J’aurais 28 ans cette année, ça fera 3 ans avec R. Je continu l’aventure avec Baobab Edition en tant que graphiste-illustratrice-couteausuisse. J’apprends la “Psychologie” en parallalère et j’essaye de développer ma spiritualité qui je sens, le besoin d’exister.
J’hésite à disséquer, à revenir en arrière sur cette année difficile. Il y a pire bien sûr, mais j’ai le souvenir d’une année à batailler, contre moi-même, contre lui, contre mes aspirations. j’ai beaucoup parlé à une femme, assise dans un canapé gris moelleux, entouré de plante pour tenter d’expier la situation qui devenait difficile pour moi. J’ai perdu des cheveux, pris du poids et j’ai pleuré une piscine entière de larme sur le trottoir au téléphone avec ma mère. Je n’avais plus de honte, plus de gène, c’était trop pour moi, qui pourtant, malgré tout gardais la face. Heureusement dans la chaleur d’été, il y a eu un dénouement heureux. Quelques kilomètres, un vélo et le recommencement à aimer travailler, qui se répète, à ma surprise, tous les jours avec des gens bienveillants, emphatiques. Un beau voyage au Sri Lanka à ponctué cette année, avec ma soeur, qui nous a encore plus rapprochées. Nos rires restent une de mes mélodies préférées contre la tristesse. À partir du mois de juin, j’allais mieux et le changement s’est mis en place. Aussi grâce à toi H. aujourd'hui, je suis plus que peinée de me rentre compte que notre amitié n’était pas si réelle au vu d’une distance qui s’est créée malgré mes tentatives vers toi. J’en garde un très bon souvenir, nos discussions sur les bancs, nos rendez-vous potin, les nombreux conseils que tu as pu me donner tout au long de l’année. Merci.