Ulrich TADAJEU, l”Homme média” des jeux universitaires 2015
Ulrich TADAJEU n’est pas journaliste, mais fait du liveblogging. Toutes les minutes, ses comptes twitter et Facebook étaient réactualisés. Photos, textes, il a mis tous les moyens qui étaient à se disposition pour renseigner ses amis et followers sur le déroulement des réseaux sociaux. Au départ, comme beaucoup d’autres personnes, j’étais persuadée qu’il avait à sa disposition un ordinateur, une clef internet, un appareil photo, un enregistreur… mais j’ai été surprise quand il m’a dit ceci : « j’ai travaillé pendant tout ce temps avec mon Smartphone. Il est tout pour moi ! C’est un ordinateur »
Ulrich est arrivé au Jeux Universitaires pour « se reposer ». Une fois sur le terrain, il a lancé une recherche sur Facebook et Twitter avec un Hashtag des Jeux et n’a pas trouvé grand-chose. « Du coup, je me suis rendu compte que personne n’avait l’intention de faire revivre en direct cet évènement. Comme la nature a horreur d vide, j ai décidé de m’y lancer ». Voilà la semaine de repos qui se transforme en journées de dur labeur. Tous les jours, il fallait aller du stade de football à celui de volley Ball, en passant par l’univers des sports paralympiques. Bien plus, il devait se rendre de temps en temps à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports et à l’Ecole des Postes et des Télécommunications et à l’ Ecole des Travaux Publics pour avoir les autres scores. Il devait aussi attendre le soir la fin des réunions de coordination de l’Université de Dschang pour obtenir des informations.
Un travail qui n’a pas été vain
Comme plusieurs autres internautes qui suivent Ulrich, j’ai eu les scores à tout moment et quand je pouvais, je les partageais. Le social media reporter a gagné pendant cette semaine en notoriété. Il a d’ailleurs eu plus de 30 nouveaux followers sur Twitter. Bien plus, il espère avoir attiré l’attention des « internautes silencieux » qui pourront le recruter pour de pareils évènements. Mais à côté de cela, il y’a satisfaction intérieure quand on sait qu’on répond aux questions des internautes qui sont au Cameroun et à l’extérieur, et qui pensaient que tout était fini, du moment où ils n’étaient pas dans la ville de Yaoundé.
Un historien qui croit en le cyberjournalisme
Ulrich est étudiant en Master 2 à l’Université de Dschang. Pour lui, l’avenir se trouve dans les réseaux sociaux. « Il est temps que les chaines de radio, de télévision de même que la presse écrite convergent vers l’internet. Ils ont produit un journal pendant les jeux universitaires mais je me demandais toujours qu’ils criaient au désert car seuls les habitants de Yaoundé (et même pas tous d’ailleurs) avaient accès à ce bulletin. Il fallait trouver un moyen de satisfaire au moins les ressortissants des 19 universités, présentes aux jeux. Et le seul moyen pour y parvenir, ce n’est rien d’autre qu’internet ».
Des jeux Universitaires qui ont respecté la norme de l’heure: ils étaient connectés, mieux, couverts avec un seul outil: le smartphone.










