Est-ce-que c'est parce-que je suis torturé que j'arrive à faire des aveux ?
Lomepal Interview
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Est-ce-que c'est parce-que je suis torturé que j'arrive à faire des aveux ?
Lomepal Interview
Interview
“Avant, j’aimais pas la politique” enregistrée au Café Français, François Durpaire reçoit Georges Pau-Langevin, députée de la 15ème circonscription de Paris depuis 2016 et ancienne ministre des Outre-mer (2014-2016).
Maquillage de François Durpaire & Georges Pau-Langevin
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“Avant j’aimais pas la politique ” Interview George Pau – Langevin Interview "Avant, j'aimais pas la politique" enregistrée au Café Français, François Durpaire reçoit Georges Pau-Langevin, députée de la 15ème circonscription de Paris depuis 2016 et ancienne ministre des Outre-mer (2014-2016). Maquillage de François Durpaire & Georges Pau-Langevin Backstage
C'est sur la terrasse d'un café du 8ème arrondissement, entre un coca et un jus d'abricot que nous avons rencontré Morgan Mallet, jeune auteur d'Héroic Fantasy, ayant déjà publié le deuxieme tome de sa saga ExiledWorld. L'originalité de ses écrits repose sur le principe de la déstabilisation. En effet, ses personnages, Max et ses amis, transportés dans un monde parallèle s'en retrouvent complètement chamboulé par l'absence complète de toutes les lois physiques. Ils arrivent dans un univers qui n'est pas le leur, ou la magie est reine et ou la guerre fait rage. Méchants, alliés, secrets, révélations et un suspens très bien conservés qui nous tient en haleine page après page, Morgan Mallet nous transporte dans les hautes sphères de notre imaginaire, pour le plaisir des grands et des petits.
1 - Quand as tu saisis ta plume pour la première fois en te disant : Je vais être auteur ? Ça m'a prit vers l'âge de 14 ans et demi - 15 ans, j'étais en Seconde, je lisais beaucoup d'Héroic Fantasy et pendant la récréation, je me refaisait l'histoire, je la revivais. Et puis un jour, j'en ai eu marre que tous mes bouquins aient une fin de série, alors j'ai décidé d'écrire. Je me suis basé sur EvelWorld de Katherine Applegate mais je me suis vite rendu compte que je faisait du gros copier-coller, alors j'ai tout recommencé pour me faire quelque chose qui me ressemble plus.
2 - Pourquoi écris tu ? Ça peut paraître fou ou prétentieux, mais j'ai toujours considéré que les écrits ne sont pas faits pour être laissés dans un placard, dès le départ j'ai eu envie d'en faire quelque chose, de le diffuser, de le faire découvrir aux lecteurs. J'écris pour moi, pour plaire, qu'importe à qui.
3 - Comment as tu rencontré ton éditeur ? Par pur hasard, un jour mon père est rentré dans ce qu'il croyait être une librairie, il s'agissait en fait d'une petite maison d'édition (Édition de l'Officine), il a rencontré l'éditeur et il a parlé de moi.
4 - Ton éditeur t'as demandé de faire des modifications sur ton manuscrit ? Non, il a prit tels quels mes tomes 1 et 2. Mais je pense aller vers une maison d'édition plus importante pour faire publier le tome 3.
5 - Quelle grande maison d'édition ? Bragelonne, maison spécialisée dans le fantastique et la science fiction. J'ai eu la chance d'avoir un contact dans cette maison par un vendeur de la FNAC des Ternes. Je leur ai envoyé mon 1er tome, depuis j'attends, on verra bien.
6 - Pour toi, quels sont les avantages et les inconvénients d'une petite maison d'édition ? Il y peu d'avantages pour quelques inconvénients. Le plus d'une petite maison d'édition, c'est qu'il te donne ta chance. Les moins c'est que l'on bénéficie d'une diffusion plus restreinte, et que je ne vais pas m’attarder dessus parce que je tiens à ma maison d’édition (rire)
7 - Pourquoi avoir choisit d'écrire de l'Héroic Fantasy ? Oui, de l'Héroic Fantasy, et bien déjà parce que j'y trouve une liberté absolue de création. Je suis entièrement libre de façonner à mon histoire, je n'ai aucune contrainte. Ensuite, écrire dans ce genre, c'est faire appel a des fantasmes d'enfants comme exploser les méchants et faire triompher le bien, ceci dit, c'est aussi un fantasme d'adulte (rire). Cependant, comme tu me parle de Science Fiction, je m'applique à ce que mon univers soit un minimum rattaché à la science, c'est à dire que j'essaye d'expliquer scientifiquement les évènements de mon récit. Ceci dit, pourquoi pas changer de genre plus tard, mais avant je veux finir la saga.
8 - Selon toi, quels sont les avantages et les inconvénients d'un jeune auteur ? Les inconvénients, c'est qu'on peut manquer de confiance en soi, et du coup qu'il est difficile d'obtenir la confiance des autres, outre forcément ses parents, ses amis, etc. Et puis l'âge peut aussi fermer des portes, comme en ouvrir d'ailleurs, c’est pour ça que c'est aussi un avantage. Le plus gros avantage que je retiendrais c'est qu'écrire son premier tome à 14 ans et le relire à 22 ans, même si parfois durant la relecture on grince des dents, on se rend compte que l'on murit pour et par ses récits. C'est un peu une trace de notre évolution.
9 - As tu fais ta promotion personnelle ? Disons que je n'en parle pas quand je rencontre des gens, je reste discret parce que je considère mon travail comme petit et modeste. Souvent mes amis l'apprennent au détours d'une conversation sans prétention (rire). Mais j'ai été référencé par ma maison d'édition à la FNAC (50 exemplaires vendus la 1ère journée), dans les Virgin dans les salons littéraires, etc. En parallèle, j'ai du faire de la démarche à plus petite échelle, dans les journaux locaux, à la radio. Quand j'étais stagiaire chez France 3, j'ai laissé trainé mon bouquin et je me suis retrouvé avec une interview au JT.
10 - Donc tu cible les jeunes ? Au début oui, mais je me suis rendu compte que ma fourche de lectorat s'est élargie d'elle même. Au début, je ciblais les garçons de 10-12 ans, mais j'ai eu des ventes pour les 7-8 ans et pour les 80 ans et plus. Aujourd'hui, je pourrai dire que mon lectorat est constitué majoritairement de jeunes ados et de jeunes adultes. Garçon et fille, homme et femme confondus, parce que oui, les fillettes de nos jours rêvent aussi de magie et d'exploser des monstres (rire)
11 - Et plus tard ? Avec trois casquettes, celle du réalisateur, celle du scénariste et celle du comédien.
12 - Pourquoi ce penchant pour la comédie ? Je considère que la comédie passe avant l'écriture parce que écrire, c'est un peu jouer les personnages, afin de leur donner une crédibilité. La comédie me permet de vivre mon histoire, on y trouve beaucoup de mes délires personnels, l'écriture c'est le contrôle et la théâtre c'est la liberté. Du coup l'un sert à l'autre. Au théâtre c'est difficile de mettre de coté son coté analytique, d'éviter une réflexion trop importante et de pouvoir vivre la scène sans ça. En gros, c’est dur de mettre en OFF l'auteur qui est en moi en même temps que mettre en ON le comédien que je suis.
13 - As-tu un processus d'écriture ? Le problème, c'est qu'entre mon travail, mes études, et la pluralité de mes activités, j'ai peu de temps libre et je suis fatigué. Donc le temps de calme dont je dispose, j'en profite pour me reposer. Donc dès que je suis en forme et que j'ai du temps, j'écris. Après, je me suis forcé à partir chez mes parents, seul, avec mon ordinateur. Sinon j'écris vraiment en dilettante, j'ai beau être devant ma feuille, je regarde les mouches voler, mais ça c'est pas du travail, c'est de la distraction (rire) Ceci dit, quand je me mets à écrire, j'ai la trame complète en tête, donc je la suis. Parfois, il y a des petits accidents, de léger évènements qui me servent, c'est comme j'ai décidé de ne pas m'axer sur le personnage principal (Max) comme dans le tome 1, mais de faire évoluer psychologiquement mes autres personnages pour éviter qu'ils ne fassent partis du décors, c'est pour ça que Cédric (l'ami de Max) est plus présent dans le tome 2.
14 - Pas trop difficile d'allier vie personnelle et tes activités artistiques ? Si, c'est compliqué d'accorder du temps à sa moitié, à sa famille, ses amis, ect. Parfois, ça hurle dans tout les sens, du coup, ça me demande des sacrifices. 15 - Tu as des regrets suite à ces sacrifices ou au contraire, heureusement que tu les as fait ? Je n'ai pas de regrets, parce que il fut un temps j’avais une situation personnelle assez instable. Après certes, je n'ai peut-être pas beaucoup fait la fête, je n'ai peut-être pas vécu tout ce que j'avais à vivre en tant que jeune. Mais après c'est un style de vie, et c'est le mien. 16 - Le mot de la fin ? Poursuivre ses rêves, c'est aussi une façon d'exister.