(Livia Deville, peinture, huile sur toile, grandes fleurs, fond blanc 1, 2008 galerie RDV Nantes)
bourdonnement vertige, silence de corps à l'angle courbe - ce cri - nos mains renversées
tu étais joie, la lumière de la joie sur ton visage de soie, l'éclat princier de ta pupille, heureux regard
satellisation de nos lueurs, des couleurs des ravissements, les sentiments qui les portaient
éclatement fusion des instants - mise au point à nouveau sur ce regard inévitable, incandescence (source d'un léger flamboiement par delà)
irisation peu à peu de ton souvenir, épanouissement de sa fleur tout entière, réceptacle écran pour ses images intenses
une géométrie de la vie pour communiquer ses ruptures, ses élans, ses retours, ses impasses
extrait de chair, sensiblement, instinctivement, encore à l'angle courbe, sans mise au point, le regard brut indiscret, percée dans la petite porte de l'intime
jeux des assemblages à ouvrir puis à fermer, l'objectif qui capture nos consciences, que l'on retrouve à l'arrêt - souvenir des sourires des visages, vibration de leur rumeur
l'alphabet des corps qui se dévoile sous la couleur
(dimanche 19 septembre 2010)
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