Dans le jardin bruissant de la solitude, sans cesse on est porté à la caresse parce l'attention aux choses en est le maître mot : la fleur que l'on contemple et que l'on frôle, le baiser envoyé aux nuages, le salut aux oiseaux... Plus rien n'est ordinaire, tout devient très précieux - un insecte, une brindille, une pierre, une rafale de vent. Dans la solitude, je redécouvre l'émouvante fragilité des choses qui est leur duvet même et chacune m'apparaît digne d'être aimée et approchée délicatement.
Jacqueline Kelen, l'Invention de la solitude











