Charlie Forrest is a London, England based musician who became more "known" when he opened for Paul Simonon (The Clash). This landed him with Lewis Recordings. This is his second 5 song EP for the label (the first was 2025's "Moon Is Bright"). This second EP, "Golden Wisdom" has a more consistent psych-folk feel to it than "Moon Is Bright". Both are great, and I hope Lewis Recordings issues both as one release much like pictureframes did their two wonderful EPs that we posted about at the end of April.
On the Bandcamp release page for "Golden Wisdom", Forrest throws out the following band names as influences: Incredible String Band, Nick Drake, Roy Orbison, Everly Brothers, M. Ward, Devendra Banhart, and Elliot Smith. I would add Neil Young and the Velvet Underground as comps.
En cette fin d’année qu’on décrirait volontiers sombre, obscure voir dystopique, l’une des rares choses qui puisse encore apaiser les maux des esprits les plus tortueux, c’est la musique. Un art, miroir déformant de réalités tant physiques que psychiques, qui existe depuis des temps immémoriaux (AMEN !). « Bonne » ou « mauvaise », douce ou assourdissante, elle déclenche, dans ce petit recoin à senseurs qu’est notre cerveau, les sensations les plus diverses et improbables.
Ici nous parlerons chaleur ! Le Londonien Skinshape, bien loin d’une Grèce à deux doigts de se faire sortir de l’Europe et d’une Angleterre en mode « Brexit », nous pose ici sur des plages plus hospitalières avec un nouvel LP nommé Filoxiny. Un entre-deux où l’ancien bassiste du groupe Palace, nous offre une petite merveille aux accents grecs. Un opus parti du concept de xénophilie (du grec philoxenia), qu’il a pu expérimenté lors de voyages en Grèce. Un mot que l’on associe instinctivement à son antonyme, omniprésent dans un chaos médiatique devenu indéchiffrable.
Ça fait donc plaise de faire de l’étymologie en mode musical. Surtout quand c’est réalisé en studio analogique où l’anglais bricole des machines d’un autre temps. Saturé d’écrans, c’est comme reprendre un bon vieux dico papier pour y retrouver la nostalgie des pages que l’on tourne d’un doigt humecté, ici remplacé par l’oreille. Au lieu de pages tournées, ce sont des plages que l’on passe. Cette traduction sonore, par William Dorey, de l’hospitalité à la grecque apaise face à une actualité plombante. Du moins, le temps d’un album qui rappelle un principe fondamental de toute société, qu’on soit réfugié ou touriste.
À l’occase de son nouvel LP, Filoxiny, sorti sous le label Lewis Recordings, Monde De Poche a échangé avec Skinshape, un artiste particulièrement apprécié et découvert via son premier travail éponyme. MDP vous propose ici de faire connaissance avec lui et d’accueillir sa musique pour en faire ce que vous voudrez. Elle invite à pratiquer la xénophilie sans modération, dans les limites du possible. Bonne écoute et bonne lecture !