Médias lyonnais et scrutins 2020 (ep. 5) : à Lyon Capitale, le fond est en forme
Fidèle à sa philosophie, Lyon Capitale n’a pas beaucoup changé ses habitudes pour couvrir la campagne électorale en privilégiant dans ses colonnes l’analyse de fond. Mais cela n’a pas empêché la rédaction de s’impliquer ponctuellement sur certains sujets, et de proposer un hors-série très réussi, qui se pose comme un guide-référence à la veille du premier tour du double-scrutin.
Disclose, Mediacités, Le Lanceur : protection des sources et gang des lyonnais pour les nouveaux médias d'investigation
Quel point commun entre Mediacités, Le Lanceur ou Disclose ? Ce sont trois nouveaux médias orientés sur l’investigation, déjà actifs ou en phase de création. S’ils rencontrent ou ambitionnent un écho national, ils intègrent une réflexion poussée sur le statut des lanceurs d’alerte, et mettent en place des dispositifs numériques de sécurisation pour les échanges avec leurs sources. Et un point…
Fin du gratuit sur le web pour Lyon Capitale : « une logique économique et philosophique »
Début avril, Lyon Capitalea amorcé un nouveau virage dans son modèle économique : la fin du tout-gratuit de son édition numérique, et un accès payant aux enquêtes parues dans la version papier du mensuel. Nécessité économique ? Pas seulement, pour son rédacteur en chef Raphaël Ruffier-Foussoul, qui justifie la transition vers ce nouveau modèle sur des bases éthiques et la pérennisation de ce qui…
Lyon et l’autre vraie leçon de Paul Bocuse : tout naturellement, les médias insistent à juste titre sur la “révolution Bocuse” pour la gastronomie française et bien au-delà. Mais dans l’actuelle période de compétition des territoires, il y a un volet qui n’est pas suffisamment mis en relief : l’impact territorial considérable des entrepreneurs aux racines solides. Pourquoi Lyon dispose d’un tel statut international de notoriété comme de renommée : parce que cette ville a des entrepreneurs aux racines solides qui font vivre la “marque Lyon”. A l’international, Lyon, c’est la gastronomie avec Bocuse, la santé avec la famille Mérieux, le sport avec Aulas, l’événementiel avec Olivier Ginon, hier les jeux vidéos avec Bonnell, le cinéma avec Thierry Frémaux ... et la liste pourrait durer très longtemps.
C’est une société civile qui fait référence en permanence à ... Lyon. Une culture qui est celle d’un réel patriotisme territorial. C’est le grand succès de Gérard Collomb que d’avoir voulu et su être le partenaire discret mais très efficace de tous ces entrepreneurs sachant que la porte du Maire était ouverte en permanence et avec une réactivité remarquable. Et à chaque succès de tous ces entreprenants, Lyon marque des points. Sans avoir de campagne de communication à dépenser. C’est ce côté là qui fait actuellement défaut à l’agglomération grenobloise. Elle compte trop de managers qui bougent géographiquement face à des entrepreneurs qui restent fidèles aux racines. L’agglomération grenobloise a compté sur des ambassadeurs talentueux. Serge Kampf a été l’un des principaux. Comme
Serge Crasnianski tout particulièrement du temps du défi French Kiss.
Puisqu’il est question de Paul Bocuse, comment ne pas faire référence au travail considérable d‘Henri Ducret à la tête de la Chambre Régionale du Tourisme, et ses opérations fabuleuses de promotion à l’étranger auxquelles Paul Bocuse participant activement : New York, Shangai ...
Christian Gauduel avait également remarquablement travaillé dans ce cadre. Comme Pierre de Villard et sa réussite internationale dans l’immobilier mais avec les sièges sociaux toujours installés à ... Grenoble.
C’est une donne nouvelle qui impacte considérablement la capitale du dauphiné. Cela se retrouve d’ailleurs dans de très nombreux autres domaines par exemple dans le fonctionnement de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Grenoble au sein de laquelle le collège Industrie est maintenant principalement composé de ... cadres. D’une certaine façon, l’agglomération grenobloise est pour partie victime de sa sociologie économique. Le jour où elle parviendra à ré-impliquer des entrepreneurs fidèles à leurs racines, revendiquant ces racines, qu’ils soient professionnels libéraux, artisans, commerçants ou industriels, la compétitivité de toute l’agglomération grenobloise y gagnera. Encore faut-il que des politiques monopolisent moins le show, fassent moins d’auto-célébrations et accordent à la société civile la vraie place qui est la sienne dans la création de la performance d’un territoire.
A l'heure où j'écris ces lignes, nous sommes à près de 30 minutes de la fin du monde. Un sujet qui a inspiré des nombreux journalistes ces derniers temps.
Comme au Figaro.fr :
A France Info :
A LyonCapitale.fr :
A Marianne :
Au Télégramme.com :
A LaTribune.fr* :
Ou à BFM TV :
Plus fort que le business de la fin du monde : le business sur le business de la fin du monde. L’apocalypse médiatique.
* LaTribune.fr qui réalise un combo "business de la fin du monde" + "..., c'est maintenant", slogan ringardisé depuis le 7 mai.