BEYOND SKYLINE (2017)
Mais si, vous vous souvenez de SKYLINE (2010), ce film de S-F aux trailers prometteurs qui s’était avéré au final ultra-lisse et sans âme, gorgé de lens-flares bleutés et cachant en grande partie ses envahisseurs aliens? Raté, oui, c’était raté, le long-métrage était plus une démonstration des talents des SFX HYDRAULX, la boîte de prod’ derrière le projet. Inattendu, BEYOND SKYLINE déboule sans prévenir, et... sans vraie attente de la part du public. Classifié “RATED-R” et impliquant l’acteur Frank Grillo -qui avait réussi à relancer efficacement la suite de la franchise THE PURGE (2013-2016) sur deux opus-, BEYOND SKYLINE (2017) se regarde avec une certaine circonspection: on dirait... une série télé. Avec des effets spéciaux à moitié bien faits... Et toujours cette technique de dissimuler les vaisseaux extra-terrrestres derrière des bâtiments, ou encore engloutis dans des halos lumineux bleutés. Assez crade et à l’ancienne, ne débordant que peu de son sujet initial, BEYOND SKYLINE nous approche encore plus de ce que deviennent les humains une fois enlevés, extractions de cerveau sanglantes à l’appui: ok, c’est dark, ok, c’est sale: mais ça ne suffit pas à cacher le rendu low-cost du film. Peu inspiré, BEYONS SKYLINE nous montre des battles aliens contre aliens en mode PACIFIC RIM (2013) -drame familial de rogueur-, se glissant dans des mechas hybrides stylisés pour s’affronter -MAIS C’EST NAZE-, et y’a aussi la fameuse arme alien que le héros se greffe sur le bras, et le bon pote alien -qui lui est gentil parce que blablabla-, ET l’incontournable cliché raciste, le partenaire étranger -dealer bien sûr- qui deviendra un allié grâce à l’américain... Et ces décors ignobles agressant les yeux... Ces SFX attardés, leurrant la rétine jusqu’à détection de l’arnaque... Y’a quoi de plus? Ben un combat où le quatuor d’antihéros sera réuni pour botter le cul des envahisseurs, ratant son icônisation en essayant de plagier THE AVENGERS (2011): chaque scène est quasiment martelée par ces infrabasses inhérentes à chaque bande-annonce, épuisant l’oreille avant la moitié du visionnage... Le pire, c’est que le cast y croit: c’est pas parce que le sidekick chinois se sacrifie dans la bataille avec plusieurs amputations de membres biens gores que c’est suffisant: BEYOND SKYLINE pue, faisant passer un THE DARKEST HOUR (2011) pour du caviar, c’est dire! Un abysse artistique qui aurait pu s’avérer digne d’intérêt si fait différemment: on aime bien Frank Grillo, mais là il ne sert à rien... BEYOND SKYLINE est donc pire que son aîné, qui était lui aussi peu marquant malgré sa “nouveauté d’approche”. Dommage. Sans cerveau, sans enjeu, ce TRANSFORMERS (2007) pour “adultes” version SDF ressemble à ce que SYFY peut faire s’il gagne l’Euro Millions. “Arrête de copier! Réfléchis!”: c’est ce qu’on pense tout du long, tant c’est SANS INTÉRÊT!!! Dispensable autant que nul, on n’avait pas besoin d’aller “au-delà” de SKYLINE. Une licence à enterrer dès que possible, pour le bien de tous: HYDRAULX sucks.
IMMONDE SKYLINE /20