Monsieur Leullier est président de l’association pour la protection et la sauvegarde du site et de l’environnement des hortillonnages. Il fait parti de l’association depuis 25 ans, il a d’abord été le banquier avant d’en devenir un membre puis quelques années plus tard, le président.
Il nous raconte que l’association existe depuis 40 ans, c’est une association d’utilité publique qui s’est créé en 1975 contre le projet de la rocade (voir cartes des Hortillonnages), un projet d’autoroute qui aurait pu détruire les jardins flottants. Elle est gérée par des bénévoles, mais compte 21 salariés en pleine saison dont 8 permanents.
La 1ère mission de l’association est de protéger et “réguler” les hortillonnages, pour que ça ne redevienne pas un marais (refaire les berges les berges sont refaites d’un manières particulière voir schéma, service de nettoyages..)
La 2ème mission est de récolter de l’argent via le tourisme, les ballades guidées, l’asso a l’exclusivité du tourisme dans les hortillonnages. Pour cela elle  possède 12 barques à cornets (spécifiques à la région Picarde) et une de secours. Elles suivent un circuit “dimplomatique”de 3km car il ne faut pas oublier que les hortillonages c’est aussi une partie de privés. L’argent récolté reste dans le site, il est réinvestit dans les salaires, le matériel, les éventuels travaux, ou autre dépenses occasionnelles.
Pour l’Association les hortillonnages représentent  130 km de berges en totalité, 2000 parcelles pour 1500 propriétaires. Il n’y a pas d’eau ni d’électricité sur les parcelles, elles ne sont pas faites pour y vivre, ce sont des jardins. Les canaux appelés “rieux” sont publics, les “fossés” sont privés, c’est un enchevêtrement de voix publics et privés. Il n’y a pas de cartes mises à jour régulièrement mais les cartes potentiellement disponibles sont aux cadastres de la mairie d’Amiens. Pourtant chaque rieux porte un nom. De plus la signalétique est abimée régulièrement, voir parfois inexistante.
Les Hortillonnages ne sont pas un site classé.
Monsieur Leullié imagine un futur sans grosses évolutions, “essayer de rester pareil que aujourd’hui, la préservation du site avant tout”. Pour lui le danger serait qu’il change trop. Peut être éventuellement un axe d’amélioration au niveau de la sensibilisation/information. Il souhaiterait aussi garder une certaine inaccessibilité (au niveau du terrain) car cela protège. Protéger de l’accès en voiture, à pied, même en barque les gens peuvent faire n’importe quoi
Il a une idée de l’accessibilité qui se tourne surtout sur des gros moyens et assez clichés (ascenseur, rampe d’acces…). Une idée très normée comme la plupart des gens, alors que de petites choses peuvent être faites pour changer beaucoup et surtout dans l’usage.