Les restants du chaos
Elles jonchent le sol, avec arrogance et dédain. Peu importe si elles étaient là ou pas hier, de toute façon pas moyen de s'en souvenirs. Combien de fois j'ai transpercer le derme sans considération ? Aucune idée. Je sors des limbes, en laissant mes démons dans le brouillard, bien comme il faut. Sortir de leurs territoires, en courant... Ma peur me rattrape, risquant la surdose, pas celle des produits mais celle du répit dans lequel il est tellement facile de s'enfermer. Se blottir dans la chaleur des substances corrosives. Dépasser les problématiques du quotidien en dévastant celui ci, par la seule puissance des injections régulière. Un brouillard dans l'horizon, palliatif sans reproche. Qu'on ne me raconte plus d'histoire sur Morphée, je l'ai laissé partir avec les incisions d'opioïdes, parcourant les capillaires veineux, même si trop peu restent en vie après la bataille. Insomnie. Perte de contrôle non assumé.
Et puis lorsqu'on repousse leurs avances, c'est ailleurs qu'on se perd. Maintenant il s'agit de savoir quoi faire des restants du chaos. Courir comme l'enfer, des interludes en guise de compromis.
Encore des batailles. Qu'il faut perdre, puisqu'on retrouve que dalle de puissance.









