Une promesse pour la fureur :
J'ai encore mangé un mur devant tous ces flux instables. Voilà une vie que je lèche les plaies des vivants, Pendant que je me casse les poings sur les maux.
Le temps tourne comme un vieux looper. Les bruits bug comme un âpre larsen.
J'ai encore essayé de garder une triste poignée de sable. Voilà des jours que je tente de parler au vent, Pendant que ma chienne n'attrape pas les oiseaux.
Le souffle m'esquive comme un imposteur. Les avions gueulent comme une futile peine.
J'ai encore prétexté mille excuses pour me sentir coupable. Voilà longtemps que je balbutie trop souvent, Pendant que la bière n'étouffe jamais les mots.
Mais même si le plus puissant des mouvements N'est qu'une vaine gesticulation Et même si le plus vigoureux des changements N'est que le début d'une conviction ;
Même si la poussière est toujours victorieuse. Même si le spectacle aura raison des idées.
Il faut toujours pousser un peu fort. Pour vivre digne. Je répète Bien avant l'abîme, Il faudra toujours pousser un peu fort.
Clément Dugast (nocto)









