Marzahn, le premier camp dâinternement pour les Tsiganes dans le TroisiĂšme Reich. Allemagne, date incertaine.â Landesarchiv Berlin
Des Tsiganes, liquidés dans les camps par les nazis. [RTS/SIGOT Jacques] Mémoires tsiganes, l'autre génocide
Watchtower at the memorial site Buchenwald
Camp dâinternement pour Tsiganes de Montreuil-Bellay (France)
Plaque commémorative à Poitiers (France)
Entre 250 000 et 500 000 Tsiganes, sur les 700 000 qui vivaient en Europe, ont Ă©tĂ© exterminĂ©s pendant la seconde guerre mondiale par les nazis et leurs alliĂ©s. Ce gĂ©nocide souvent oubliĂ© porte le nom de  Samudaripen. Toutefois, les Tsiganes français ont  rarement Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s.Â
Peu avant l'ouverture des Jeux olympiques de Berlin de 1936, la police ordonna l'arrestation de tous les Tsiganes de la capitale et de ses environs et leur relogement de force à Marzahn, un terrain vague de l'est de Berlin situé prÚs d'un cimetiÚre et d'un dépotoir d'eaux usées. La police encercla tous les campements tsiganes et transféra les habitants et leurs roulottes à Marzahn.
Myriam Novitch, rescapĂ©e du ghetto de Varsovie, rĂ©sume les Ă©tapes du gĂ©nocide tsigane « Tout dâabord ils sont dĂ©clarĂ©s asociaux, ensuite on les met dans un camp de concentration, enfin on les extermine. »
A lâautomne 1939, les dĂ©portations deviennent massives. Câest sur deux cent cinquante enfants tsiganes que les nazis testent le zyklon B, au camp de Buchenwald, en fĂ©vrier 1940. Le nom des victimes Tsiganes ne fut mĂȘme pas mentionnĂ© durant le ProcĂšs de Nuremberg.
La persécution des Tsiganes dans l'Allemagne d'avant-guerre, 1933-1939
Le génocide des Tsiganes européens, 1939-1945
source : https://www.ushmm.org
Le dĂ©cret du 6âŻavril 1940 qui prohibait la circulation des nomades sur la totalitĂ© du territoire et pour la durĂ©e de la guerre. Au second semestre 1940 pour lâessentiel, les Tsiganes furent expulsĂ©s dâAlsace et de Moselle (zone annexĂ©e au Reich). Le commandement militaire allemand de Paris ordonna que les Tsiganes se trouvant en zone occupĂ©e soient envoyĂ©s dans des camps dâinternement et « âŻsurveillĂ©s par des policiers français⯠». Les  prĂ©fets qui se chargĂšrent dâappliquer lâordonnance allemande. Comme les juifs expulsĂ©s en octobre 1940 de la zone occupĂ©e, les Tsiganes furent transfĂ©rĂ©s par Vichy dans des camps aprĂšs leur passage de la ligne de dĂ©marcation.
Câest en 1942 quâest créé le seul camp dâinternement rĂ©servĂ© aux Nomades, celui de Saliers. Le camp est situĂ© en zone libre, sur la commune dâArles, dans les Bouches-du-RhĂŽne. Lâinternement des nomades en zone sud fut un phĂ©nomĂšne marginal, liĂ© Ă des circonstances exceptionnelles, tandis quâen zone nord, il fut massif.
On estime que pendant la guerre, plus de 3 000 Tsiganes,ont Ă©tĂ© internĂ©s dans trente camps pour nomades aujourd'hui recensĂ©s en France. Le camp de Saliers a Ă©tĂ© fermĂ© le 15 octobre 1944. Les autoritĂ©s de la LibĂ©ration ont maintenu dans les autres camps la prĂ©sence des tsiganes jusquâen 1946.
Lâinternement des Tsiganes en France 1940-1946, la mĂ©moire et lâoubli :     confĂ©rence dâEmmanuel Filhol et de Jacques Sigot
Carte : Les camps d'internement des Tsiganes en France
L'internement des Tsiganes en France (1940-1946)
France: Anti-racism commission concerned at rise of hate speech and violence motivated by intolerance [press release]
ECRI expresses concern over the high level of under-reporting of racist crime, the cuts in budgets earmarked for integration policies and the remaining gaps in the criminal-law provisions relating to hate speech. In this connection, the authorities are called on to take measures to ensure that racist motivation and motives related to sexual orientation and gender identity are made an aggravating circumstance of any ordinary criminal offence.
ECRI is alarmed at the rise of hate speech and the increase in racist, antisemitic and islamophobic violence. âAlthough it was drafted before the November 2015 attacks in Paris, the report contains recommendations to the French authorities which are fully relevant todayâ.
Fifth report on France (pdf)
Photo : Julio Pelaez - Républicain Lorrain
Les violences racistes recensées par le ministÚre français de l'Intérieur ont augmenté de 14% entre 2012 et 2014. [rapport]
"Le discours de haine, de par sa banalisation dans la sphĂšre publique, demeure un sujet de prĂ©occupation", a commentĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l'organisation paneuropĂ©enne, Thorbjorn Jagland. Il a appelĂ© les responsables politiques Ă s'abstenir "de tenir des propos qui stigmatisent des groupes dĂ©jĂ vulnĂ©rables et attisent les tensions dans la sociĂ©tĂ© française". L'ECRI cite le cas du dĂ©putĂ©-maire de Cholet, Gilles Bourdouleix, qui avait affirmĂ© en 2013, lors d'une altercation sur un terrain agricole occupĂ© illĂ©galement par des gens du voyage, que "Hitler n'en avait peut-ĂȘtre pas tuĂ© assez", ou l'actuel Premier ministre Manuel Valls, qui en 2014, avait affirmĂ© qu'une minoritĂ© de Roms souhaitait s'intĂ©grer en France.
Un rapport du Conseil de l'Europe pointe la "banalisation" du racisme en France