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LOZERIENNE CYCLO
A Banassac, le 30 avril 2023
Retour avec plaisir en Lozère ce week-end pour la Lozérienne Cyclo, seconde manche des challenges LVO Gravel’TourCannondale et Cyclo’Tour Rotor. Arrivé sur place le samedi la météo est plutôt bonne et permet la traditionnelle balade à la Canourgue, la petite venise Lozérienne. Par contre cela se gâte en fin de journée avec de bonnes pluies laissant craindre le pire pour le lendemain. Cette année le village départ s’installe à Banassac, petit village voisin à 1km du fait d’importants travaux à la Canourgue. Les parcours restent inchangés et le « grand » de l’Aubrac de 150km et 2600m de D+ propose toujours la majestueuse traversée des gorges du Tarn : un des plus beaux cadres de la saison à n’en pas douter !
Dimanche matin c’est bien couvert, humide et un peu de brouillard mais il ne pleut pas : je prends le pari de partir léger sans vêtement de pluie et j’obtient quelques infos me confortant dans ma décision : il n’y aurait pas de brouillard et des routes propres du côté du col de Trébatut pour les 30-40 premiers kilomètres : plutôt une bonne nouvelle. En avance je roulotte tranquillement en rencontrant Jean-Luc Chavanon puis prend place sur la ligne aux cotés de Paul-Emile Lorthior, Thomas Bécarud, Stéphane Cognet. J’aperçois mon grand favori du jour ; Vince Mattens (2eme la semaine dernière en Bourgogne), Bérenger Brossel (vainqueur l’an dernier), ou Tristan Admiral entre autres.
9h00 le départ est donné, neutralisé jusqu’à la sortie du village et dès le coup de klaxon ça attaque : 3 hommes se détachent avant que Stéphane ne sente le danger et tout se regroupe pour aborder la 1ere difficulté : le col du Trébatut. Ça commence mal pour moi puisque je déraille dès les 1ers pourcentages : pas assez d’élan pour remettre la chaine en roulant et je dois m’arrêter ! Le temps de la remettre je repars quasi dernier avec bien 45’’ de perdues et devant, ce que j’espérais à la base se produit : à savoir une montée sur un gros rythme ! Le peloton a explosé en quelques mètres il y en a de partout : le point positif est que je ne suis pas gêné pour remonter ; le négatif étant que je ne vois déjà plus la tête de course ! A fond après de (trop) longs instants, je pense enfin revoir les premiers mais je m’aperçois tout de suite que Vince et Stéphane ne sont pas là, dans ce groupe d’une quinzaine d’éléments. On me dit que 3 sont devant et tout le monde prend mon sillage avant que je place une bonne attaque en pensant que 2-3 en profiterons pour tenter de revenir à l’avant mais quand je me retourne me voilà seul ! Rapidement j’aperçois le trio mais bien 30-35’’ devant, le gros doute s’installe mais voyant l’écart que je viens de creuser avec les autres je me dis qu’ils ne reviendront jamais donc j’insiste. A St-Pierre-de-Nogaret je vois que je me rapproche et revient même à tout juste 15’’ avant de plafonner jusqu’à Trélans sommet de la partie la plus dure du col où le signaleur m’encourage et me dit que je vais rentrer dans la descente qui suit. C’est presque le cas puisque je me rapproche encore et finit pas faire la jonction où Vince et Steph sont bien là accompagnés d’Adrien Vidal. Il reste 11/12km pour rejoindre le Trébatut avant la descente et je reste dans les roues pour tenter de récupérer un peu, avec l’accord de tous.
Soulagé d’être là car je suis à peu près sûr que ce coup-là ira au bout, je sais aussi que je viens de griller plusieurs cartouches et que je ne pourrai faire mieux que 4eme : je vais donc me battre pour ça en espérant accompagner le trio le plus loin possible et avec le plus d’avance possible aussi ! La descente sur La Canourgue est belle et rapide, guidée par Vince tout en se méfiant de la chaussée bien humide par endroit. Peu après on nous annonce 3’ d’avance (presque 4’ en réalité) au moment d’aborder la montée du Sabot. Autour des 5w/kg on participe tous et les relais passent bien ; on ne faiblit pas en haut où sur les faux plats Adrien et Vince passent de gros relais qui commencent à me faire mal. Fin de cette partie avec la descente dans les gorges et grosse frayeur pour Vince au dernier virage avant les Vignes pour un tout droit en ayant heureusement pu s’arrêter dans le bas-côté sans chute ni casse. On poursuit pour 24km pas compliqués jusqu’à Ste-Enimie avec toujours des relais impressionnants et parfois très long de notre ami belge, Adrien fort aussi tandis que Steph me parait bien gérer l’affaire. Quant à moi je fais le job mais laisse de l’énergie, trainant comme un boulet mon début de course ! On demande un écart à la moto nous accompagnant et la réponse très précise nous rassure : ils sont loin… mais loin comment ?
A Ste-Enimie, où nous avons près de 7’ d’avance mais sans le savoir, 3eme grosse difficulté avec la montée de Cabrunas et bien sûr Vince mène le rythme : à 400 W et plus d’entrée, je sais que je ne vais pas tenir longtemps et après un peu moins de 2km je lâche prise … mais pas l’affaire ! Au prix d’un bel effort je reviens avant les lacets avant de céder de nouveau sur une attaque où je réponds pourtant à près de 600W mais ça se calme et je reste encore en vie avant une 3eme accélération. Encouragés pas les autres participants du petit parcours je maintiens l’écart et fini par revenir d’autant que nous sommes à présent sur des % plus roulants. Je reprends alors la direction des opérations en faisant remarquer que ces escarmouches n’étaient pas très utiles puisque j’étais le seul à en souffrir et que je suis hors-jeux pour la victoire finale de toute manière ! De nouveau autour des 5w/kg on poursuit pour finir cette montée et passons de bons relais jusqu’à la baraque de Lutran.
A présent sur le Causse de Sauveterre, le plus dur est passé, mais il reste une multitude de bosses plus ou moins longues et je sais que je suis en sursis… sursis qui va tomber sur la première : pas vraiment défaillant avec encore 400 bons watts, ça ne suffit pas pour tenir le rythme endiablé de Vince : on me dit que je ne suis pas loin mais là c’est fini avec 30’’ de perdues en quelques mètres je ne reviendrais pas et c’est 40km en solo dans la pampa qui m’attendent sans rien savoir des écarts avec les poursuivants (9 bonnes minutes en fait… si j’avais su j’aurai été plus serein !). Je m’attache alors à conserver 5w/kg dans les % les plus importants des bosses tout en restant le plus rapide possible sur les parties roulantes. Au bout d’une dizaine de km, à la faveur d’une grande courbe, j’aperçois le trio à 1’ devant moi : je ne perds finalement pas tant que ça ce qui me conforte. Au Massegros, changement de cap pour revenir sur Banassac ; un peu de vent, des participants du petit parcours et toujours des bosses qui n’en finissent plus : bien moins efficace maintenant je passe fébrilement les dernières difficultés avant d’arriver sur la longue ligne droite du km143 : au bout de celle-ci, si je ne vois personne derrière, ce sera gagné… je me retourne et rien en vue ! Gros soulagement ! Il ne reste que la descente finale où je ne me relève pas pour autant, relançant très fort après chaque épingle et enfin la ligne d’arrivée après 4h12 d’efforts (très) intenses.
Seulement 2’27 plus tôt (comme quoi, seul j’ai quand même assuré sur ces 40 derniers kms !) c’est Vince qui l’emportait au sprint devant Adrien et Stéphane 3eme. Pour moi une 4eme place (2 de cat.) pas si amer que ça et en ayant conservé les 9’ sur Bérenger qui complète le top 5 : déjà au vu de la start-liste ce n’était pas évident et après mon petit incident j’aurai signé des 2 mains pour un tel résultat ! Après bien sûr qu’il y a un peu de frustration de ne pas avoir pu défendre mes chances mais même en arrivant à 4, il n’aurait pu y avoir match qu’avec Steph, les 2 autres étant intouchable pour moi au sprint ; et encore me serait-il resté quelques forces pour cela ? En tout cas la forme est bonne et le succulent aligot saucisse a été correctement englouti ; c’est aussi pour ça qu’on vient, non ?
Classement
Sur le site https://cycling-challenge.fr/lozerienne-cyclo/ ou ici https://lvorganisation.com/lozeriennecyclo2023/#3_24F651
Strava
https://www.strava.com/activities/8983846427
Les causses sont des plateaux érodés, au sud du Massif Central, de 700 à 1200 m d’altitude, entre l’Aubrac et les Cévennes. lls offrent un cadre magnifique, propice aux balades, autour de La Canourgue notamment.
Chapelle de St Frézal
Moulin des Bonnets
Baptême d’Alice
Avant les festivités
Aux trois croix de La Canourgue
Balade sur le causse
Gîte
La Canourgue
Au sabot
Sabot
Sabot
Chez Damaselles, La Canourgue
La Canourgue, centre
Chapelle de St Frézal
Moulin des Bonnets
Claire et Alice
Famille
A Roqueprins
Pique-nique à Roqueprins
Une via ferrata à Roqueprins.
Une journée délicieuse au château de La Caze, hôtel restaurant au bord du Tarn :
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Avec le préfet…
Sur le Causse de Sauveterre Les causses sont des plateaux érodés, au sud du Massif Central, de 700 à 1200 m d'altitude, entre l'Aubrac et les Cévennes.
Stages MATTENET Academy à la Canourgue
Cette année encore, un stage de tennis de table au coeur de la Lozère inoubliable. Avec les bons conseils d’Audrey MATTENET, la bonne restauration et le cadre naturel qu’offre la Canourgue, il y a avait tout pour un stage inoubliable. D’autres photos vont arriver, on vous laisse vous régaler avec les 1ères disponibles : la convivialité était au rdv !