Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de Camilla Läckberg. J’avais été un peu déçue par la lecture de la sirène. Mais Le dompteur de lions m’a réconciliée avec l’autrice et sa plume talentueuse. Nous retrouvons Erica autrice de romans policiers et son mari Patrick lieutenant spécialisé dans les homicides de la police criminelle de Fjällbacka , petite ville côtière suédoise. L’autrice dépeint avec humour et force de réalisme les rapports intergénérationnels au sein des familles norvégiennes qui ressemblent en tous points aux nôtres. Comment survivre aux conseils de sa belle-mère ? Comment accepter le nouveau mari de sa mère lorsqu’elle est âgée de 72 ans ! Comment se passer de ses parents lorsqu’on a des jumeaux et une carrière prenante ?
Deux enquêtes sont menées en parallèle, impossible de lâcher le livre tant les chapitres se succèdent à la perfection.
Victoria, jeune lycéenne passionnée d’équitation portée disparue depuis 4 mois est retrouvée nue, gravement souffrante et énuclée… Cette retrouvaille va chambouler toute la vie du village en révélant la noirceur insoupçonnée de l’âme humaine. C’est Patrick qui est en charge de l’enquête. Entre la place gênante des médias et un chef qui ne pense qu’à la retraite, Parick jongle entre son rôle de père et les méandres de la noirceur humaine.
Quant à Erica, elle se passionne pour une histoire de mœurs, tombée aux oubliettes. Celle d’une femme emprisonnée qui purge sa peine pour avoir tué son mari violent. Erica veut comprendre et écrire le témoignage de cette mystérieuse prisonnière qui a refusé de plaider la légitime défense et a préféré croupir en prison pendant 30 ans.
Läckberg réussit à tenir ses lecteurs en haleine. Ce sont les dernières lignes qui délivrent une vérité inimaginable qui fait froid dans le dos. Un excellent polar donc à découvrir sous une grosse couette avec une bonne tasse de thé. Parfait pour des vacances avec un temps pourri.











