Généathème de mars: les métiers
J'ai trois scieurs de long parmi mes ancêtres, chacun venant d'une région différente:
Louis MALQUET originaire du Maine et Loire, Jean GEHANNIN d'Ille et Vilaine, et Jean François CAMUS du Puy de Dôme.
Le métier de scieur de long consiste à couper dans leur longueur des troncs d'arbres. Le bois découpé servait pour les charpentes, les planchers, pour le chemin de fer...
Ce métier très difficile pouvait être itinérant, l'outillage nécessaire n'étant pas trop encombrant, de plus, c'était une activité le plus souvent saisonnière (automne et hiver).
Pour en savoir plus, je vous propose d'aller consulter ce site: http://www.roelly.org/~fleur/auvergne/scieurs.htm
"Mes" scieurs semblent avoir été plutôt sédentaires. Sur les trois, seul Jean François quitta son Auvergne natale pour aller s'installer à Orléans avec toute sa famille (et au moins un de ses frères l'y a suivi).
Louis MALQUET (dont l'orthographe du patronyme a changé, à l'origine, c'était MALTIER), nait vers 1748/49 sans doute à Saint-Rémy-la-Varenne (Maine et Loire). Son père, Mathurin MALTIER, et sa mère, Marie LE VACHER, ont une dizaine d'année d'écart, et viennent de la même paroisse. Tous deux orphelins de père et mère, c'est sûrement leur oncle et leur tante qui arrangent leur mariage. En effet, l'oncle maternel de Mathurin MALTIER et la tante maternelle de Marie LE VACHER sont mari et femme. Ils sont présents au mariage de leur neveu et nièce.
Je n'ai pas trouvé mention de la profession de Mathurin, donc je ne sais pas si Louis a suivi la tradition familiale en devenant scieur de long.
Louis épouse Marie FOUCREY (aussi écrit Foucray, Foucret et Foucré), couturière, née vers 1756 à Meigné-le-Vicomte (Maine et Loire), le 4 février 1777 à Meigné-le-Vicomte.
Ensemble, ils auront au moins 3 enfants dont deux accèdent à l'âge adulte: Marie (mon ancêtre) et Marin qui apparemment ne deviendra pas scieur de long.
Louis décèdera le 22 février 1797 à Saint-Laurent-de-Lin (Indre-et-Loire), où il s'était installé avec son épouse, après un passage à Breil, lieu de naissance de leur fille Marie.
Jean GEHANNIN, dont le nom s'écrivait aussi JEHANNIN, nait le 18 mars 1808 à Mézières-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine). Son père, Ambroise René GEHANNIN, est laboureur, et sa mère se nomme Jeanne SIROIT (Sirouet). Ils habitent à Launay Pavrel à Mézières-sur-Couesnon.
Il épouse, le 6 octobre 1835 à Gosné, Julienne Françoise AUBREE, cultivatrice, née le 21 décembre 1800 à Vern-sur-Seiche, veuve de Pierre LONAPRE.
Son acte de mariage nous apprend qu'il est charpentier et réside à Mézières-sur-Couesnon en 1835, et l'acte de naissance de son fils, Pierre Marie François, en 1840, nous informe qu'il est scieur de long et vit au village du domaine Brétel à Gosné.
Jean décédera de manière tragique. En visite chez sa fille à Liffré, il se noiera dans la nuit du 14 au 15 décembre 1846 dans l'étang de Serigné. Son corps ne sera retrouvé que le 25 janvier 1847. C'est son gendre Jean-Marie MARETHEUX, 29 ans, ferblantier, et François MOULIN, 38 ans, menuisier, tous deux demeurant à Liffré, qui déclarèrent le décès.
Son fils, Pierre Marie GEHANNIN, ne deviendra pas scieur de long mais sera laboureur à Gosné. Donc pas de tradition familiale non plus du côté des Gehannin.
Jean François CAMUS nait le 23 janvier 1842, à Condat-lès-Montboissier (Puy de Dôme). Il est le fils de Jean CAMUS et de Marie CROS, tous deux cultivateurs.
Il a au moins deux frères, l'ainé s'appelle François (né en 1840) et le cadet se nomme lui aussi Jean François (né en 1850).
Jean François et ses frères seront tous trois scieurs de long.
Le 14 mai 1865, à Condat-Lès-Montboissier, il épouse Marie VAUDABLE (née le 23 décembre 1842 à Condat-lès-Montboissier).
Le couple ira s'installer à Orléans avant la naissance de mon ancêtre Jeanne CAMUS, leur fille. Ils auront 10 enfants, 9 filles et 1 garçon.
Jean François et son frère cadet s'associent pour créer la société de déménagement Camus Frères à Orléans, rue de la charpenterie. Je ferai un article sur l'entreprise Camus Frères plus tard :)Le fils de Jean François sera lui aussi déménageur, tout comme son beau-fils, mon arrière arrière grand-père Céleste Gaujé, l'époux de Jeanne. Jean François CAMUS transmettra sans doute le métier à son fils et son beau-fils, car l'entreprise proposait aussi du sciage de bois. Le petit fils de Jean François CAMUS, mon arrière grand-père, Henri Gaujé, ne perpetuera pas la tradition familiale puisqu'il deviendra coiffeur.