C'était le lendemain de la cérémonie d'entrée du collège, et en cette fin d'après-midi, Akane arriva devant l'appartement du Motard sans tête.
« Um... Kishitani-sensei... »
Elle se rappelait que le nom du médecin qu'elle avait rencontré chez le Motard sans tête était “Kishitani”.
Comme une de ses connaissances, Heiwajima Shizuo, l'avait aussi mentionné, il n'y avait pas de doute possible sur le fait qu'il cohabitait avec le Motard sans tête.
Peut-être parce que les lieux étaient assez anciens, en dépit du fait que le loyer avait l'air élevé, il n'y avait pas d'agent de sécurité dans le coin et n'importe qui pouvait entrer et accéder aux appartements.
Presser la sonnette ne déclencha aucune réaction.
Après dix secondes, elle essaya à nouveau, mais il n'y eut toujours aucune réponse à l'intérieur.
Le compteur électrique à côté de la porte bougea légèrement.
Apparemment, seuls quelques équipements comme le frigo ou l'horloge du lecteur DVD étaient en marche.
Concluant que le niveau d'inactivité était trop faible pour que les résidents soient simplement sortis faire les courses ou partis travailler, Akane se sentit submergée par une vague de malaise alors qu'elle laissait l'appartement derrière elle.
Ses pas la portèrent jusqu'au parking sous-terrain.
Mais ici aussi il n'y avait qu'un certain nombre de voitures appartenant sûrement aux résidents, et pas la moindre trace du Motard sans tête.
« ... »
Pas même une trace du cheval sans tête qui l'avait amené ici la dernière fois.
Comme si tout ce qui était arrivé avant aujourd’hui n'était en fait qu'un rêve.
Ressentant une tristesse irrationnelle, Akane continua à marcher dans le parking sous-terrain.
Comme poussée par l'espoir que quelque chose apparaisse.
Aussi petit soit-il.
Quelques minutes passèrent comme ça -
Et soudain, une voix familière s’éleva derrière Akane.
« Akane ojou-san, qu'est-ce qui ne va pas ? »
Quand elle se retourna, un homme légèrement plus jeune que son père se tenait là.
« ! Shiki-san... »
De plus, deux autres hommes plus jeunes se tenaient derrière lui.
Leur visage inspirait la confiance, mais l'aura autour d'eux annonçait qu'ils n'étaient pas d’honnêtes citoyens.
Akane savait qu'il s'agissait d'hommes de l'organisation de son père – des hommes d'une organisation qui traitait d'activités illégales.
Malgré ça, Akane avait croisé l'homme qui se tenait entre eux deux, Shiki, de nombreuses fois avant qu'elle sache pour le travail de ses parents et de son grand père ; ses occupations mises à part, elle avait compris qu'il était une connaissance de son père et avait confiance en ses capacités.
« Shiki-san... Est-ce que vous êtes venu chercher le Motard sans tête vous aussi ? »
À ces mots, Shiki échappa un léger soupir.
« Donc tu es venue aussi, après tout. »
« ... »
« Il vaudrait mieux que tu ne t'impliques pas trop dans les affaires du Motard sans tête, ce coursier du monde clandestin que tu détestes tant, après tout, Akane ojou-san. »
Shiki demanda gentiment à Akane de ne pas interférer, ce à quoi elle répondit :
« Mais... ce n'est pas le genre de personne à kidnapper qui que ce soit. »
« C'est ce que je pense aussi. Cependant, tu vois, si le Motard sans tête est innocent, ça veut dire que quelqu'un d'autre, quelqu’un que nous ne connaissons absolument pas, est derrière ces kidnappings. »
« … ! »
« Tu dois savoir ce qu’il risque d'arriver si tu rencontres un kidnapper comme ça, non ? »
Akane, en entendant Shiki, sentit que ses mots étaient parfaitement logiques.
Mais accepter ça et laisser tomber étaient pour elle deux choses différentes.
Ayant probablement remarqué que Akane n'était pas convaincue, Shiki évoqua alors le nom de son père.
« Mikiya-san aussi est inquiet que tu te mettes en danger comme ça. »
« … C'est bon. Je suis au collège maintenant... »
C'était une affirmation sincère, mais Akane détourna les yeux.
Shiki secoua lentement la tête.
« Que tu sois une collégienne, une lycéenne, ou même une adulte de plus de 20 ans, un danger est un danger. Et encore plus quand il est lié à des kidnappings. »
Shiki ne faisait pas pression sur elle ; il parlait simplement sur un ton sévère.
« Chacun à son propre rôle. Pourquoi tu n'en as pas parlé à la police pour leur confier l'affaire ? »
Après un bref silence, Akane acquiesça lentement :
« Très bien. S'il vous plaît, prenez soin du Motard sans tête et du médecin dans cette affaire. »
« Bien sûr. »
« Si chacun a un rôle, il vaudrait mieux que je pose des questions sur ma senpai au collège, pas vrai ? Elle a peut-être juste fugué. Je veux approfondir mes recherches dans cette direction. »
« ...C'est... »
Alors que Shiki affichait une expression perplexe, Akane continua :
« Je ne veux aller au devant d'aucun danger. Et il y a des senpai qui m'ont proposé leur aide pour les recherches. Si je suis avec eux, c'est bon, pas vrai ? »
Après avoir regardé les yeux d'Akane pendant un moment, Shiki secoua la tête, fatigué.
« ...S'il te plaît, demande à ces jeunes de ne pas se mettre en danger, au moins. »
« ! Merci beaucoup ! Shiki-san ! Je vous contacterai si je trouve quoi que ce soit ! »
Akane acquiesça brièvement, et commença à s'en aller.
Après l'avoir regardé partir, Shiki interpella un des jeunes hommes derrière lui :
« Hey, raccompagne la demoiselle. »
« Oui. »
Le jeune homme s'inclina, et partit rapidement à la suite d'Akane.
Finalement, quand il eut la confirmation qu’Akane avait complètement quitté le parking sous-terrain, il craqua son cou, et – d'une voix suffisamment basse pour que ces subordonnés n'entendent pas, Shiki murmura amèrement :
« Bon sang, c'est peut-être l'influence du gymnase Rakuei. »
Se rappelant le passé d'Akane, il afficha un rictus et continua :
« À l'époque où elle s'était faite kidnapper, elle faisait plus jeune que son âge, mais elle a beaucoup changé en un an et demi. »
♂♀
Russia Sushi.
Le Russia Sushi était un restaurant unique dans le centre d'Ikebukuro.
Il se situait un peu après le Tokyu Hands sur la 60-Storey Street, et comme il y avait un bowling juste en face, les gens de tous âges, des étudiants aux employés de bureau, passaient par le restaurant.
La devanture faisait tellement “Russe” que ça en semblait presque forcé.
Mais le mobilier à l'intérieur, le comptoir et les sièges dans un style traditionnel, étaient tout à fait dans l'esprit d'un restaurant de sushis.
Assis au comptoir, Yahiro observait autour de lui nerveusement.
En général, les lieux ressemblaient aux restaurants de sushis qu'il connaissait, mais la décoration était étrangère, et il y avait des plats et des menus qu'il n'avait jamais vu avant, comme le “Borscht Warship” ou le “Kremlin Peak”.
Avec l'homme caucasien au regard aiguisé au comptoir, et l'imposant homme noir à la réception des clients, l'intérieur faisait plus penser à un restaurant Japonais en Russie.
« Hey~, une délicieuse fête de sushis pour les scintillants nouveaux 1ère année. Des étudiants scintillants et du riz scintillant, mangez avant que la garniture ne sèche. »
(*scintillant → pika-pika. Sécher → kapi-kapi.)
Il était difficile de savoir si sa manière de parler Japonais était maîtrisée ou juste mauvaise, alors que ce grand homme à la peau noir, avec un badge marqué “Simon” sur la poitrine, apportait les sushis à Yahiro et Kuon.
Il y avait facilement plus de dix sushis sur l'assiette, et c'était impossible de croire que ça ne coûtait que 380 yens par personne.
- Et maintenant ?
- Il n'auraient pas... mis un truc bizarre dedans...
Yahiro, qui était timide de nature, hésita un moment avant de se saisir du premier sushi avec ses baguettes.
« ...B, bon appétit. »
Yahiro avait dit ça nerveusement, mais -
« … c'est délicieux. »
Écarquillant les yeux, il murmura ça sans réfléchir.
« N'est-ce pas ? On peut critiquer beaucoup de choses dans ce restaurant, mais la nourriture est bonne, c'est un fait. »
« Oui, c'est vraiment bon. C'est comme les sushis de la ville de Minato. »
Entendant la conversation des deux lycéens, Simon sourit et leva son pouce en l'air.
« Oh~, Patron voilà un client exigeant. Tu ne peux pas te battre avec le ventre vide, tu sais ? Si tu gagnes, resserre ton casque* ; si tu perds, desserre ta ceinture et dors en ne rêvant que d'un estomac plein. Tu veux une assiette de sushis oniriques ? »
(*précepte : si tu gagnes, soit encore plus sur tes gardes)
Simon pointa le menu en disant ça, mais voyant qu'il était écrit “Prix réduits ! Tout au prix du marché !” Yahiro déclina poliment la proposition d'en commander plus.
Après avoir goûté à tous les sushis, il parla avec Kuon à nouveau :
« Bon, à propos de ce Heiwajima Shizuo... Où je dois aller si je veux le rencontrer ? »
« Où... Il traîne toujours dans les environs, je suppose qu'il se montre par ici tous les 3 jours ? On peut pas le rater, avec son uniforme de barman et ses cheveux teints en blond, donc tu le sauras quand tu le verras. Tu dis que tu veux le rencontrer, mais qu'est-ce que tu comptes faire quand ça arrivera, d'abord ? C'est vraiment dangereux, tu t'en rends compte ? Si tu dis que tu fais juste du tourisme tu vas te faire tuer, tu sais ? »
« Je vois... »
« Bon, on dit qu'il s'est adouci juste un peu maintenant, mais jusqu'à l'année dernière, c'était vraiment quelque chose, tu sais ? Apparemment quand il cogne des délinquants, ils volent dix mètres plus loin. »
À ce moment, le patron du restaurant, qui était en train d'écouter leur conversation depuis son côté du comptoir, parla tout en lavant ses couteaux :
« Les garçons, vous vous intéressez à Heiwajima Shizuo ? »
« Eh ? Ah... oui. »
« Je ne dirais rien de mal. Mais si vous n'avez rien de mieux à faire, il vaudrait mieux pour les deux partis que vous le laissiez tranquille. »
Disant ça, le patron fixa Yahiro et Kuon droit dans les yeux.
Contrairement à Simon, le patron parlait dans un Japonais fluide.
Sentant le poids de ses mots, Yahiro et Kuon gardèrent le silence et l'écoutèrent.
« Il n'est qu'un simple humain. Ce n'est pas un animal dans un zoo qui aime qu'on le regarde, et vous ne voulez pas être blessés inutilement non plus, pas vrai ? »
« C'est que... »
La voix de Yahiro devient inaudible, et Kuon regarda au loin en haussant les épaules.
En entendant ce que le patron du restaurant avait à dire, des sentiments négatifs envahirent Yahiro de plus en plus.
- Oui, c'est exactement comme il l'a dit.
- Je ne prévois pas de me battre avec lui, mais... ne suis-je pas en train de regarder Shizuo de la même manière que ceux qui me traitaient de monstre me regardaient ?
Alors que Yahiro baissait la tête d'un air triste, le patron du restaurant observa les mains du garçon un moment, et tout en continuant sa tâche, il dit :
« D'après ce que je vois, vous avez quelques problèmes de votre côté aussi... »
« Eh ? »
« Peu importe ce que vous choisissez de faire, vivez simplement. C'est la clé pour ne pas perdre foi en vous-même. »
« ... »
Qu'est-ce que le patron du restaurant avez deviné sur eux exactement ?
Sentant comme si la bassesse qui se cachait en lui avait était complètement découverte, Yahiro devint soudainement craintif.
« Um... Merci beaucoup. Je ferai attention. »
« ... »
Le patron du restaurant ne dit plus rien après ça, et coupa son poisson en silence.
Après un long silence, Kuon donna un coup de coude dans le bras de Yahiro, et chuchota :
« Voilà, tu vois, pas vrai ? C'est pas le genre de personne que tu vas chercher juste pour satisfaire ton propre intérêt, ce Heiwajima Shizuo. »
« Ah, oui... »
Yahiro répondit d'une voix monotone, et comme pour le sortir de sa torpeur, Kuon amena un nouveau sujet.
« Plus important, la petite sœur de Tatsugami-san ? On doit réfléchir à comment on va la retrouver. »
« C'est vrai, comment on va faire ça... »
« Si c'était arrivé avant, on aurait pu juste utiliser les Dollars,... »
« Dollars ? »
À la soudaine apparition de cet étrange terme, Yahiro fronça les sourcils tout en sirotant son thé.
« Ah, les Dollars, c'était un gang de couleur à Ikebukuro jusqu'à l'année dernière... Mais bon, des choses sont arrivées et ils se sont dissous. On disait que c'était un gang de couleur, mais il était basé sur internet... Il y avait des collégiens, puis des employés de bureaux et des femmes au foyer ont rejoint le gang par intérêts communs. »
« Wow... »
En y repensant, il se rappela vaguement avoir rencontré ce terme quand il avait lu des articles sur le Motard sans tête sur internet.
De plus, comme on en parlait comme d'un gang de plus de cent membres, il se rappela avoir pris peur et n'avoir pas cherché à en savoir plus.
« La communauté des Dollars avait beaucoup d'informations sur Ikebukuro, donc c'était pratique... Si tu étais à la recherche de quelqu'un tu pouvais le retrouver en un clin d’œil ! »
« Je vois... Tokyo est incroyable, après tout. »
« Les Dollars étaient définitivement un groupe pas comme les autres, même pour Tokyo. Même si je doute que les gens qui étaient dedans souhaiteraient révéler qu'ils étaient des Dollars. »
Amenant le dernier sushi de son assiette à sa bouche, Kuon avala et continua, d'un ton sarcastique :
« Tout ça c'est du passé, maintenant ce n'est plus qu'une relique ; il n’en reste plus que le nom et les rumeurs. C'est tout ce qu'il reste aujourd’hui, des Dollars comme des Écharpes jaunes. »
Et son sourire disparu soudainement de son visage, quand il ajouta, comme s'il se parlait à lui-même :
« Les Blue Squares... peuvent peut-être toujours le faire. »
♂♀
Quelque part dans la ville. Un immeuble abandonné.
C'était un immeuble éloigné du cœur de la ville.
Il semblait avoir été abandonné au milieu de sa construction ; c'était un immeuble normal jusqu'au deuxième étage, mais tout ce qui était au dessus avait été laissé en l'état, et les barres de métal à nu projetaient des ombres déconcertantes dans la rue.
Dans cet immeuble résonna la voix d'un homme :
« Oi, oi... J'étais un gars important parmi les Blue Squares, tu sais ? Tu comprends, oi ? »
Un homme avec le visage et un bras enroulés dans des bandages, qui donnait l'impression d'être un délinquant –Horada– provoquait des garçons clairement plus jeunes que lui.
« Sérieusement – J'ai eu de l'espoir quand j'ai entendu que les Blue Squares étaient de retour, mais vous tous les enfants, vous êtes soit stupides soit toujours en train de pisser dans vos frocs. »
Face à Horada, qui était assis sur un sofa qui avait dû être amené jusqu'ici, s'étaient réunis les membres actuels de l'organisation à laquelle il avait appartenu autrefois – les Blue Squares.
Kuronuma Aoba, au centre du groupe, écoutait Horada silencieusement.
Yoshikiri, qui se tenait juste à côté de lui, le fixait depuis un moment maintenant, comme pour dire “Est-ce que je peux juste buter ce type ?”, mais après l'avoir réprimé d'un regard, Aoba sourit agréablement en répondant :
« Non, on est vraiment désolés. J'ai trop entendu parlé de ta légende de la part de mes senpai, Horada-san. »
« Oh ? V, vraiment ? »
« Ils disaient que, que ce soit quand tu avais infiltré les Écharpes Jaunes et semé le chaos, ou quand on a tiré sur Heiwajima Shizuo, sans ta présence, les Blue Squares ne pourraient pas être là aujourd'hui. »
« Ah, non... oui ! Oui, exactement. En fait, dire que j'étais le pilier des Blue Squares à l'époque ne serait pas une exagération tous comptes faits. »
À présent, les yeux de Yoshikiri semblaient dire “Qu'est-ce qu'il veux dire par exagération ?”, mais l'ignorant, Aoba continua :
« Oui, j'ai toujours entendu parlé de toi par Aniki, Horada-san. »
« Aniki... ? Huh ? Tu t'appelles pas Kuronuma, ou un truc du genre ? »
« Si. »
« Est-ce que je connais un Kuronuma... »
Horada se creusait la tête alors qu'il ouvrait une cannette de bière, et Aoba sourit en disant :
« Ah, nos parents sont divorcés, donc nos noms sont différents. Horada-san, tu dois connaître mon frère je pense. »
« Huh~, et c'est quoi son nom ? »
« Il s'appelle... Izumii Ran. »
Horada recracha la bière qu'il était en train de boire.
« I, Iii, Izumii... -san ? »
Le visage de Horada vira au vert alors qu'il posait la question, ce à quoi Aoba répondit, toujours souriant :
« Oui, Aniki est maintenant dans le Awakusu-kai, mais il a entendu dire que tu sortais de prison, Horada-san, je pense qu'il va essayé de te rencontrer dès qu'il pourra, tu sais ? »
« J, je vois. C'est bien Izumii-san ça. Haha. »
La nature de son regard envers Aoba changeant dramatiquement, Horada se leva lentement du sofa.
« B, bon, passe le bonjour à Izumii-san. Ça doit être dur d'être si jeune et tout, ouais. »
Sa peur d'Izumii fluctuant dans sa voix, Horada commença à marcher.
« Oui, depuis que Ei Li-pei est revenu chez les Dragon Zombies, on a des bagarres tout le temps. »
À ces mots, les épaules de Horada frissonnèrent.
« ...Oui, ce Ei, je vois. »
« Mais si tu pouvais être assez bon pour nous venir en renfort, Horada-san, on pourrait gagner suffisamment de confiance pour transformer nos combats en une véritable guerre. »
« Ha...Haha. Bien~, j'aurais vraiment aimé faire ça, mais je suis déjà très occupé par mes propres affaires, et de toute façon, c'est pas très bon pour un gang si un ancien s'en mêle, pas vrai ? »
Trempé de sueur froide, Horada s'en alla rapidement.
« Bon, travaillez dur, ça marche ? Je vous soutiendrai dans l'ombre ! ‘kay ? Bye ! »
Avec ça, Horada s'échappa de l'immeuble.
Après qu'il ait disparu, Aoba et les autres commencèrent à parler :
« Eh, c'est l'une des raisons pour lesquelles les Blue Squares sont morts cette fois-là, je dirais. »
Aoba haussa les épaules et répondit :
« Bon, c'était complètement au-dessus de mes espérances, de toute façon. Vous ne trouvez pas qu'il a vraiment essayé du mieux qu'il a pu ? »
« Dans tous les cas, même s'il était en prison... S'il n'est même pas au courant pour Ei Li-pei, il est déjà plus dans le coup. »
« Oui, c'est vrai. Les Blue Squares n'ont pas vraiment besoin de lui. Je pensais qu'il aurait pu changer après être allé en prison, comme Aniki. »
Aoba renifla, et s’assit dan le sofa où Horada était avant.
« En parlant de ça, ces blessures... elles étaient de Heiwajima Shizuo, non ? »
« Oui, il les a reçu alors qu'il était avec ses kohai du lycée pour choper des filles. Et apparemment ils ont essayer d'embarquer Kururi-chan, la blague. »
« ... »
Aoba garda le silence un moment, et les autres commencèrent à le presser :
« Oh, hey, ta tête dit que c'est pas une blague, Aoba-kun. »
« Bon, si ce vieux l'avait touchée, il nagerait dans une mer de sang maintenant. »
« Et tu dis toujours que c'est pas ta copine. Mais tu es si passionné... »
« … Je vais te buter ! »
S'enflammant irraisonnablement, Yoshikiri tendit les bras ; esquivant ses mains avec souplesse, Aoba se releva et changea de sujet :
« Mais bon... Heiwajima Shizuo s'est adouci, aussi. Le laisser s'en sortir avec seulement ça. »
« V, Vraiment... ? »
Au froncement de sourcils de ses camarades, Aoba dit :
« Bon, il s'est adouci, mais ça ne veut pas dire qu'il est plus faible... Maintenant que l'autre informateur pénible est parti, c'est peut-être enfin le moment pour ce gars de disparaître du monde des combats de gangs. »
Oubliant qu'il était lui-même lycéen, Aoba parla avec des mots pleins de sagesse :
« Tout est en train de passer à la nouvelle génération finalement. On ne fait pas exception. »
Et après réflexion, il soupira, un peu ennuyé :
« Ah, il n'y a personne pour succéder à Shizuo, par contre. »
♂♀
Synopsis
Prélude
Prologue A : Les Brutes
Prologue B : L'Excentrique
Chapitre 1 A : L'Investigatrice
Chapitre 1 B : Le Visiteur (½)
Chapitre 1 B : Le Visiteur (2/2)
Chapitre 2 A : Les Disparus
Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (1/3)
Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (2/3)
Chapitre 2 B : Le Lanceur de Rumeurs (3/3)
Chapitre 3 A : Le Destructeur
Chapitre 3 B : Le Challenger (1/4)
Chapitre 3 B : Le Challenger (2/4)
Chapitre 3 B : Le Challenger (3/4)
Chapitre 3 B : Le Challenger (4/4)
Chapitre 4 A : Le Nouveau Venu
Chapitre 4 B : Les Revenants
Chapitre de connexion : Le Marginal