Film Review: MY FRIEND DAHMER: Deconstructing A Serial Killer By Way Of High School [LA Film Festival 2017] https://tinyurl.com/y33636cr
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Film Review: MY FRIEND DAHMER: Deconstructing A Serial Killer By Way Of High School [LA Film Festival 2017] https://tinyurl.com/y33636cr
All My Life - Review/ Summary (with Spoilers) "All My Life" avoids any opportunity to develop its characters as it focuses on crafting an enviable romance. https://wherever-i-look.com/movies/all-my-life-review-summary-with-spoilers?feed_id=1324
#Repost @obsessedwithmovies ・・・ The Hollywood Reporter is reporting that Alexandra Daddario and Keean Johnson will star in the horror-thriller “We Summon the Darkness.” Maddie Hasson, Logan Miller, Amy Forsyth and Austin Swift will also star. Marc Meyers (My Friend Dahmer, How He Fell in Love) is directing the project from a script by Alan Trezza (Burying the Ex). The film, which is currently in production, will follow “a group of young Christian women who attempt to murder several death metal fans and make it look like the work of a Satanic cult.” “Daddario will play leader of the girls who invites a group of boys to her parents’ estate.” Robert Jones, James Harris and Mark Lane are producing through their The Fyzz banner. Magna Entertainment, Kyle Tekiela and Jarod Einsohn of Common Enemy, Christian Armogida of Nightshade Entertainment and Thomas E. van Dell of Iconic Media One are also producing. What are your guys thoughts on Alexandra Daddario, Keean Johnson, Maddie Hasson, Logan Miller, Amy Forsyth and Austin Swift set to star in “We Summon the Darkness”? #WeSummonTheDarkness #MarcMeyers #AlexandraDaddario #KeeanJohnson #MaddieHasson #LoganMiller #AmyForsyth #AustinSwift #AlanTrezza #RobertJones #JamesHarris #MarkLane #MagnaEntertainment #KyleTekiela #JarodEinsohn #ChristianArmogida #ThomasEvanDell #TheHollywoodReporter https://www.instagram.com/p/BnXgiGUAZYY/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=12c2nwx735bbu
MY FRIEND DAHMER (2017) Contrairement à ce que l’on pourrait penser, MY FRIEND DAHMER n’est pas un biopic à proprement parler: le film de Marc Meyers est en effet l’adaptation du comic éponyme de John “Derf” Backderf, qui dépeint la jeunesse du célèbre serial-killer de son point de vue, l’ayant côtoyé pendant sa scolarité. Ben ouais, il est plutôt connu Jeffrey Dahmer, au point que des groupes de musique lui dédient des albums complets, je parle ici du “Dahmer” (2000) de Macabre, mais on peut en rajouter une couche, à commencer par citer Cruelty And The Beast (1998) de Cradle Of Filth dédié à notre amie la Comtesse Erszébet Bathory, si vous voulez. Comme d’hab’, on va éviter de s’attarder sur la fidélité de l’oeuvre: ici, on mange des films, vous vous souvenez? Une mouture “origins” donc, bien pensée, qui stoppe net dès la rencontre de Jeffrey avec sa première victime: subtil et intimiste, le long-métrage se fait comprendre avant tout de manière graphique, neutre envers toute forme de jugement ou de morale. Car Jeffrey Dahmer n’a pas toujours été un tueur en série, il l’est devenu: MY FRIEND DAHMER expose avec fluidité cette phase de transition, qui germe et prolifère comme la peste, contaminant l’hôte pour le changer à jamais. Toujours avec ce regard observateur -mais jamais voyeur-, le réalisateur Marc Meyers parvient sans mal à nous immerger dans cette décennie 70′s qui touche à sa fin, exposant cet adolescent “weirdo” malgré lui aux épreuves de la vie: MY FRIEND DAHMER se lit presque, prenant le temps d’étendre ses scènes-clés -ne le sont-elles pas toutes?- pour faciliter la compréhension du spectateur. Sans réelle complexité, l’oeuvre de Meyers accrochera ceux qui, forcément, sont familiers avec la version papier, ou “fans” du Cannibale du Milwaukee -on le sait, les serial-killers ont chacun leur petit surnom mignon-: attention, le rythme assez lent et quasiment dépourvu d’action peuvent décourager la partie du public en attente de gore, point de vue “tranche de vie” oblige. MY FRIEND DAHMER va donc évoquer, démontrer, prouver les raisons du changement moral et comportemental d’un Dahmer asociable, à la famille qui s’émiette, et aux passions/pulsions incomprises de ses semblables: impossible pour le jeune homme de s’intégrer, ses choix, ses goûts et son relationnel ne concordant jamais avec son interaction, quelle qu’elle soit. Isolation, considération, et certainement dépression, ça va pas être facile pour une vie saine. Une impasse, où le fataliste Jeffrey tentera de se sociabiliser avec ses collègues de classe -quitte à faire l’idiot jusqu’à être exploité en étant filmé-, essai qui se soldera par une déception amicale et ce malgré un semblant de réputation acquis, par exemple: incompris jusqu’à la moëlle, Dahmer n’est pas un monstre, du moins pas encore: de très bonnes séquences d’”hésitation de passage à l’acte” marquent la progression de cette malveillance qui ne demande qu’à sortir. Il faut évoquer la présence du personnage de “Derf”, l’auteur du comic-book étant présent dans le récit, à l’écran comme sur papier: sans se faire mousser, on se demande si le monsieur ne profite pas un peu trop de la notoriété du Cannibale pour se donner une image de survivant. On laisse ça aux experts et autres détenteurs de la Vérité, qui débattront avec ferveur de cette scène mi-bonne, mi-ratée. Autre bon point, l’évasive sexualité de l’ado -un détail rattaché à ses crimes- est un mystère, bien que décelable via de discrets sous-entendus: en vrai, on s’en tape que Jeff soit gay ou hétéro, mais la thématique concorde avec les nombreuses difficultés liées au passage à l’âge adulte, augmentant la pertinence de MY FRIEND DAHMER. Presque attachant, ce protagoniste principal -la ressemblance avec le “vrai” Jeffrey Dahmer est frappante- pas ordinaire et parlant peu est excellemment incarné par l’acteur Ross Lynch -tout droit sorti de chez Disney-, très convaincant dans son interprétation du jeune marginal: on y croit, c’est lui. MY FRIEND DAHMER fascine certes le connaisseur, avide de voir le background originel du fameux tueur, mais écarte le néophyte, qui ne verra avec ce long-métrage qu’une resucée d’un Gus Van Sant sauce serial-killer: c’est presque du cinoche de niche, et bienvenu dans le paysage actuel des productions made in Hollywood. Faisant la scission entre amalgame et drame romancé, MY FRIEND DAHMER parvient à fasciner, bien qu’il ne se passe “rien”: comme si Rob Zombie faisait de l’”art et essai” à échelle modeste et réaliste, on en veut une autre tranche, quitte à se détacher de la franchise papier pour avoir droit à une suite “concrète”, l’ado ayant muté en monstre connu, son image la plus populaire. Je vous laisse donc découvrir MY FRIEND DAHMER, sympathique film un peu biopic -mais pas que- évoquant avec talent l’ascension émotionnelle qui pousse à commettre un acte extrême, avec une justesse de traitement clarifiant précisément les motifs et autres raisons de ce cap normalement interdit à franchir. Sans prise de tête, le long-métrage ne fait aucune apologie, se contentant de nous raconter une histoire, et il le fait bien. MY FRIEND DAHMER acquiert donc sans mal sa place dans la liste des films “biographiques” de qualité en ce qui concerne les serial-killers, pourtant loin de THE TEXAS CHAINSAW MASSACRE (1974) mais plus proche d’un LEATHERFACE (2017) en termes d’orientation, plus soft et carrément moins sanglant. A voir, encore une fois pour celles et ceux qui connaissent de près ou de loin la légende du Cannibale de Milwaukee et exigent un minimum de sérieux. Vu et approuvé! MY NAME IS JEFF /20