Malgré tous mes tracas, j'étais si bien, en Ariège tout là-bas au Carla avec Misa...
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@griffes
Malgré tous mes tracas, j'étais si bien, en Ariège tout là-bas au Carla avec Misa...
Le chat, le Martin-pêcheur et le vieux fou...
- et tu ne tournes pas en rond, chez toi, tout l'été ?
- tu veux dire, en rond comme un tambour à broderie ou des poissons dans un bocal ?
... un peu, mais j'aime assez, j'en fais quelque chose...
Bricolage et jardinage pour remplacer la nage et retrouver des ailes...
Mon corps encore blessé, a regardé mes yeux se baigner... Immensité, tons ocres et orangés, mer ensoleillée, bleu-argenté.
Je comprends que des peintres paysagistes par ce lieu inspirés-aspirés, aient ici habité...
- Mais que regardez-vous toute la journée ?
- Je regarde la mer.
- Mais il n'y a rien à voir !
- Si, la mer : la transparence, ses vérités, ses souvenirs, nos êtres chers, les miens, moi-même. "
Christiane Rancé, Le grand large
Presqu'une cartographie toute de poésie...
2 mois de cauchemar et de terreur, une opération monstrueuse, une semaine d'hôpital sans visites autorisées, un avenir encore indéterminé (suite des soins) mais j'ai retrouvé tout ceci la semaine dernière avec une forme de reconnaissance envers moi-même... Je lis aussi ce qui suit et qui me réjouit : "Comme le savoir est loin de la vie ! Nous ne commençons à vivre que lorsque nous expérimentons ce que nous savons. C'est la raison pour laquelle toutes nos expériences, SOUVENT LES PLUS DIFFICILES, sont des sources de renaissance... Grâce à chacune d'elles, nous entrons un peu plus en profondeur dans cette merveilleuse aventure qu'est la vie. "
"la forêt est un pays qui n'exige aucun visa. Elle n'a rien à vendre, tout à donner. Quand la forêt lance son appel, l'écho de nos profondeurs tente de lui répondre. La sylve fait vibrer en nous la meilleure part. Je n'ai pas peur de me perdre en forêt, j'y sème mes doutes sur les sentiers, tentant de faire venir un printemps sur mon âme. " Édouard Cortès, Par la force des arbres
Au jardin anglais de Genech tout à proximité, j'ai enfin passé une heure sans penser à cet odieux problème de santé ou à Oscar Lambret.
Ce jardin privé est un espace d'équilibre et de liberté... J'ai beaucoup aimé.
"Celui qui croit s'émerveiller alors qu'il n'a jamais perdu espoir de lui-même a encore un peu de chemin. L'émerveillement ne vient pas de l'innocence. Il surgit de notre lucide petitesse. De notre amère connaissance du monde, des hommes et de soi-même. C'est dans cette déception qu'est apparu ce matin l'émerveillement véritable. En dépassant mes illusions d'enfant et mes désillusions d'adulte, je crois l'avoir touché. Qui sait au printemps regarder les plissures d'une feuille, lira un peu de ce qu'est l'espérance. " Édouard Cortès, Par la force des arbres
C'est mon lieu d'équilibre préservé, là où les aspects menaçant de la vie se dissolvent, où je trouve "une possibilité plus vaste, plus profonde, plus émouvante et vibrante de vivre le Présent."
Je traverse des vents contraires... qui ne balaieront pas ce que vous voyez là. Oui c'est vrai, il manque les chats ; ne vous tracassez pas, ils sont tous sur moi.
"Quand les choses sont difficiles, je fais de mon mieux pour les modifier. Ça ne marche pas toujours, ou ça prend plus de temps que je ne le souhaiterais. Mais refuser ou nier ces difficultés n'aurait aucun sens et ajouterait de la frustration à l'obstacle. Le réel n'est pas mon ennemi, c'est ma terre ferme, tantôt boueuse, tantôt brûlante, souvent verdoyante. Quand je la trouve aride, je me souviens qu'elle se couvre de fleurs au printemps. " (JL Servan Schreiber, Avec le temps, chapitre" Accepter")
Une amie venue me rendre visite a dit : c'est bon de manger des gâteaux dans ton jardin-tableau ! J'ai bien aimé.
https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=2875052206067623&id=1534769663429224&scmts=scwspsdd
Rien à ajouter !
"Au réel, mon compagnon le plus fiable et le moins complaisant" (JL Servan Schreiber, Avec le temps)