So in Monster Hunter you have those kind of familiars that follow you around called palicos. My brother has been playing that game and his palicos name is Jacques Daniel and to me that’s like the most hilarious name ever plus I love his design so much. I just couldn’t resist drawing him! It really didn’t turn out the way I wanted it to be but I’ll do better next time🖤
Une édition du Littré de 1969, reprise de l'édition Club français du livre de 1956-1958, couverture cartonnée-toilée. Maquette de Jacques Daniel. via @ANRT_type
Elle sighed quietly, rubbing her face as she tried to focus on the text in front of her but naturally the agent didn't want to work. This close to christmas everyone was just kinda... done. Hearing someone behind her Elle turned around. "Ah, ever heard of knocking?"
TOUT DE SUITE : Les sentiments n'empêchent pas le cul
!!!VENÈRE!!! : Racontez-moi comment tout a commencé…
Manon : Et bien moi j’habitais Grenoble. Là-bas je chantais dans des petits cabarets, des cafés-théâtres de la banlieue grenobloise… (Donatien rit) Pourquoi tu te marres ?
Donatien : Non, pour rien…
Manon : Et je faisais ça depuis quelques années. Un jour je suis allé dans la Drôme, le département à côté d’où vient Donatien, pour me rendre à une soirée hommage à Jean-Jacques Goldman. J’y ai chanté Envole-Moi. Et Donatien a chanté Encore Un Matin. C’est là qu’on s’est vus la première fois.
Donatien : Moi, à l’époque, j’avais un groupe de chanson française, un peu dans le genre des Ogres de Barback, et je me faisais un peu chier. J’avais commencé à écrire des chansons dans mon coin, en secret… Et je cherchais quelqu’un pour les porter. Et puis, je suis allé à cette soirée hommage à Jean-Jacques Goldman et j’ai vu Manon. Mais on ne s’est pas parlé. On n’a pas osé. Je suis un peu timide. Mais j’ai eu un flash, je me suis dit que c’était elle que je voulais pour mon projet.
Manon : C’est un ami commun qui nous a mis en relation lors d’un dîner. On est allé se faire une résidence en autarcie dans la montagne de Grenoble pendant deux mois.
!!!V!!! : Donc vous êtes des vrais fans de variété…
Manon : Pour ma part, je suis fan mais avec un second degré. J’ai grandi dans les années 80, je reconnais que ce sont des bonnes chansons même si elles sont un peu kitchs.
Donatien : J’allais dire la même chose.
!!!V!!! : Votre style, c’est le « Porno Goldman ». C’est quoi ?
Donatien : C’est la chanson kitch, la chanson qui touche. La variété ça peut être de bonnes chansons aussi, malgré le coté vachement désuet. Le Porno Goldman c’est comment utiliser ça et en faire quelque chose de moderne.
Manon : Parce que le porno c’est moderne (rires).
!!!V!!! : Comment avez-vous imaginé vos personnages respectifs ?
Manon : Ca s’est fait peu à peu. Ma robe de soirée, elle était dans mes placards. Ca faisait tenue de gala. Je me suis aussi inspirée de Guesch Patti. Et puis mon personnage s’est défini pendant les spectacles, à travers ma relation avec le public.
Donatien : Moi j’ai chopé des fringues à Manon, je cultive un côté un peu pédé à la fois trash et sensible. Je joue sur le coté métrosexuel. Pour le look, je dirais m’être inspiré de Goldman et de Balavoine.
!!!V!!! : Vous n’avez pas besoin de scène puisque vous chantez parmi le public. Vous n’hésitez pas à vous frotter ou à peloter les gens… Vous cherchez à gêner ? Provoquer une réaction ?
Donatien : C’est le côté Tout De Suite, on va voir les gens et on voit ce qui se passe. Forcément, il y en a que ça met très mal à l’aise.
Manon : C’est aussi pour les réveiller. Les formes de spectacles où on assiste un peu vouté à un truc en frontal, où on mange une espèce de produit culturel, ça ne m’intéresse pas trop. J’avais envie d’être plus au contact pour qu’on entende bien ce que j’ai à dire. Et pour moi un spectacle, c’est physique. Mon but n’est pas de mettre les gens mal à l’aise mais de les faire réagir.
!!!V!!! : Vous êtes conscients que des gens quittent la salle parce qu’ils sont choqués ?
Manon : Oui, mais je me dis qu’ils réfléchiront plus tard. Je pense que ceux qui se barrent sont touchés par quelque chose de profond en eux. Et c’est plutôt bien.
Donatien : C’est qu’ils ne sont pas prêts à recevoir ça.
!!!V!!! : Manon, tu imposes un personnage féminin très intimidant pour les mecs, c’est-à-dire la fille ultra entreprenante qui se jette sur eux. Les hommes sont gênés face à ça…
Manon : Ouais, mais bien fait pour eux. C’est bon, ils nous saoulent bien aussi les connards de mecs. On se fait bien emmerder quand on est habillé un peu trop court. Quand j’habitais à Grenoble, il y avait une place, la place Saint Bruno, où chaque fois que tu passais il y avait une brochette de mecs qui te sifflaient, qui faisaient des réflexions etc… Moi j’ai dis à mes copines qu’on allait faire la même chose, qu’on allait s’asseoir à une terrasse de bar et qu’à chaque mec qui passe, on lui materait le cul, les couilles et qu’on leur ferait des réflexions aussi.
!!!V!!! : Donc c’est pour ça que t’as choisi d’habiter Barbès…
Manon : (Rires) Ah ben là ça me calme, je peux te le dire... Je fais pas trop la maligne.
!!!V!!! : On est d’accord qu’encore aujourd’hui, un mec qui montre son cul en soirée, ça fait rire, alors qu’une fille ça choque…
Manon : Oui, et je trouve ça super chiant. J’ai pas été éduquée comme ça et j’ai dû me mettre des barrières en grandissant. Je faisais la conne en soirée et on me disait : « Arrête de provoquer les mecs ! » J’ai compris qu’une fille n’est pas censée faire comme un garçon. La fille est un objet, une proie.
!!!V!!! : Le sexe est une composante essentielle dans votre show. D’ailleurs Manon, tu n’as pas de culotte et tu n’hésites pas à le montrer. Toi, Donatien, tu montres ton cul sans sourciller. Votre corps est un accessoire pour le spectacle ?
Donatien : On les montre, mais dans l’action.
Manon : En parlant de sexe, on s’est dit qu’on ne pouvait pas faire autrement que d’y aller à fond, surtout quand on s’appelle Tout De Suite. Et puis, c’est un projet que je porte et que j’assume, ça ne me dérange pas du tout. Nos corps sont comme des costumes. Mais je peux être pudique dans la vie.
!!!V!!! : Pendant un concert, c’est arrivé que des gens vous pelotent et que ça vous gêne vous aussi ?
Manon : Je ne suis jamais sentie dépossédée de la situation. Ca fait partie du spectacle. En provoquant, on est obligé d’accepter ça, de laisser faire.
Donatien : Moi, ça m’est arrivé d’être mal à l’aise avec une fille que je pelotais et qui me pelotait sérieusement en retour. Du coup, j’ai arrêté de la peloter (rires).
!!!V!!! : Ce qui est étonnant, c’est votre mélange de romantisme et de crudité. On sent une vraie sincérité dans les deux cas…
Donatien : Oui, les textes, c’est sincère, c’est du vécu.
Manon : Ah ouais ? Non, c’est pas forcément du vécu ! Je ne suis pas zoophile ! Je n’ai jamais eu d’histoire de cul avec un chien…
!!!V!!! : Vos textes peuvent aborder des thèmes franchement hard, comme le viol, parfois même le scato…
Manon : En parlant de sexe, on ne doit pas faire d’impasse. Il faut tout explorer. Bien sûr, il y a des pratiques plus déviantes que d’autres, comme la pédophilie…
Donatien : Mais ça n’empêche pas d’en parler.
Manon : On aborde les tabous. Tu vois, comme par exemple, la chanson sur le viol (Ton Petit Cul, ndr). Alors bien sûr, je suis contre le viol (rires), mais ça fait partie des fantasmes humains. On peut le dire.
!!!V!!! : On doit vous demander souvent si vous êtes un vrai couple…
Donatien : On n’est pas ensemble.
Manon : Et on n’a jamais couché ensemble.
!!!V!!! : C’est arrivé que des concerts dérapent ?
Donatien : Non, on nous a toujours laissé finir.
!!!V!!! : C’est important dans le sexe…
Manon : Oh oui.
!!!V!!! : Est-ce que vous adaptez le spectacle au type de public ?
Manon : Non, c’est toujours passé. Le début du spectacle est assez tendre, on les embobine comme ça pour aller plus loin ensuite. On l’a même joué en pleine rue, au festival d’Aurillac. Il y avait 300 personnes tous les soirs. Il y avait des vieux de 60 balais, des enfants. J’ai même fait pleurer une gamine en lui piquant son Coca (rires).
Donatien : Donc on peut être grand public ! Ca se fait en douceur. Il y a les préliminaires, la pénétration et l’orgasme (rires).
Manon : Vers la troisième chanson, moi il faut que je trouve un mec. Je le tiens très fortement, souvent il veut se barrer mais je le garde !
Donatien : Je le fais aussi avec les filles, et parfois quelques garçons, mais eux je les touche moins.
!!!V!!! : Vous avez enregistré un album : "Je t'aime et je souffre". C’est un objet à part entière où c’est la bande originale du show ?
Donatien : Je le vois comme un objet à part entière.
Manon : Moi je le voix plus comme une bande originale.
Donatien : (Soupir) On n’est pas d’accord…
Manon : L’album sans le spectacle est beaucoup plus second degré. Il y a moins l’aspect sincère et punk de la mise en scène.
Oui, c’est très punk ce que vous faites…
Donatien : Oui, c’est un peu violent, un peu arraché, ça va au contact, on mouille la chemise…
Manon : On pousse l’énergie à l’extrême, jusqu’à l’épuisement.
Donatien : Nous sommes complètement rincés après chaque concert…
!!!V!!! : Récemment, vous êtes passés à la télé sur M6 dans La France a un incroyable talent. Manon a fini jambes écartées, sans culotte, sur le pupitre de Dave. Satisfaits de votre prestation ?
Manon : Ça s’est bien passé malgré le montage qui coupe quelques moments, notamment des commentaires du jury sur notre passage.
!!!V!!! : Comme quoi ?
Manon : Par exemple Sophie Edelstein…
Donatien : Elle a dit que c’est pas bien les poils sous les bras de Manon.
Manon : Et en réalité, c’est Dave qui a buzzé en premier. Et il s’est excusé après d’avoir buzzé si vite. On avait trop peur de ne pas avoir le temps de finir. Je me disais « Pitié ! pitié ! Attendez, ça arrive ! ».
(Pour voir la prestation de Tout De Suite sur M6, cliquez sur l'image ci-dessous)
!!!V!!! : Vous avez hésité à faire l’émission ?
Donatien : Oh oui…
Manon : C’était l’enfer… Ce sont eux qui nous ont contacté ! On n’est pas allé s’inscrire.
Donatien : On s’est posé plein de questions, qu’est-ce qu’ils veulent faire de nous etc…
!!!V!!! : Vous avez reçu des propositions depuis l’émission ? Ca a déclenché quelque chose ?
Manon : Ben tu nous as contacté, toi.
!!!V!!! : Oui, mais je vous avais vu avant en concert…
Manon : Ça n’a pas changé grand chose. On a joué en boîte de nuit quatre jours après, entre Bar-le-Duc et Vitry-le-François. On est reparti assez dépités. Ils s’en foutaient. Ils nous ont donné 2O minutes pour nous couper au bout de 15… On était un pur produit culturel. Ils nous un peu pris pour des gogo dancers.
!!!V!!! : Pour l’émission de M6, c’était un peu pareil ?
Manon : Non, mais en tout cas c’est tout bénef pour eux. Ils annoncent une semaine avant qu’il va se passer un truc super hot pendant l’émission, que ça va faire monter l’Audimat.
!!!V!!! : C’est sûr qu’on n’avait pas vu ça à la télé depuis Mallaury Nataf. Et encore, elle c’était furtif. Pour Manon, c’est assumé.
Manon : On ne s’est même pas posé la question de savoir si ça avait déjà été fait ou pas.
!!!V!!! : Vous ne regrettez pas ce passage télé en tout cas ?
Donatien : Pour moi c’est mitigé. On a reçu quelques mails relous de gens qui n’ont pas trop compris qu’on le fasse.
Manon : Oui, mais sachant qu’on devait tourner en juin cette émission. Et à ce moment, on l’avait annoncé à tout le monde. C’est là qu’on a eu des réactions de nos amis ou de nos fans. Mais fin juin, le tournage a été annulé, car Dave avait fait un infarctus. Donc c’était repoussé. Et on a décidé de ne plus le faire. La prod nous a rappelé, ils nous ont tannés, donc on l’a fait mais sans prévenir personne cette fois-ci. Finalement, tous nos fans et amis nous ont félicités après l’émission.
Donatien : Il y a juste un pote qui a dit que c’était une trahison. Moi j’étais content, c’est une super pub.
Manon : Mais au final on a gagné quoi ?
Donatien : Un peu de visibilité.
Manon : Je sais pas.
!!!V!!! : Ca fait une ligne sur le C.V.
Manon : Oh ben alors ça… On ne la mettra pas ! (rires)
!!!V!!! : Dans le monde de la culture, qu’est-ce qui vous vénère ?
Manon : Michel Sardou…
Donatien : Que Goldman ne fasse plus de disques. Ou qu’Aurélie Cabrel, la fille de Francis, sorte un album.
Manon : Ah ben tiens, quand j’y pense, ce qui m’a vénère y a pas longtemps c’est le fils de Gainsbourg.
!!!V!!! : Ah ben justement, c’est le premier article de VÉNÈRE…
Manon : Ah ouais, là je me suis dit : « Putain mais c’est pas vrai ! »
Propos recueillis par Jacques Daniel