La danse des barbares :
Je suis le funambule d'un carnaval Où l'insulte et la blague ont un aval Celui des morts qui comprennent la morsure
Je suis l'effigie de robustes cabrioles Je prends l'espace du bourgeois inlaçable Celui des dieux jugeant la désinvolture
Je suis l'arlequin des visages ternes Où la souffrance et la fatigue sont bigarrées Celles des malades, des pauvres et de l'usure Je suis la catharsis des iconisations Je porte les oreilles d'âne Comme une couronne Je suis l'inversion des symboles J'en deviens un moi-même J'accepte moqueries et farces Pour conjurer toutes les idoles
La fétichisation du pouvoir est une badinerie Quand passe le carnaval
Clément Dugast (nocto)












