Que les gouvernants arabes soient en majorité corrompus, et qu’ils s’enrichissent sur le dos de leur peuple est chose connue. Mais que les dignitaires palestiniens soient eux aussi en haut des palmarès des plus grandes fortunes, à l’évidence la chose n’est pas beaucoup ébruitée… Pourtant le dernier conflit de Gaza a permis de découvrir une réalité bien ambigüe : alors que les médium de la planète toute entière braquaient leurs caméras sur l’éternelle pauvreté des civils et du petit peuple gazaoui, sur les pénuries (orchestrées) d’électricité, d’eau et de nourriture, sur les maisons délabrées, bref sur toute la misère du monde en concentré, peu de place fut réservée pour montrer l’opulence dans laquelle vivent les patrons du Hamas, leur maisons avec équipements de remise en forme, les hôtels de luxe qu’ils habitent à l’année, l’ostentatoire de leur mode de vie, etc. Et personne pour se demander comment cette poignée de responsables a pu devenir si riche alors que leur population est le symbole universel de la pauvreté et de la spoliation. Dans un article récent, le Dr. Moshé Elad, chargé de cours au Département Moyen-Orient de l’Institut universitaire en Galilée occidentale, et ancien haut fonctionnaire à différentes fonctions dans les territoires ces 30 dernières années, tente de répondre à ces questions. « La grande majorité des fondateurs et dirigeants du Hamas étaient des réfugiés de première ou de deuxième génération, et certains d’entre eux étaient le produit de mariages entre Egyptiens et Palestiniens, c’est-à-dire les plus pauvres d’entre les pauvres. Ils n’avaient pas d’argent du tout. Ils ont grandi en même temps que leur mouvement, le Hamas. Au début, cette organisation (pas en son propre nom) a été nourrie par le gouvernement militaire israélien, qui a favorisé les associations islamiques travaillant dans la bande de Gaza pour faire contrepoids à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Leur richesse phénoménale a commencé à s’accumuler quand ils ont décidé de se dissocier d’Israël, et de se lancer à la recherche de ressources alternatives pour se financer.» D’après lui, l’argent a été recherché dans deux directions parallèles : premièrement la main mise, puis l’organisation à l’échelle internationale de la zakat, ces dons fait à des fonds de bienfaisance comme le prescrit scrupuleusement l’un des cinq piliers de l’Islam, appelés également l’impôt pour financer l’aumône due aux pauvres ; et deuxièmement, des appels à contributions en provenance de divers pays, à commencer par la Syrie et l’Arabie saoudite, auxquels sont venus s’ajouter ou se substituer (au gré des alliances politiques) plus tard l’Iran, devenu un temps l’un des plus grands partisans du Hamas, avant d’être remplacé par le Qatar. (..) Le journal Asharq Al-Awsat (Moyen-Orient), l’un des plus prestigieux dans le monde arabe, a récemment rapporté qu’au moins 600 millionnaires vivraient dans la bande de Gaza – tout un ensemble d’apparatchiks de la toile d’araignée terroriste, bien installés sous le pipeline de l’argent facile, offert par le monde entier. (..)