source : @cheminer-poesie-cressant
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Le visage crée-t-il l'expression où reproduit-il sans se souvenir seulement celle qu'il a un jour admiré ?
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(Dans la portée des ombres, extrait)
© Pierre Cressant
(jeudi 20 octobre 2005)
seen from Türkiye
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source : @cheminer-poesie-cressant
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Le visage crée-t-il l'expression où reproduit-il sans se souvenir seulement celle qu'il a un jour admiré ?
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(Dans la portée des ombres, extrait)
© Pierre Cressant
(jeudi 20 octobre 2005)
Un homme avec des yeux multiples – crayons de couleur, carnet nª 58, 2000.
La chambre, la demoiselle et les questions (p.2).
Lorsqu’elle se réveilla, il était 9h, elle s’était couchée vers 2h du matin mais elle se sentait en pleine forme, ayant bénéficié d’un bon sommeil réparateur auquel elle n’avait plus eu le droit depuis des lustres. Elle traîna 30 minutes ou peut-être plus sur son portable avant de se lever et d’aller prendre une douche. Chose faite, elle se créma et s’habilla rapidement avant de passer à ses cheveux indomptables et gonflés de partout. Elle avait pris la fâcheuse habitude de ne plus se coiffer, enfin de ne plus les brosser. Elle était épuisée. Elle aimait ses cheveux, elle n’avait jamais eu de complexes par rapport à eux, mais ils subissaient le même traitement que sa chambre. En effet, lorsqu’elle se sentait instable, sur les plans émotionnels et mentales, victime de ses pensées harassantes, elle avait pour habitude de négliger la tenue de sa chambre. Au contraire, lorsqu’elle se décidait à se reprendre en main, toujours assez rapidement entre 3 jours et une semaine, elle rangeait sa chambre, pliait les vêtements qu’elle entassait sur une chaise qui n’était pas prévue à cet effet et enfin elle se peignait et prenait soin de ses cheveux. En fait, c’était simple, c’était comme si pour que sa tête soit ordonnée il fallait que son espace personnel extérieur le soit également. Cette chambre était l’indicateur de sa situation mentale et émotionnelle. Attention, parfois cette technique fonctionnait et d’autres fois non, sa chambre était dans un piteux état uniquement parce que c’est une flemmarde.
Par ailleurs, elle l’avait compris récemment. Pour qu’elle soit rangée dans sa tête, il fallait également que son espace personnel le soit. Ce processus commençait toujours par la tête avant de se refléter extérieurement au travers de sa chambre. Parfois, même à une heure tardive, elle ressentait le besoin de ranger sa chambre, puisqu’elle avait réussi à répondre à ses questions existentielles.
Elle avait aussi remarqué que lorsqu’elle se sentait défaillir sous le poids écrasant de toutes ces questions qui jaillissaient d’elles-mêmes dans son cerveau, elle n’était pas d’humeur. Elle était généralement froide et même méchante. Ce comportement ne passait pas inaperçu. On disait même d’elle qu’elle était bizarre. Le « on » désigne ceux qui sont présents dans sa sphère familiale. Je ne pense pas que ses amis percevaient ces différences. Elle ne vivait plus avec ses parents depuis 10 ans, mais cet aspect de sa personnalité était resté le même depuis son enfance. Elle avait essayé de vivre en colocation, mais ça c’était mal fini à cause de cet « aspect de sa personnalité ».
C’était aussi sensiblement pour cette raison qu’elle se sentait incomprise et ce depuis toujours. Elle avait désormais 30 ans et pourtant elle avait l’impression d’être restée bloquée à ses 13 ans, époque à laquelle ce tournoiement infernal de questions avait débuté. Malgré son âge, elle n’était « toujours » pas mariée. Étant issue d’une culture dans laquelle si aux environs de 25 ans on est toujours célibataire, on est affublé du surnom quelque peu reluisant et même insultant de vieille fille. Cependant, son célibat ne l’a choquait pas, il ne l’effrayait pas non plus d’ailleurs. Elle avait toujours eu l’intime conviction qu’elle ne ferait rien comme les autres. Elle n’était pas contre le mariage mais elle ne s’imaginait pas non plus mère de famille. Elle voulait occuper le statut de concubine ad vitam æternam. En effet, ce statut plus que celui de mariée l’attirait puisqu’elle s’imaginait à travers lui une certaine liberté. Celle de ne pas être catégorisée de bizarre, solitaire ou même marginale par sa famille mais c’était aussi un moyen de fuir sa solitude et toutes ses questions récalcitrantes.
Qu’est-ce que le RPG vous a apporté de positif dans votre vie ?
Je suis tombée sur les réponses au sondage sur les habitudes d’écriture des rpgistes organisé par @jefaisdurp (tardivement, j’avoue) et j’ai adoré comprendre un peu mieux la communauté actuelle.
Clairement, on constate qu’on a tous bien grandi depuis nos débuts dans le monde rpgique et qu’on arrive maintenant à avoir du recul sur tout ça. Les réponses à la dernière question m’ont beaucoup peinée et on voit qu’il y a un sentiment de confusion, de questionnement concernant sa place au sein de la communauté, contrairement à “la belle époque” d’il y a quelques année. Un constat triste du monde rpgique d’aujourd’hui.
Mais du coup, j'en suis venue à me poser une question :
Qu’est-ce que le RPG vous a apporté de positif dans votre vie ?
N’hésitez pas à reblog en racontant votre expérience ; je serais vraiment curieuse de lire vos réponses.
Dans combien de miroirs ai-je vécu ?
Anna Akhmatova
Qui t’inclue dans sa vie et surtout dans son cœur malgré la distance ? Qui pense à toi quand t’es pas là ?
477.
Peut-être qu’il est temps que je sois seule. Parce qu’à la fin, cette vie, elle est à moi. En 6 ans, j’ai donné corps et âme à ceux que j’ai aimé, au lieu de me consacrer à moi-même. A présent, j’ai le sentiment qu’il y a encore pleins de nouvelles expériences et pleins de nouveaux sentiments que j’ai manqué pendant tout ce temps. Je me suis enfermée dans ma zone de confort, sans grandir, pendant trop longtemps. Mais il serait temps que je me libère.