Ledevoir Interview with Fulvio and Evelyne
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Ledevoir Interview with Fulvio and Evelyne
Le clarinettiste et flûtiste polonais Wacław Zimpel offrira deux performances à Mutek.
Ahead of tonight's show for MUTEK Montreal, James Holden & Waclaw Zimpel spoke to Montreal's Le Devoir newspaper.
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Cécile Gariépy for Le Devoir.
Bon, bon, j'ai une semaine de retard à partager ça (il faut m'excuser, je suis en résidence d'écriture au Mexique et pas mal déconnecté·e du Québec en ce moment) mais dans la catégorie #DreamsComeTrue, il y a une super critique de mon expo 𝑾𝒉𝒐 𝑺𝒊𝒏𝒈𝒔 𝒕𝒉𝒆 𝑸𝒖𝒆𝒆𝒓 𝑰𝒔𝒍𝒂𝒏𝒅 𝑩𝒐𝒅𝒚? qui est paru dans le cahier culture de @ledevoir la semaine dernière 😱🥹🥰 Si vous voulez lire ça, je vous ai mis un lien dans la bio! Petit rappel qu'il vous reste plus d'une semaine pour voir cette expo! #LeDevoir #critique #art #expo #exposition #multi #multidisciplinaire #écolo #écologique #textile #video #photo #photographie #sel #installation #poème #poésie #montreal #québec #qc #mtl #maurice #ilemaurice #lamackerel #kamalamackerel #mcclure #galerie (at Galerie McClure - McClure Gallery) https://www.instagram.com/p/Cp7xhMfr-UD/?igshid=NGJjMDIxMWI=
Déjà 16 illustrations pour la rubrique Style libre du journal @ledevoir. Merci Claire Dazat à la DA pour la confiance! Merci aux autrices Chloé Savoie-Bernard Gabrielle Boulianne-Tremblay Marie Hélène Poitras Melissa Maya Falkenberg #collage #editorialillustration #editorialillustrations #illustration #ledevoir https://www.instagram.com/p/CjneFJ4ONf5/?igshid=NGJjMDIxMWI=
"Où Sont Les Profs?" by Cécile Gariépy for the cover of the Perspectives Notebook in Le Devoir. @cecile.gariepy @ledevoir
Merci à @slypibb alias Sylvain Cormier d' avoir pris son temps pour écrire cet article avec amour! Merci @ledevoir pour cette une du magazine le D, et enfin merci @adilboukind pour les superbes photos! Bref, je suis un homme comblé (avec en plus, de grandes jambes). Le disque " La mélodie, le fleuve et la nuit" sort le 26 août prochain. # jeromeminiere #nouvel album #ledevoir (à Montreal, Quebec) https://www.instagram.com/p/Che8koZLNog/?igshid=NGJjMDIxMWI=
Le dernier été en ville, Gianfranco Calligarich, 1973
La critique du Devoir l’a coté **** 1/2, parlant d’un chef d’oeuvre de mélancolie. Édité une première fois en 1973, c’est seulement après son achat par Gallimard en 2019 que ce roman culte en Italie devient accessible au reste du monde.
Les descriptions de la Rome éternelle se superposent donc pour le lecteur d’aujourd’hui à l’observation d’une époque révolue, celle du miracle économique italien suivant la deuxième guerre mondiale. Notre regard erre avec Léo dans des salons aux allures d’esplanades, parés de moquettes et de sofas immenses, d’où émergent des conversations vaines prenant l’allure de mots d’esprit. Pique assiette de bonne société, vieux peintre à succès habillé en hippie, journaliste de gauche, « mannequin de haute-couture amoureuse d’un photographe homosexuel, aristocrate déchue amoureuse d’un pilote d’Alitalia que personne n’avait jamais vu. »; la faune est bigarrée, souvent nocturne, pas tout à fait ensemble, oisive. Rome est en effervescence.
Notre héros tombe sous les charmes de la précieuse Ariana, fausse étudiante en architecture aux répliques désinvoltes.
Se cache dans son indolence une cruauté assassine qui finira par achever Léo, du reste amoché par des successions de cuites chroniques auxquelles il tente de mettre fin.
Pourtant nous aimons avec Léo les ballades dans Rome. Ses réveils seul dans des appartements de filles rencontrées la veille, où il s’attarde en prenant un bain et en se faisant un café. Nous sommes blottis avec lui au cinéma du quartier, écoutant la pluie tomber sur le toit et imaginant dehors les fontaines débordantes d’eau.
Sa fin à la Martin Eden nous fait réaliser trop abruptement la profondeur de son désespoir.
« J’étais au bout du rouleau, à vrai dire. Voilà, c’est tout. Comme je l’ai dit, je n’en veux à personne. J’ai eu mes cartes en main et je les ai jouées. Personne ne m’y obligeait. Je n’ai pas de regrets. Je pense à comment aurait été ma vie si ce matin-là quand tout a commencé je n’avais pas trouvé la pluie ou si j’avais eu de l’argent en poche et tout le reste, mais je n’arrive à imaginer rien de particulier. Je pense, ça oui, à ma ville, à la nôtre (..) Je pense au premier poisson qui survécut à l’abandon des eaux, en se débattant et en nous engendrant. Je pense que tout conduit à la mer. La mer qui accueille tout, tous les êtres qui n’ont jamais réussis à naître et ceux qui sont morts pour toujours. Je pense au jour où le ciel s’ouvrira et où, pour la première fois ou encore une fois, ils trouveront leur légitimité. »
La savante succession des observations, des souvenirs et des scènes, à laquelle l’auteur nous avait habitués, est soudainement tronquée.
Un livre qui donne envie de revoir La dolce vitta de Fellini, pour voir si là aussi un envoûtement rampant est tapi.
Catherine St-Antoine, juillet 2022