L’effet “10 verres” #1 : l’hypermnésie
Premier post et non des moindres puisqu’il met en place la série de “L’effet 10 verres”. En quelques mots, je vais parler dans cette rubrique de faits réels mais qui pourraient parfaitement être créés par n’importe qui après 10 verres (alcoolisés évidemment), ceux qui vous retournent le cerveau.
Donc parlons de l’hypermnésie. Je suis sûre que vous avez déjà dit à quelqu’un qu’il avait “une mémoire de poisson rouge” (même si cette expression est devenue quelque peu... ringarde). Eh bien les gens atteints d’hypermnésie sont à l’opposé de ça : ils se souviennent trop bien des choses. Leur cerveau est si actif qu’il développe une mémoire autobiographique immense. Cependant, cette mémoire est aléatoire et peut retenir des choses importantes comme des choses insignifiantes. Elle ne doit pas être confondue avec des capacités de mémorisation exceptionnelles qui permettraient, par exemple, de réciter une liste de mots appris plus tôt, et ne nécessite pas de travail ou de moyens mnémotechniques pour arriver à une telle capacité de mémorisation. La grande majorité des hypermnésiques montrent des résultats en dessous de la moyenne aux tests de mémoire normalisés. Dans d’autres termes, c’est la lame à double tranchant du souhait qu’on a tous déjà fait un jour : avoir une meilleure mémoire, se souvenir de plus de choses (dédicace aux élèves/étudiants sans mémoire comme moi <3). De plus, l’hypermnésie est considérée comme une vraie maladie auprès des médecins et des psychologues, causant fatigue intense et déficits cognitifs. En effet, les souvenirs s’imposant aux malades, ils obligent ces derniers à se replonger dedans. Cela diminue alors leur capacité de concentration et celle à vivre dans le monde présent.
Des hypermnésiques connus ? Sherlock Holmes entre autres, ou encore Baudelaire dans ses périodes de spleen (état de mélancolie, de dépression).
Crédits : l’Internaute, Wikipédia
















