Prelude and Fugue in A minor (WTC Book 1), BWV 865 Louis Thiry, org
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Prelude and Fugue in A minor (WTC Book 1), BWV 865 Louis Thiry, org
olivier messiaen “organ works vol. i”
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musique ____
L’art de la fugue, Jean-Sébastien Bach BWV 1080 Canon alla ottava
Louis Thiry, à l’orgue Silbermann de l’Eglise St Thomas de Strasbourg
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musique ____
Les Bergers, II
La Nativité du Seigneur Olivier Messiaen
à l'orgue, Louis Thiry
sur l'orgue Metzler de la Cathédrale Saint-Pierre de Genève.
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« Louis Thiry est un extraordinaire organiste, virtuose accompli, musicien total, d'une mémoire et d'une adresse sans égale : on peut le classer parmi les héros de la musique ! Il a donné plusieurs exécutions prestigieuses de mes œuvres d'orgue les plus difficiles – notamment de ma Messe de la Pentecôte. Tous ceux qui ont entendu et tous ceux qui entendront Louis Thiry ne peuvent que l'admirer. »
Olivier Messiaen
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La video des Chants d’oiseaux n’est plus accessible ...
/ Chants d'oiseaux, Livre d'orgue Olivier Messiaen
Les Bergers est “… la première pièce de Messiaen que j’avais jouée … sur l’orgue de l’Eglise Notre-Dame de Caudebec-en-Caux, Normandie …”
Elève de Louis Thiry, à la rédaction de ce blog
musique ___
Polyphonies des XIVe et XVe siècles, Machaut, Dufay, Josquin, transcriptions pour orgue
Louis Thiry à l’orgue de l’hôpital de Rouen
Hortus 035, enregistré en 2004.
“Les œuvres interprétées ici … ont été rassemblées comme un bouquet ramassé au bord du chemin au hasard des rencontres et des affinités.”
Louis Thiry
Le disque reprenant le titre du rondeau de Machaut Ma fin est mon commencement est composé de virelais, “Ci commencent lez chansons balladées c’on claimme virelais“, motets, ballades, avec pour ces dernières un rythme de danse – pour lesquelles il a pu être mentionné qu’elles peuvent être mises “sus orgues, sus les cornemuses ou instruments” – de Guillaume de Machaut, poète et musicien du XIVè siècle. Il propose ensuite du début du XVè siècle, des chansons profanes et sacrées de Guillaume Dufay pour terminer avec trois pièces religieuses de Josquin des Prés, fin XVè début XVIè siècles, comme une traversée du contrepoint autour d’un cantus firmus au déploiement d’une polyphonie inventive à voix égales.
Les chants à 2, 3 ou 4 voix de ces compositeurs, structurés par un texte en vers, ont été transcrits pour l’orgue, instrument polyphonique, par Louis Thiry. Le texte est donc absent, et la musique devient instrumentale. Cependant, dans ce processus de métamorphose, elle ne perd ni son caractère chantant, ni sa capacité de mouvement, peut-être y gagne-t-elle une proximité !
L'orgue est un instrument complexe, une machine, bien loin de la corporéité de la voix humaine. Dans cet instrument à vent, un moteur alimente un soufflet réserve d'air. L'interprète utilise un ou plusieurs claviers, et un pédalier. Chaque clavier, ainsi que le pédalier, comporte un ensemble de jeux ou familles de tuyaux, variable d'un clavier à l'autre, d'autant plus d'un orgue à un autre. Le son sera produit par un ou plusieurs tuyaux, de forme, de dimensions et de matière (bois ou alliage) différentes selon les jeux, ou familles de tuyaux : tuyaux bouchés ou ouverts, à bouche ou à anche. L'enfoncement des touches actionne une mécanique qui envoie l'air en réserve dans les tuyaux choisis par la commande du jeu. La tenue du son est égale depuis l'émission jusqu'à la fermeture mécanique de l'arrivée d'air.
Interprète à l’orgue Lefèbvre de la chapelle de l’hôpital Charles Nicolle de Rouen, Louis Thiry exploite les possibilités de timbres que propose cet instrument du XVIIIè siècle [1732]. Le timbre de chaque jeu procède des caractéristiques physiques de la vibration émise pour chaque son. Tous les tuyaux ont en particulier un temps de mise en vibration qui n’est pas uniforme selon les jeux à l’arrivée de l’air, par conséquent une attaque du son plus ou moins instantanée. Dans la relative nudité de ces pièces en contrepoint, pour certaines en tout cas, la diversité du temps de réponse des tuyaux à l’enfoncement de la touche sur le clavier contribue pour ces mélodies superposées, jouées par des timbres différents, à une dynamique plurielle, paradoxalement menée ici par les mains et les pieds d’un seul interprète – exception faite d’une troisième main dans les pièces à 4 voix de Josquin –. Ainsi, la capacité polyphonique de l’orgue soumet ce contrepoint, chanté et joué originellement par deux ou trois musiciens, à une cohérence nécessaire de laquelle naît une grande densité. La proximité évoquée résulterait d’une présence plus intense que nous proposent ces musiques ainsi transcrites pour l’orgue.
Mais ce que chante cet orgue n’est pas sans nous toucher. Les contraintes de l’instrument orgue comme machine à vent et à claviers, épurent encore les différentes mélodies, les éloignent du corps. Étrangement, il en résulte une adresse à notre sensibilité, un supplément d’émotion apporté par ce souffle en continu, non modulable, comme avec une certaine innocence. L’expression mélodique se fait par le timbre, la couleur du jeu choisi et aussi par l’articulation des sons et de la phrase, une ponctuation qui s’insère dans le rythme de ces polyphonies. Avec un art de la registration, l’organiste fait entendre une palette de couleurs singulières dont les caractéristiques propres à chacune vont contribuer à la clarté des lignes pour l’oreille de l’auditeur, dans la diversité et les contrastes. L’orgue choisi pour la transcription est un instrument du XVIIIè siècle qui permet l’utilisation de plusieurs claviers, accessoirement d’un pédalier, par conséquent la superposition de plusieurs timbres. Cela aurait été impossible sur un instrument contemporain des œuvres jouées.
Cependant, le choix de l’orgue, dont les timbres peuvent se combiner de multiples façons sur les trois claviers et le pédalier, ne suffit pas à manifester une telle vivacité et le lien direct qui se tisse au-delà des siècles avec l’auditeur. Louis Thiry exprime ici son goût du chant et des matières sonores. Il avait auparavant enregistré l’œuvre pour orgue d’Olivier Messiaen. Ce compositeur du XXè siècle a composé dans un langage qui lui est propre, inspiré par les chants d’oiseaux et par les modes hindous, avec la notion de rythme à valeur ajoutée. Peut-être la connaissance des mélodies et des jeux de rythmes de Messiaen, alliée à une grande familiarité de la chanson ancienne, monodique ou polyphonique, savante, populaire ou traditionnelle conduisent-elles l’interprète à nous faire entendre un tel répertoire avec simplicité, comme dans une pleine spontanéité ! Notre écoute des pièces de ce disque écrites en langage modal, sur des rythmes parfois complexes, avec l’émission de sons simultanés formant des intervalles de quartes [intervalle devenu dissonant dans la tonalité classique], de quintes et de sixtes, n’est pourtant pas sans nous surprendre. Mais la manière de nous rendre présentes ces mélodies avec chacune leur couleur singulière, de nous dessiner ces voix superposées et ces jeux de rythmes apprivoise si facilement notre oreille !
Thérèse Bécue
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Correa de arauxo: tientos (y discursos de música práctica y theórica de órgano intitulado facultad orgánica)
Un miracle de Saint-Jean, par Le Greco
musique ___
Jeudi 24 Mai 2012 à 20 h 30 au Temple St-Eloi, à Rouen
LOUIS THIRY, orgue
PATRICK BISMUTH, HÉLÈNE HOUZEL, violons
Musique espagnole du XVIIe siècle.
"TIENTOS de Francisco Correa de Arauxo",
une œuvre d' Orgue, adaptée pour Orgue et Violon ou Alto ou Spalla.
Programme:
1 - Correa de Arauxo (1584-1654): Tiento de medio registro de tiple de quarto tono (violon et orgue) 2 - Correa de Arauxo : Tiento de medio registro de dos tiples de segondo tono (deux violons et orgue) 3 - Correa de Arauxo :Tiento de medio registro de baxon de duodecimo tono (alto et orgue) 4 - Andrea Falconieri (1585-1656) : Passacalle (deux violons et orgue) 5 - Correa de Arauxo : Tiento de medio registro de tiple de quarto tono (violon et orgue) 6 - Correa de Arauxo : Tiento de medio registro de dos tiples de septimo tono (deux violons et orgue) 7 - Correa de Arauxo : Tiento de medio registre de tiple de segundo tono (violon et orgue) 8 - Andrea Falconieri : L’eroïca (deux violons et orgue)
L'orgue du Temple St-Eloi fut commandé en 1731 aux sieurs Charles Lefèbvre, père et fils, restauré en 1979 par le facteur d'orgue Herpfer Hermann.
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Correa de Arauxo 1584 à Séville - 1654 à Ségovie
Libro de tientos y discursos de musica practica y theorica de organo intitulado Facultad organica (Alcala 1626)
Tiento, un mot énigmatique couvrant une réalité multiple et mouvante. Dans le mot tiento, il y a l'idée de tâtonnement - on tâte le clavier - d'essai - on essaie des sonorités - de tentative - on explore de nouveaux chemins. il s'agit donc d'une forme en devenir, propice à toutes les expériences. On pourrait comparer la démarche de Correa de Arauxo à celle de Montaigne dans ses Essais parus une trentaine d'années plus tôt : une idée est lancée et ses développements sont imprévisibles. Il n'y a guère de plan préétabli. C'est une recherche riche en trouvailles inattendues.
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Chaque pièce a besoin de livrer sa personnalité. Il est nécessaire que la mémoire fasse son travail. C'est pourquoi plutôt qu'écouter les dix tientos à la suite, je proposerais d'en choisir un, de l'écouter et de le réécouter de manière à ce que, par le jeu de la mémoire, il prenne forme dans notre esprit.
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Pour cet enregistrement, Patrick Bismuth passe du violon à l'alto et à la viola da spalla, un instrument à archet peu courant, exploitant la tessiture du violoncelle.
L'orgue est celui de l'église Saint-Thomas de Mont-Saint-Aignan : cet instrument reconstruit par Pascal Quoirin dans un magnifique buffet de la fin du XVIè siècle, est typique de l'orgue français de l'époque de Correa de Arauxo ; y adapter la musique espagnole ne pose aucun problème esthétique, la question de l'identité nationale n'étant guère de mise en la matière. (extraits du livret)
Louis Thiry
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Ecoute sur musicme --
http://www.musicme.com/#/Louis-Thiry/albums/Correa-De-Arauxo:-Tientos-%28Y-Discursos-De-Musica-Practica-Y-Theorica-De-Organo-Intitulado-Facultad-Organica%29-3760213650047.html
(ou www.qobuz.com)