En notre beau pays riche en traditions et superstitions moribondes, quel meilleur jour qu'un vendredi 13 pour organiser un bon gros bordel dont la région et ses entreprises "en charge" ont le secret. J'avais calmé ma production écrite car je me lassais quelque peu de tirer sur l'ambulance, mais cette fin de semaine touche tellement au sublime que je me devais de reprendre la plume électronique. Afin de raconter la fameuse situation, dont j'aime tant me gausser quand je suis perdu a attendre trains et autres bus sur de sordides quais. Pour resituer le contexte, même si seuls les ermites vivants dans des grottes ne sont pas au courant, l'hiver a sorti son manteau blanc. Information confirmée par la presse télévisuelle, youtube et le parisien, il fait sacrément froid. Heureusement qu'il est là Pernaud, sinon on continuerait a déambuler en polo, teeshirts et berludas en toile. En plus de cette vague de froid, une grande partie de "not beau pays qu'on l'aime" est actuellement frappée par des conditions climatiques extrêmes, probablement liées à l'arrivée massive de migrants dans des hélicoptères furtifs envoyés par le gouvernement américain pour fragiliser l'équilibre précaire qui règne depuis que les socialistes ont réussi a obtenir les congés payés. Parenthèse culturelle , congés qui, et ne l'oublions pas, sont le dernier liant de la cohésion sociale de notre pays. Des communistes aux gens du gud, en passant par les partisans de tf1, les petits amours de Granouna, et tout ce que ce pays compte de joyeux lurons. N'oubliez jamais que si l'herbe semble plus verte ailleurs, c'est pour vous faire oublier vos 5 semaines de congés payés, vos recups, et vos rtt. Revenons-en a nos moutons. Vents à 70 km/h, pluies diluviennes, feuilles sur la route, cons au volant, employés de la ratp moins aimables que les employés de l'administration pénitentiaire, débats sur les impôts de l'année 2017 "que c'est une année qu'on en payera pa qui l'on di dans le fijaro", bref, ça secoue sévère dans les chaumières et sur les routes, va falloir sortir sa doudoune et lester ses poches avec des briques. Briques qui pourront servir en cas d'assauts d'une foule rendue électrique par les annonces contradictoires de la sncf, quand elles ne sont pas incompréhensibles pour toute personne n'ayant pas passé quelques jours à l'établissement public de santé mentale d'Armentières. Hier soir déjà, la situation commençait a dégénérer. Caténaires, arbres sur les voies, animaux sauvages pris de panique, radars mobiles installés par des policiers zélés aux abords des voies, les raisons précises restent a identifier, mais de nombreux trains furent annulés, décalés, voire même changés de voie au dernier moment, procoquant ainsi des mouvements de foule gigantesque dans lesquels de nombreux vieillards se virent desolidarisés de leurs dentiers. Instant anecdote, tout le monde attendait peinard dans le train stationné quai 21 quand 1 minute avant le départ, c'est le train voie 13 qui enclencha ses signaux annonciateurs de départ. Un brave agent sncf vint apporter la nouvelle au premier wagon, et l'information se répandit comme une traînée de poudre. Pas d'annonce forcément. Ah non. Comme d'habitude, après 18h, le préposé aux messages diffusés via des mécaniques ondulatoires complexes avait regagné son foyer. En voiture. Pas con le lardu. Donc traversées de voies sauvages, mouvements de foule, la totale. Il faut savoir que quand la sncf change les voies de ses trains au dernier moment, elle ne peut pas se permettre quelques minutes d'attente. C'est marche ou crève. First in first out. Quand l'incompétence cause juste des désagréments, on hausse les épaules et on gueule un coup, mais quand elle met en danger la vie de gens qui n'ont rien demandé, on est en droit de questionner la légitimité des personnes responsables de ce genre de bordel. Mon seul souhait est que le personnel de gare de l'est soit remplacé par des Japonais, ou des robots. C'est trop dangereux de filer des taffs pareils à des mecs aussi inconscients. Et encore, je reste poli. Enfin bref. Donc, plusieurs trains annulés hier soir au départ de Paris. Ce qui, ipso facto signifie fatalement que les dits trains ne repartiraient pas le lendemain de leur destination terminus, loin dans la campagne franco-française si chère au fameux Pernaud. Qui au final n'y passe que quand il part en vacances sur la côte d'azur, au volant de sa grosse cylindrée américaine. On imagine tout de suite que la sncf allait identifier le phénomène et arranger des trains ou des bus de substitution. Bah non. Ils s'en sont rendus compte ce matin à 6h30. Une heure après le départ supposé du premier convoi. Branle-bas-de-combat. Tout le monde se rue sur les bus, c'est la guerre. Non mais putain le niveau d'abrutissement abyssal. Il n'y a pas l'ombre un golio chez eux capable de faire le lien entre le fait que si pas train jusqu'à à Château Thierry (mais quel nom de merde aussi, pourquoi pas la Villa Gilert, ou Manoir Didier) à X, X représentant un instant donné, alors à X + 12 il n'y aura pas de train au départ de Château Thierry. En parallèle, on est en pleine primaire socialiste. J'ignorais qu'ils avaient autant de candidats ces cons là. Franchement, autant les faire passer à question pour un champion. Enfin on risque de percer leur secret à jour, façon secret story. Et oui Nicolas, les têtes pensantes des partis français sont cons comme des bites. Au grand dam des encartés, qui payent leurs cotisations 100 balles l'année, pour recevoir un bout de carton, et un calendrier. Enfin bref. J'arrive au boulot. J'en ai chié. Mais le plus important dans toute cette histoire, c'est qu'en cette période trouble, il nous reste la bière et la ganja, pour maintenir nos turpitudes à des seuils acceptables. Et le rhum putain