Pont de Claix et l’enjeu des referendums : depuis 1989, dans l’ensemble des Communes de l’agglomération grenobloise, c’est à dire sur une séquence temps de près de 30 ans, il y a eu 5 référendums dont 4 sur la même Commune. Sur 49 Communes membres de l’agglomération, 47 Communes sur une séquence temps de près de 30 ans n’auront donc jamais connu un seul vote référendaire entre deux élections générales. Ces chiffres montrent un déficit considérable de démocratie directe. 3 questions s’imposent. Tout d’abord, organiser un référendum local est-ce se vouer à le perdre ? Réponse : non. Sur St Paul de Varces, trois référendums sur quatre ont été perdus par les municipalités en place. Denis Bonzy sur un projet de coeur village en 1992, le score de rejet le plus élevé (70 %). François Diaz sur un autre projet de référendum en 2012. David Richard en janvier 2016 sur le projet de localisation d’une salle polyvalente avec une suggestion de localisation plus “souterraine” qu’une expression officielle claire (NB : dans cette Commune (St Paul de Varces), une nouvelle démission supplémentaire est encore intervenue la semaine dernière au sein de la majorité municipale !). Mais dans deux cas, le référendum a été positif. Sur les rythmes scolaires (St Paul de Varces / référendum auprès des seuls parents d’élèves) et surtout Jean Yves Poirier sur le centre ville du Fontanil. Sur le Fontanil, le succès à été total : participation + choix de l’hypothèse proposée par la municipalité. De 1983 à 1989, deux référendums avaient été organisés sur Grenoble (tramway et voies sur berges) avec des scores conformes aux projets de la municipalité en place. Ensuite, le référendum répond à une vraie morale démocratique quand il s‘agit d’un projet d’ampleur qui ne fait pas partie du “contrat municipal” passé lors des élections. Ce devrait être naturel de revenir devant tous les citoyens dans des hypothèses de ce type pour des projets d’ampleur. Enfin, la décision du peuple par référendum a toujours été respectée avec la plus grande rigueur. Ce qui a toujours été le cas jusqu’à ce jour. Des municipalités pourtant engagées sur un projet ont respecté le choix démocratique du peuple quand la décision était contraire. Il faut suivre avec attention la situation actuelle sur St Paul de Varces où un précédent totalement inédit pourrait intervenir avec la décision du Conseil Municipal de ne plus respecter le référendum du Villaret de janvier 2012. Un irrespect qui constituerait un précédent irréel.
Projet qui ne figurait pas dans les propositions de la municipalité en mars 2014 et qui suscite une opposition très vive de la part des citoyens directement concernés. Cette défiance vis à vis des référendums méritera une explication détaillée pour une agglomération qui se vante si souvent d’être un “laboratoire de démocratie”, formule si éloignée de la réalité des faits.