Nous avons rencontré Ivan jeune batelier de 26 ans sur les Hortillonnages.
Ivan à découvert le métier par du bouche à oreille, c’est une profession peu commune à laquelle on ne pense pas tout de suite. Pour être batelier il faut suivre une formation de 15 jours au départ, parler anglais, mais surtout connaître Amiens et les hortillonnages.
La saison démarre le 1avril et se termine le 31 octobre > 7 mois (certains bateliers ont un autre travail pendant les 5 mois restants, d’autres en profitent pour voyager, s’occuper de leur parcelles...). Sur l’association ils sont 13 bateliers au maximum pour 12 bateaux + 1 de secours.
Ivan nous explique qu’il y a un ordre prédéfini de départ. En début et en fin de saison c’est un peu plus aléatoire, certains viennent parfois pour rien (en général, ils s’arrangent pour qu’il y ait un nombre équitable de tour par batelier pour ne pas créer de compétition et garder une bonne entente de travail). La particularité est qu’au dessus de 84 tours par mois, les bateliers sont payés au tour.
Pour chaque balade les bateliers s’adaptent aux différents groupes, c’est un service personnalisé. Cependant lorsqu’Ivan parle il ne voit pas forcément les réactions des visiteurs, puis qu’ils sont dos au batelier qui les conduit. Au début et à la fin de saison il y a plus de personnes agées, de groupes/vacances scolaires aussi et des enfants avec leur familles. Selon Ivan il y a peu de personnes de la région qui visite, il n’y a pas beaucoup de changement dans les hortillonnages.
L’association accueille 130 000 visiteurs par an, elle est ouverte 7/7j de 9h à 18h. Elle collabore notamment avec l’office de tourisme. Nous observons qu’elle utilise peu d’outils numériques spécifiques ( juste le site et le facebook)
En ce qui concerne l’accessibilité, Ivan nous dit que les bateliers font attention aux personnes âgées lorsqu’elles embarquent. S’il s’agit d’un personne en fauteuil (ça n’arrive pas souvent mais quelques fois) il faut bien accrocher la barque et porter le fauteuil à plusieurs. Il y a un espace à l’arrière du bateau qui peut accueillir un fauteuil. Des personnes mal-voyantes viennent visiter aussi, mais ce sont des individuels (ils n’ont jamais accueillis de groupes de personnes mal-voyantes), et les amis ou la familles leur décrivent le paysage et les aide à embarquer.